Cinq millions d'Allemands ont visionné La Chute et aussitôt, nous Européens, avons l'impression qu'un tabou est tombé, tant la figure de Hitler a conservé un curieux pouvoir de fascination. En fait, le film constitue un spectaculaire hommage à l'un des meilleurs historiens du nazisme, Joachim Fest, et à son livre, Les Derniers Jours de Hitler, qui a directement inspiré le scénario. Archives à l'appui, Fest raconte un Hitler inconnu, "l'homme du souterrain", qui fait construire son premier bunker en 1933, multiplie les abris jusqu'en 1944 et s'y enferme, manifestation suprême de la situation "dos au mur" que le dictateur a toujours recherché. Dans cette histoire de ruines, de destruction et d'espoirs chimériques, apparaît l'une des clefs du pouvoir de Hitler: maintenir contre l "évidence, l'illusion d'un IIIe Reich victorieux. Joachim Fest ne se contente pas de brosser avec talent les portraits de Goering, Goebbels et de cet entourage passant de la prostration à la frénésie. Il raconte la déchéance physique de Hitler, son obstination à vouloir détruire, exterminer, même si ses ordres ne sortent plus de ce sarcophage de pierre et d'acier. Fest n'oublie rien des 4500 jours que dura le IIIe Reich, et il a le mérite insigne de nous confronter à cette terrible question: et si le Hitler du bunker était le" vrai "Hitler?"
Nombre de pages
205
Date de parution
09/12/2004
Poids
298g
Largeur
142mm
Plus d'informations
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EAN
9782262023294
Titre
Les derniers jours de Hitler
Auteur
Fest Joachim ; Straschitz Frank
Editeur
PERRIN
Largeur
142
Poids
298
Date de parution
20041209
Nombre de pages
205,00 €
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Le chroniqueur de cette époque reste perplexe devant le problème qui se pose à lui, de montrer comment tant d'incapacité, de médiocrité et d'absence de caractère a pu provoquer de telles répercussions. Point de grandeur. On ne rencontre, au contraire, que de « petites » faiblesses, égoïsmes, prétentions, impulsions dans des caractères aussi parfaitement insignifiants que dépourvus de tout scrupule. Dans le cas tout au moins des dirigeants nationaux-socialistes, l'analyse de la structure psychologique d'un régime totalitaire ne relève pas, comme on l'a souvent cru, de la démonologie et de ses concepts imprécis, mais elle se ramène plutôt à la description des faillites concrètes et individuelles. De Hitler à Heydrich, de Goebbels à Rosenberg, nous avons affaire à des individus constamment dominés par leurs passions ou leurs instincts [?]. J. F.
Le chroniqueur de cette époque reste perplexe devant le problème qui se pose à lui, de montrer comment tant d'incapacité, de médiocrité et d'absence de caractère a pu provoquer de telles répercussions. Point de grandeur. On ne rencontre, au contraire, que"petites"faiblesses, égoïsmes, prétentions, impulsions dans des caractères aussi parfaitement insignifiants que dépourvus de tout scrupule. Dans le cas tout au moins des dirigeants nationaux-socialistes, l'analyse de la structure psychologique d'un régime totalitaire ne relève pas, comme on l'a souvent cru, de la démonologie et de ses concepts imprécis, mais elle se ramène plutôt à la description des faillites concrètes et individuelles. D'Hitler à Heydrich, de Goebbels à Rosenberg, nous avons affaire à des individus constamment dominés par leurs passions ou leurs instincts, se hissant ainsi au pouvoir ou se laissant entraîner par un mouvement qui les y pousse. La même remarque vaut pour la grande masse du peuple allemand dont les chefs du Troisième Reich furent, en ce sens, les parfaits représentants. Tous avaient un point commun: ils furent poussés dans l'arène politique, non pas d'abord par une idée grandiose, mais par des conflits psychiques." J.F. Biographie de l'auteur Les maîtres du Ille Reich, publié par Grasset en 1965, fut le maître-livre de Joachim C. Fest, journaliste et historien allemand (1926-2006).
Qui était Albert Speer? Poser la question, c'est faire émerger toute l'histoire de l'Allemagne entre 1933 et 1945. Car Speer fut à la fois l'architecte et le confident de Hitler, le ministre de l'Armement et, à partir de 1943, le maître de l'économie de guerre, ce qui fait de lui le deuxième personnage du régime, avant qu'il soit jugé à Nuremberg. Fest raconte avec talent comment s'est développée la relation, presque une fascination réciproque, entre Hitler et Speer. C'est lui qui invente la mise en scène nazie, se déclare partisan de la guerre totale et participe à l'élimination des Juifs de Berlin; lui encore qui écartant ses rivaux (Goering, Himmler) devient presque l'alter ego du Führer, grâce à son art consommé des intrigues.Sous la plume de Fest, Speer est enfin démasqué: architecte d'un Reich qu'il imagine longtemps éternel, ami de Hitler jusqu'à la passion et seul capable de lui désobéir, stratège politique hors pair à Berlin comme à Nuremberg, il incarne le criminel nazi dans sa monstrueuse perfection. Biographie: Joachim Fest a notamment publié en tempus Les derniers Jours de Hitler, livre qui a inspiré le film La chute.
Biographie de l'auteur Joachim Fest a conquis la célébrité voilà trente ans en publiant une biographie d’Hitler, à la fois best-seller mondial et ouvrage de référence encore aujourd’hui. Il est également l’auteur d’une biographie remarquée d’Albert Speer (Perrin, 2001).
Une histoire du pouvoir à travers ses plus illustres cérémonies. " Cette cérémonie toujours la même et pourtant si diverse par l'histoire, les temps, les idées, les moeurs, les usages et les coutumes ". (Chateaubriand) En 2023, plus de deux milliards de personnes ont assisté en direct au sacre de Charles III dans l'abbaye de Westminster, ce rituel venu du fond des âges et continuant de passionner les foules du monde entier. Depuis des siècles, de nombreux ouvrages se sont interrogés sur ces cérémonies majeures où un nouveau monarque reçoit l'onction de l'huile sainte en même temps que la couronne. Le sacre des rois de France à Reims compte parmi les plus célèbres, Marc Bloch ayant notamment montré comment la tradition capétienne avait inspiré par la suite les monarques anglais. Cet ouvrage collectif poursuit précisément la même ambition, et vise à étudier les sacres européens comme une tradition politique, en revenant sur des cérémonies marquantes, des usages disparus ou au contraire toujours vivaces. En dix-sept chapitres enlevés sont ainsi évoqués les sacres des rois de France au Moyen Age et à la Renaissance, ceux des empereurs carolingiens et ottoniens, des rois de Suède, des empereurs romains germaniques, des tsars de Russie et bien entendu des rois d'Angleterre. De manière plus ciblée, l'ouvrage revient sur des cas particuliers, comme Charles VII, Henri IV, Marie de Médicis, Louis XIV, Napoléon et Charles X, avant d'évoquer l'invention de rites de substitution qui forment la mémoire posthume des sacres. A travers ce lien puissant entre le politique et le sacré, l'ouvrage souligne ainsi de manière frappante le besoin de ritualisation inhérent à tout pouvoir, car il est au fondement même de la perpétuelle quête de légitimité des dirigeants. Sous la plume experte d'un collectif d'auteurs associant figures montantes de l'histoire et personnalités reconnues (Jean-Christian Petitfils, Philip Mansel, Maxence Hermant, Gérard Sabatier, Nicolas Dujin, Thierry Lentz), ce Grand livre des sacres offrira la première synthèse accessible au grand public, prenant en compte les avancées les plus récentes de la recherche tout en s'appuyant sur un corpus considérable de témoignages et d'archives inédites.