Ecole et développement... prendre son temps ou le temps des autres ?
Ferrandi Raymonde
L'HARMATTAN
19,50 €
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EAN :9782747541619
De 1981 à 1985, l'auteure exerce au Gabon comme conseillère à l'orientation scolaire, puis comme enseignante à l'Ecole Normale Supérieure de l'Enseignement technique. Cette expérience l'amène à s'interroger sur les difficultés récurrentes des élèves : échec scolaire, problèmes de santé. Elle émet l'hypothèse d'une acculturation conflictuelle à la pédagogie alors en vigueur, héritée de l'époque coloniale. Grâce à un petit nombre d'entretiens approfondis, elle explore le vécu des élèves par rapport au temps, qui semble être bon indicateur des contradictions entre l'Ecole et la famille. L'analyse des discours obtenus montre qu'il y a bien, le plus souvent, " souffrance de l'identité " (Kaes et coll.). Mais celle-ci ne va pas sans que les individus se saisissent des différents matériaux culturels à leur disposition pour exprimer un positionnement très personnel. Le malaise vient de tentatives infructueuses pour dépasser le conflit, faute de soutien. Ces préoccupations nous concernent toujours, s'agissant des jeunes issus de groupes minorisés, et confrontés à un enseignement inspiré par la culture dominante. La variété des contextes ne doit pas masquer la permanence du débat : assimilation, ségrégation, ou bien aide à la construction d'identités plurielles assumées ...
Nombre de pages
210
Date de parution
01/11/2003
Poids
290g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782747541619
Titre
Ecole et développement... prendre son temps ou le temps des autres ?
ISBN
2747541614
Auteur
Ferrandi Raymonde
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
290
Date de parution
20031101
Nombre de pages
210,00 €
Disponibilité
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Il y a d'abord les inédits, soustraits dans les publications successives à la continuité de l'écriture, qui les recèle en négatif. Puis les formulations passées à la trappe au nom de l'esthétique ou de l'unité du recueil : substitution d'une tournure jugée plus euphonique à celle qui avait jailli la première, et qui revient, chaque fois que je veux dire ce poème ; un mot remplacé par un autre pour éviter une répétition ; une phrase ajoutée pour mieux raccorder cet élément au tout. Enfin il est des textes encore jamais écrits, comme si une version zéro était enfin dévoilée depuis le Walhalla de l'inspiration, que le premier jet tentait bien imparfaitement de rendre. Elle apparaît, telle une Minerve montée de pied en cap, ayant d'un coup trouvé sa nécessité. (Extraits de l'Avant-propos) L'auteur donne à découvrir ces " pièces d'origine ", avec le concours d'amis artistes, dont certaines oeuvres entraient en résonance avec les textes.
Je digère, lentement, comme un boa. Voilà plusieurs mois que tu nous as quittés. Chaque mercredi, je vais ranger ton appartement. Te retrouver, aussi, dans la présence qui imprègne tes affaires, le décor que je n'ai pas encore démantelé. Au contraire, il ressurgit, tel qu'en ses années magiques, avant que se soient installés le handicap, la souffrance. Je le rends à lui-même, en faisant tout ce que tu ne pouvais plus faire et m'interdisais par ailleurs de faire, quand je venais t'aider. L'harmonie des étagères remplies de livres, de disques, d'objets d'art, émerge des papiers administratifs écroulés les uns sur les autres, des piles de revues montées à l'assaut des meubles depuis le sol. Au-dehors, on attend de moi que je retrouve au plus vite les documents nécessaires aux formalités : contrats d'assurance, carte d'identité, titre de propriété. Moi, je sais que je suis là pour autre chose.
« Tout est différent, hostile. Comment moi, la petite dernière , ai-je la prétention de venir à bout de cette maison ?Les voix se sont tues. La maison m'apparaît dans sa réalité brutale de bête morte, qu'il va falloir équarrir et quitter. »Les objets, les lieux, la mémoire... Triangle au sein duquel se développe « La Maison des Absents » qui évoque ce moment où il faut enlever les affaires des parents décédés de leur demeure... Où il faut désigner ce dont on se sépare et ce qui est inaliénable. À travers les yeux de R. Ferrandi, c'est moins à une liquidation des souvenirs qu'à un dernier sursaut de ceux-ci - enfin recueillis sur la page - que nous assistons, l'auteur emplissant les espaces qui se vident, les meubles que l'on cède, les vêtements que l'on trie, d'une charge et d'une vie secrètes qui veulent perdurer.