Molière, Proust, Balzac : Ramon Fernandez, qui s'est attaché à étudier les créateurs de mondes, les interrogeait moins sur ce qu'ils pensaient que sur le fonctionnement même de leur pensée, afin de remonter jusqu'aux secrets de la création littéraire. Ainsi en est-il de ce livre sur Balzac, publié en 1943, et devenu aussitôt un classique. Partant de la constatation que, à l'inverse d'un Stendhal par exemple, Balzac est incapable de percevoir et de présenter directement, par la seule force de l'intuition, un personnage ou une scène, Ramon Fernandez expose l'extraordinaire système déductif qui est à la base de la Comédie humaine. Balzac, échouant à communiquer immédiatement la vie des autres, encadre ses descriptions et l'action de ses romans dans un ensemble de références philosophiques, politiques, sociologiques, par lesquelles il tente de légitimer ses personnages et qui finissent par donner à ceux-ci une étonnante épaisseur existentielle. Synthèse sur les idées de Balzac mais aussi sur ses procédés romanesques, cette étude abonde en analyses de détail sur tel ou tel roman. Nous entrons dans le laboratoire du grand écrivain, lequel se trouve en outre replacé dans l'histoire générale du roman français et international, comme un chaînon dans une histoire générale de l'esprit humain.
Nombre de pages
288
Date de parution
04/02/1980
Poids
305g
Largeur
130mm
Plus d'informations
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EAN
9782246008927
Titre
Balzac ou l'Envers de la création romanesque
Auteur
Fernandez Ramon
Editeur
GRASSET
Largeur
130
Poids
305
Date de parution
19800204
Nombre de pages
288,00 €
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Molière ou l'essence du génie comique (paru en 1929 sous le titre La Vie de Molière) illustre l'originalité, les ressources de la méthode critique de Ramon Fernandez. Confronté à la rareté des documents biographiques sur Jean-Baptiste Poquelin, l'auteur va chercher, sonder dans l'oeuvre de Molière ce qui peut éclairer sa personnalité, sa vie, son destin. La composition des pièces et la psychologie des personnages pallient ainsi le manque d'anecdotes, l'absence ou la fragilité des témoignages contemporains. « Peut-on rejoindre l'homme à travers l'oeuvre? Peut-on comprendre comment la ligne d'une vie coïncide avec la courbe d'un métier? » Avec Ramon Fernandez sûrement, qui pose la création comme miroir d'une vie, et l'oeuvre comme volonté. Mais cette étude fait mieux encore, elle plonge aux sources du rire, disséquant le rapport entre pouvoir et volonté, le dédoublement entre la conviction qui anime un personnage et la vision qu'a de lui le public, soulignant le décalage entre la raideur d'une passion et la plasticité des situations vécues sans oublier, évidemment, l'effronterie perpétuelle de Molière face aux puissants. Enfin, et ce n'est pas le moindre bonheur de lecture, cet essai est de bout en bout irradié par une langue nerveuse et limpide.
Natacha es una chica francesca que viaja a Cadiz para pasar el famoso Carnaval de esa ciudad junto a un amigo de la infancia que ahora vive alli. Toda la historia transcurre en un fin de semana de carnaval, con las diferentes situaciones que, una tras otra, Natacha va viviendo. En este viaje conocera a muchisima gente nueva y se veraexpueta a todo tipo de anecdotas e imaginenes de esta bonita ciudad junto al mar, que dificilmente seran borradas por el tiempo.
Natacha es una chica francesa que viaja a Cadiz para pasar el famoso Carnaval de esa ciudad junto a un amigo de la infancia que ahora vive alli. Toda la historia transcurre en un fin de semana de Carnaval, con las diferentes situaciones que, una tras otra, Natacha va viviendo. En este viaje conocera a muchisima gente nueva y se vera expuesta a todo tipo de anécdotas e imagenes de esta bonita ciudad junto al mar, que dificilmente seran borradas por el tiempo.
En 1943, Proust n'était pas encore mis à la place qu'il occupe aujourd'hui. Dans un temps où l'art moderne était dénoncé par les nazis comme un symptôme de la décadence, il fallait un courage certain pour publier, en pleine occupation allemande de Paris, un livre à la gloire de celui qui était accusé d'en être un des initiateurs. L'originalité de l'étude de Ramon Fernandez, par rapport à toutes celles qui l'ont précédée et toutes celles qui l'ont suivie, c'est que, au lieu de se perdre dans le génial fouillis de Proust, il trace des routes et établit la cartographie intellectuelle et sentimentale de l'auteur d'A la recherche du temps perdu.
A chaque jour son crime. Ils nous parlent, nous touchent, nous troublent, nous révèlent. J'ai voulu rassembler, sous la forme d'un almanach, ce que je sais, ce que j'ai découvert de 314 tueurs en séries, 193 autres types d'assassins et de plus de 5 700 meurtres. Serial Krimes ? Des articles de fond sur des tueurs en série français comme Landru ou Claude Lastennet, une évocation de crimes célèbres qui ont défrayé la chronique à Hollywood, l'histoire de criminels sexuels tels que Léger, Menesclou ou Soleilland, ou encore des enquêtes réalisées par des voyants. Vous lirez des reportages tirés de la presse de l'époque et le récit de certaines pratiques judiciaires oubliées. La réalité dépasse souvent la fiction, ce qui n'a pas empêché de nombreux auteurs ou scénaristes de s'inspirer des meurtres atroces que vous vous apprêtez à découvrir", S. B.
Depuis tant d'années, je tourne en rond dans ma cage, mes rêves sont peuplés de meurtre et de vengeance. Jusqu'au jour où la solution se présente enfin, la, sous mes yeux, comme une évidence : prendre le chasseur à son propre piège, l'enfermer dans un livre". Séduite à l'âge de quatorze ans par un célèbre écrivain quinquagénaire, Vanessa Springora dépeint, trois décennies plus tard, l'emprise que cet homme a exercée sur elle et la trace durable de cette relation tout au long de sa vie de femme. Au-delà de son histoire intime, elle questionne dans ce récit magnifique les dérives d'une époque et la complaisance d'un milieu littéraire aveuglé par le talent et la notoriété.
Raconter René Goscinny en bande dessinée. Et lui donner la parole, au fond, pour la première fois. Tel est le projet de cet album exceptionnel. Un événement artistique. Et un livre de tendre amitié. Catel, célèbre dessinatrice, travaille depuis quatre ans, avec l'appui et l'amitié d'Anne Goscinny, à ce "Roman des Goscinny" - un roman graphique où tout est vrai. 320 pages magnifiques, en trichromie, où Catel nous raconte la vie de René Goscinny. Sa naissance, dans le Paris des années 20, au coeur d'une famille juive, exilée de Pologne et d'Ukraine. Son père, chimiste, fils de rabbin. Sa mère, née en Ukraine, ayant fuit les progroms. Son grand-père, imprimeur de journaux yiddish. Son grand-frère moqueur, Claude. L'enfance en Argentine, bientôt. Et les passions de René : le dessin, le rire, puis l'écriture. Catel nous emmène dans un voyage familial marqué par l'histoire, entre l'Amérique et l'Europe. Tandis que le jeune René cherche sa voie, lui le "paresseux contrarié" , une partie de la famille meurt dans les camps d'extermination. René part à New York, frappe à toutes les portes, dessine et vit dans la pauvreté avec sa mère. A Bruxelles puis à Paris, il trouvera peu à peu sa vocation : non pas dessiner, mais écrire, scénario, sketchs, histoires. Goscinny crée, avec Uderzo, le personnage d'Astérix, qui devient très vite célèbre dans le monde entier ; mais aussi le Petit Nicolas avec Sempé. Et il est le grand scénariste de Lucky Luke et de Iznogoud. C'est aux portes du "célèbre village gaulois" que s'arrête le premier tome du "Roman des Goscinny" : alternant avec force et tendresse des épisodes de la vie de "René" ; et ceux racontés par sa fille Anne à son amie - donnant une vérité, une drôlerie et une émotion à ce projet fondateur.
Voici Dany Laferrière dans tous ses exils. Obligé de fuir Haïti à l'âge de 23 ans sous les aboiements d'une meute de chiens, il entame une vie d'exils, de Miami à Paris en passant par le Brésil, sans avoir ajamis vraiment quitté Montréal. Après l'Autoportrait de Paris avec chat, Dany Laferrière approfondit la veine du roman dessiné et écrit à la main. L'Exil vaut le voyage offre un point de vue original sur le sentiment de l'exil : est-ce une expérience aussi terrible qu'on le dit ? En revenant sur ce qu'on croit à tort une fatalité, Dany Laferrière nous dit combien les pérégrinations obligées, si on les accueille en ouvrant les yeux et l'esprit, nous enrichissent. Quelle occasion de rencontres nouvelles, avec des écrivains, des femmes et des chats ! Le monde regorge de richesses, et ce livre nous les fait découvrir avec charme et humour, mais aussi, parfois, un lyrisme pudique : " Je viens de parler à ma mère longuement, et je dois partir sans bagage " . Si les exils ont leur part d'arrachement, ils donnent aussi à voir le monde et des mondes. De Jorge Luis Borges à Virginia Woolf, de jazzmen solitaires en cafés bondés, de l'Amérique à l'Europe, voici de fructueux exils, avec, pour compagnons de voyage, de chapitre en chapitre, les grands exilés du monde, Ovide, Mme de Staël, Graham Greene, le grand romancier cubain José Lezama Lima, et bien d'autres.