En Angleterre, ses ennemis ne transmirent que le souvenir des centaines de protestants suppliciés brûlés vifs pour leur foi. Ils déplorèrent que durant ces années 1550, l?Angleterre fut en pleine déconfiture politique, appauvrie spirituellement, archaïque en matière économique, et affaiblie intellectuellement. L?héritage de Marie Tudor fut tout autant écorné en France. Joachim du Bellay parle de cette « furie et cruelle mégère », Voltaire a dit d?elle qu?elle « laissa une mémoire odieuse dans l?esprit de quiconque n?a pas l?âme d?un persécuteur », quant à Victor Hugo, il la décrivait ainsi: « c?était une jalouse reine, une vraie fille d?Henry VIII, et dont l?alcôve, comme celle de son père, s?ouvrait de plain-pied sur l?échafaud ». Jules Michelet paracheva l?assassinat historique.Cette légende forgée par des contempteurs de tous ordres est tenace et Isabelle Fernandez admet qu?une partie du bilan de Marie Tudor ne peut jouer qu?en sa défaveur: la restauration de l?autorité papale, l?alliance avec l?Espagne, les bûchers qui tentèrent de ramener le pays par la force dans le giron catholique, une infécondité tragique et la prise de Calais par les Français en 1558 permirent de stigmatiser ce règne trop souvent opposé au faste et à l?éclat élisabéthains. Isabelle Fernandez se garde d?opposer les deux soeurs jadis ennemies et sans tomber dans l?excès inverse qui conduirait à la porter aux nues, elle prend le parti de rappeler les aspects qui, dans cette reine malaimée car méconnue, font d?elle une figure d?exception dans l?histoire anglaise à plus d?un titre. Car qu?on le veuille ou non, Marie Tudor est aussi Marie Ière, la première femme à ceindre la couronne d?Angleterre.
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Nombre de pages
398
Date de parution
30/08/2012
Poids
452g
Largeur
145mm
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EAN
9782847347371
Titre
Marie Tudor. La souffrance du pouvoir
Auteur
Fernandes Isabelle
Editeur
TALLANDIER
Largeur
145
Poids
452
Date de parution
20120830
Nombre de pages
398,00 €
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Les griefs contre la première reine d'Angleterre ne semblent pas manquer : "Vraie fille d'Henri VIII, dont l'alcôve, comme celle de son père, s'ouvrait de plain-pied sur l'échafaud", selon le mot de Victor Hugo, elle est encore accusée d'avoir appauvri l'Angleterre tant économiquement que spirituellement. Si cette légende noire est tenace, il faut bien admettre qu'une partie de son bilan ne joue pas en sa faveur : le supplice de quelque trois cents protestants, brûlés vifs pour leur foi, et l'alliance avec l'Espagne, qui devaient ramener par la force le pays dans le giron catholique, une infécondité tragique et la prise de Calais par les Français en 1558 permirent aisément de stigmatiser son action. Au-delà de la comparaison avec sa soeur, Elisabeth Ire qui lui succéda, lui opposant l'éclat et le faste d'un règne long, Isabelle Fernandes se propose de brosser un portrait plus juste et nuancé de Marie Ire d'Angleterre, reine méconnue et figure d'exception dans l'histoire anglaise.
Résumé : Passée à la postérité sous le nom de Bloody Mary, ou Marie la Sanglante, Marie Tudor, fille d'Henri VIII, fait figure de mal-aimée. Du règne bref de cette reine catholique (1553-1558), on rappelle souvent les innombrables bûchers de Londres, la rudesse et l'intolérance religieuse. Si cette légende noire est tenace, il faut bien admettre qu'une partie de son histoire ne joue pas en sa faveur : le supplice de quelque trois cents protestants brûlés vifs et l'alliance avec l'Espagne qui devaient ramener le pays dans le giron catholique, une infécondité tragique et la prise de Calais par les Français en 1558. Au-delà de la comparaison avec la soeur de Marie Tudor, Elisabeth Ire, qui lui succéda, lui opposant l'éclat et le faste d'un règne long, Isabelle Fernandes brosse un portrait plus juste de Marie Ire d'Angleterre, reine méconnue et figure d'exception dans l'histoire anglaise.
Au centre de la place de l'Etoile, au coeur du grand axe reliant les Tuileries à la Défense, l'Arc de triomphe symbolise l'histoire de la France et incarne pour le monde entier la ville de Paris. Construit de 1806 à 1836, ses plans d'origine, dus à Chalgrin, ont connu un certain nombre de remaniements au gré des changements politiques. Mais le plus monumental des arcs de triomphe a conservé l'essentiel de sa conception d'ensemble. Son décor illustre la grande sculpture de la première moitié du XIXe siècle. Les groupes, figures, frises et bas-reliefs sont signés de Cortot, Etex ou Pradier, sans oublier La Marseillaise de Rude. L'Arc de triomphe est le haut lieu des grandes manifestations nationales depuis le transfert des cendres de Napoléon en 1840. La sépulture du Soldat inconnu et la Flamme du souvenir pérennisent sa vocation patriotique.
C'est par la mer qu'il convient de commencer toute géographie", écrivait Michelet. La mer fascine les hommes qui cherchent à la maîtriser, car elle constitue un atout de puissance depuis des millénaires. Mais elle est aussi le théâtre des guerres du XXIe siècle : de la mer Noire, l'un des fronts de la guerre déclenchée par la Russie contre l'Ukraine, à la mer Rouge, où les Houthis du Yémen perturbent le commerce international, dans le contexte de la guerre Hamas-Israël. Il faut aussi plonger 20 000 lieues sous les mers : là se joue la guerre invisible de l'information, puisque 98 % de nos échanges numériques passent par des câbles sous-marins, avec l'intérêt stratégique évident qui découle du contrôle de ces liaisons. Enfin, les océans du monde, où transitent 90% du commerce mondial, sont devenus le cadre privilégié du duel sino-américain. En colonisant notamment des îlots en Asie Pacifique, la Chine réécrit le droit international à sa guise, afin de s'imposer en nouvelle impératrice des mers. Voici une croisière géopolitique en 21 escales pour prendre le large et regarder autrement les grands enjeux du XXIe siècle.
Petit Etat de 16 millions d'habitants, la République démocratique allemande (RDA) n'a vécu que 41 ans. Née de la guerre froide, en 1949, disparue en 1990, elle n'en a pas moins suscité bien des espérances, celles d'une "autre Allemagne" , et nourri de grandes ambitions, y compris sur la scène internationale. Pendant des années, Nicolas Offenstadt a sillonné l'ex-RDA pour écouter ses habitants, observer les traces de ce monde éphémère, et ramasser ses archives abandonnées. Son ambition est de reprendre l'histoire de cette nation dans une perspective globale mais aussi de rendre compte de la façon dont ses citoyens ont subi, modelé ou rejeté les contraintes d'un régime autoritaire, jusqu'à la chute finale. Raconter l'histoire de la RDA, c'est revenir sur un demi-siècle d'histoire européenne et mondiale. Le travail de l'auteur ne s'arrête pas à la chute du mur de Berlin. Il analyse également les années qui ont suivi l'unification et esquisse des réponses aux questions actuelles : que reste-t-il de la RDA aujourd'hui ? Pourquoi ses territoires voient-ils fleurir l'extrême droite ?
La démarche historique permet de retracer la genèse des grands problèmes auxquels nous sommes confrontés aujourd'hui. C'est la raison pour laquelle, dans cette Histoire populaire de la France, j'ai privilégié les questions qui sont au centre de notre actualité, comme les transformations du travail, les migrations, la protection sociale, la crise des partis politiques, le déclin du mouvement ouvrier, la montée des revendications identitaires". Gérard Noiriel éclaire la place et le rôle du peuple dans tous les grands événements et les grandes luttes qui ont scandé l'histoire depuis la fin du Moyen Age : les guerres, l'affirmation de l'Etat, les révoltes et les révolutions, les mutations économiques et les crises, l'esclavage et la colonisation, les migrations, les questions sociale et nationale.
Plus de quatre-vingts ans après sa disparition, le régime de Vichy continue de hanter notre mémoire collective. En quelques jours, en juillet 1940, la République s'est effondrée. Derrière le maréchal Pétain, héros national devenu chef de l'Etat français, et le politicien sans scrupules Pierre Laval, des opportunistes jouant la carte allemande et des doctrinaires d'extrême droite prennent le pouvoir. La dictature s'installe, pour le pire. Optant pour la collaboration politique en 1940, choisissant la voie du crime antisémite en 1942, le gouvernement finit par dresser quasiment toute la population contre lui. Cette page sombre est ici racontée comme jamais auparavant, à partir d'archives inédites, des derniers témoignages exhumés et d'approches historiques renouvelées, attentives aux ressorts psychologiques, à la complexité des parcours et aux marges de manoeuvre des acteurs. Au fil de la lecture, apparaît ainsi un tableau pénétrant et contrasté. L'ouvrage montre à la fois la fuite en avant et l'aveuglement égotiste des principaux dirigeants du régime pétainiste, la mise en oeuvre de politiques criminelles parfois tempérée par des fonctionnaires formant une véritable zone grise au coeur de l'Etat, et une opinion publique longtemps attentiste mais inclinant en faveur des Alliés. Une réflexion puissante sur les conséquences funestes de l'amoralité en politique et des conclusions historiques qui interrogent notre présent.