L'avènement de la démocratie a remis en question la conception commune à toutes les traditions religieuses où l'ordre politique "juste" et "légitime" doit être l'incarnation d'un ordre supérieur selon la volonté de(s) Dieu(x). Les autorités religieuses ont alors recherché des principes de démocratie dans les faits fondateurs des différentes religions, après et en même temps que d'autres adeptes des mêmes traditions continuaient à la rejeter comme un système de gouvernement "sans Dieu(x)", "sans foi ni loi" et ne pouvant que conduire à la "perdition" des sociétés qui l'adoptent. Les contributions ici réunies montrent, chacune à sa façon et par-delà les différences inhérentes à chaque tradition, époque ou pays, de profondes similitudes. Partout, depuis le XVIIIe siècle, les processus de démocratisation, et la sécularisation qui les ont accompagnés, ont engendré une idéologisation de la religion en conflit avec les institutions et les formes traditionnelles. Pour certaines traditions, cette réaction est encore dominante ; les processus de démocratisation n'étant encore qu'à leur début. Pour d'autres, les conquêtes démocratiques et les échecs enregistrés par les idéologies religieuses ont conduit à une marginalisation de ce dernier phénomène au profit de l'apparition d'expressions politiques se référant à la religion tout en intégrant l'idée démocratique. Qu'en sera-t-il à l'avenir, avec l'accélération et l'intensification des processus de mondialisation ...
Nombre de pages
272
Date de parution
18/02/2016
Poids
433g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782360133253
Titre
Religion et démocratisation en Méditerranée
Auteur
Ferjani Mohamed-Cherif
Editeur
RIVENEUVE
Largeur
160
Poids
433
Date de parution
20160218
Nombre de pages
272,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Dans la plupart des pays musulmans, l'islam est proclamé religion d'Etat et source principale ou exclusive de toute législation. Depuis les années 1970, l'impasse des modernisations autoritaires et des politiques de développement qu'elles ont inspirées a fait le lit de mouvements qui revendiquent le "retour à l'islam" et rejettent les modèles qualifiés d'occidentaux. Dès lors, l'approche des réalités islamiques s'est trouvée piégée par une opposition manichéenne entre un islam éternel qui serait par essence réfractaire à la séparation entre le politique et le religieux, à la démocratie et aux droits de l'homme, et un Occident tout aussi éternel et dont l'essence aurait été à l'origine de la modernité. S'inscrivant contre cette vision essentialiste commune aux partisans de l'islam politique et à une certaine islamophobie "savante", ce livre fait le point sur la genèse et l'évolution des doctrines et des conceptions politiques qui se réclament de l'islam, en restituant les catégories qu'elles mobilisent (Califat, sharî'a, ûmma, etc.) dans les contextes culturels et historiques de leurs usages. L'approche historique et comparative adoptée ici conduit à la relativisation des schémas au nom desquels l'islam se trouve opposé à la "modernité occidentale"; elle permet de saisir les enjeux sociaux et politiques des débats actuels autour de questions comme la laïcité, le statut des femmes, la liberté de conscience, l'évolution du droit et des institutions, etc.
L'auteur de ce livre est une des figures de la gauche tunisienne. les témoignages qu'il nous livre ici racontent une tranche de vie qui tourne autour de la parole : donnée, tenue, lancée comme une bouteille à la mer, enseignée, hurlée à la face des pouvoirs, jamais reprise, jamais tue... C'est l'histoire d'une conversion à l'idée démocratique solidement amarrée à l'engagement premier. le projet en filigrane de ce témoignage c'est l'émergence d'une autre subjectivité, d'un autre paradigme : ni les douces chimères, ni l'utopie forcenée mais l'attachement à deux exigences complémentaires et indissolubles : la liberté pour chacun et l'égalité pour tous.
Ce livre regroupe des réflexions élaborées dans des contextes différents. Elles ont en commun le souci d'historiciser ce qui est souvent présentéì comme des catégories consubstantielles de l'islam ou des traits essentiels d'une religion sans effet de l'histoire sur elle et sans rapport avec les réalités des sociétés qui s'en réclament et au sein desquelles elle est apparue et elle évolue. Certains textes concernent la période classique, des débuts de l'islam aÌ la fin de ce qui est présenté comme « l'âge d'or » de la civilisation arabo-musulmane ; d'autres portent plus sur la période contemporaine marquée par des rapports contradictoires avec les évolutions des temps modernes. Il ne s'agit pas d'une étude exhaustive des faits islamiques mais de réflexions sur des questions particulières concernant tel ou tel aspect des réalités passées et présentes de l'islam.
Sensible au comique de situation comme à la force de l'improvisation du réel, l'acteur Thierry de Carbonnières écoute depuis des années les conversations dans le métro, entre deux ou trois stations. La (t)rame du quotidien est loin d'être banale : elle cache tout un mystère d'humanité avec sa drõlerie, son drame, ses émotions. L'auteur offre ici une sélection des perles enfilées au gré des lignes et des stations, avec humour et tendresse aussi.
Un roman à deux voix. Deux voix empruntées tour à tour par Edith Weibel pour explorer d'une écriture extrêmement fine et juste les moindres nuances de la relation à soi et à l'autre. Passages de gares en gares, défilés d'images zébrées derrière les vitres d'un train, voyage, voyage, encore voyage, ce livre de Sébastien Kérel semble a priori une sorte d'échappée dont on ne peur vraiment saisir le point de départ ni le point d'arrivée, seulement le sens, d'est en ouest. Pourtant, première découverte à l'ouest (de... ?), il y a ce bureau parisien, siège central de l'ennui quotidien, ce lieu où naissent tous les désirs d'ailleurs, fuir les ombres, repartir. Où ? N'importe, on y va : la Bretagne, le Golfe du Morbihan, et puis Tanger, le Maroc, et puis à nouveau la Bretagne, Belle-île, mais il faut aller plus loin, le Chili, jusqu'aux derniers mots d'une éternelle évasion, celle des " pêcheurs en cirés " qui comme les crabes ne savent pas où finit le monde". Notes éparpillées, poésies, correspondances, le chemin ne s'arrête '' jamais. La fin du livre n'est pas une fin, peut-être même le commencement. Roman ? Poème ? Ni l'un ni l'autre, ou un peu des deux. Carnet de bord, oui, en toutes formes, bouts de prose et de vers. Sébastien Kérel est bien un Arpenteur, un de ceux qu'on a envie de suivre, non pas pour découvrir les étapes du voyage, mais pour les fondre dans une sorte de confort crépusculaire, la douce lueur de l'Ouest, si peu près de tout.
L'histoire emblématique du "bon juge" Paul Magnaud qui fait la jurisprudence d'acquitter une mère de famille ayant volé du pain pour nourrir ses enfants, en 1898. Héros des uns, salaud des autres, le portrait d'un grand monsieur oublié, cerné par un magistrat et souligné par maître Henri Leclerc dans sa préface. - Un portrait emblématique d'un grand juge, Paul Magnaud, qui a fait jurisprudence en acquittant une voleuse "par nécessité" en 1898 - Une biographie historique écrite par un magistrat - Une préface d'un grand avocat engagé, maître Henri Leclerc, à la Ligue des droits de l'Homme - Le 7e titre de la collection de poche "Pépites" - Un environnement graphique original signé de l'artiste France Dumas
Kirk Douglas est né Yssur Danielovitch Demsky le 9 décembre 1916 dans l'Etat de New-York. Il aura donc 103 ans pour Noël 2019. En dehors de son autobiographie (Le fils du chiffonnier, bestseller mondial en 1988) et de plusieurs titres (J'ai croisé ma chance par accident, Dernier tango à Brooklyn), le lecteur francophone n'a pas accès à son dernier ouvrage (Let's face it), et curieusement à aucune biographie française depuis le Kirk Douglas de Roland Lacourbe en 1980, sur celui qui reste le dernier des grands monstres sacrés encore vivants du cinéma américain des années 50 et 60. La collection Riveneuve Cinéma permet d'offrir la biographie et la filmographie d'un acteur d'exception, mais aussi des analyses de chacun de ses films. Issu d'une famille d'immigrés juifs biélorusses, il s'illustre dans tous les genres. Il tourne dans le western La Captive aux yeux clairs et dans de grands classiques comme Les Ensorcelés et La vie de Vincent Van Gogh, tous deux réalisés par Vicente Minnelli, et joue Spartacus, un des rôles qui lui collera le plus à la peau. L'acteur se retire du cinéma en 1993, après une crise cardiaque. Il reçoit un Oscar d'honneur pour l'ensemble de sa carrière en 1996.