Fenoÿl Pierre de ; Damez Jacques ; Chardin Virgini
XAVIER BARRAL
50,00 €
Épuisé
EAN :9782365110730
Pierre de Fenoÿl (1945-1987) a consacré sa vie à la photographie. Il fut successivement reporter, archiviste, commissaire d'exposition, galeriste, acheteur d'art et fondateur de l'agence Vu (devenue Viva), avant de devenir en 1975 le premier directeur de la Fondation Nationale de la Photographie puis, en 1978, le premier conseiller pour la photographie au Centre Pompidou. Guidé par une irrésistible passion, il a très activement oeuvré pour la reconnaissance de la photographie par les institutions dans les années 1970-1980 et a exposé des photographes majeurs comme Brassaï, Henri Cartier-Bresson, Jacques-Henri Lartigue, Duane Michals, Edouard Boubat, Tony Ray-Jones ou André Kertész, avant de s'intéresser à la photographie du XIXe siècle. Mais Pierre de Fenoÿl est aussi l'auteur d'une oeuvre photographique importante. Ses recherches personnelles l'amènent tout d'abord en Inde sur les pas d'Henri Cartier-Bresson. Puis, après une bourse de la Villa Medicis hors les murs qui lui permet d'entreprendre un voyage en Egypte sur les traces de Maxime du Camp et de Félix Teynard, il décide de se vouer entièrement à la prise de vue et, en 1984, s'installe dans le Sud-Ouest pour se consacrer à l'observation du paysage. Le photographe se révèle hanté par la question du temps et de la mémoire en photographie et se définit lui-même comme "chronophotographe". Parfois rapprochée de la "photographie créative" de son époque, son oeuvre s'apparente plutôt à une recherche du sacré, inspirée par le théâtre de la nature et l'art de la marche. Ses paysages empreints d'un silencieux mystère évoquent parfois les paysages peints flamands ou italiens, autant que les maîtres de la photographie primitive. En 1984, il participe à la grande mission organisée par la DATAR sur l'état des lieux du paysage français. Il décède brutalement en 1987, sans avoir eu le temps de tirer, ni de montrer une grande part de ses images.
Nombre de pages
235
Date de parution
25/06/2015
Poids
1 596g
Largeur
248mm
Plus d'informations
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EAN
9782365110730
Titre
Pierre de Fenoÿl. Une géographie imaginaire
Auteur
Fenoÿl Pierre de ; Damez Jacques ; Chardin Virgini
Editeur
XAVIER BARRAL
Largeur
248
Poids
1596
Date de parution
20150625
Nombre de pages
235,00 €
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Pour mieux dégager les étapes de cette lente redécouverte, l'Institut français d'Archéologie orientale du Caire a entrepris de republier, de ces multiples récits, la part qui concerne l'Egypte, et de la traduire, quand il y a lieu, en langue française. A travers la variété des circonstances et des caractères, ce sont, naturellement, des images de l'Egypte éternelle qui apparaîtront bien souvent. Mais nous aurons aussi l'intérêt de découvrir les phases d'une quête, au cours de laquelle les Occidentaux, cherchant un contact avec un pays " exotique " et déroutant, sont amenés à analyser plus clairement leur propre façon d'être. Ces récits marquent en tout cas une démarche, un essai d'analyse, de compréhension, l'intuition d'une fraternité possible au-delà des différences. Documents d'histoire et de civilisation, ces voyages constituent ainsi également les premiers pas d'un échange au niveau des hommes. Inspirés souvent par la curiosité, ou l'intérêt et parfois le hasard, ces voyages ont développé la possibilité d'une meilleure compréhension et d'une amitié. C'est à la chaleur, à la continuité de cette amitié entre les hommes d'Europe et ceux de l'Egypte, que nous dédions cette nouvelle série d'ouvrages. La redécouverte de l'Egypte a été, pour les hommes d'Occident, une passionnante aventure. Pendant longtemps ce pays ne fut guère considéré que comme la toile de fond d'épisodes bibliques, le lieu des exploits de Joseph et de Moïse, la terre de refuge de la Sainte Famille ; puis les croisades ajoutèrent à cette image le fracas guerrier des batailles, le souvenir des revers, celui des victoires. Avec les siècles suivants s'ouvre une nouvelle période de la redécouverte. Etape sur la voie des Lieux Saints, et riche elle-même de souvenirs sacrés, l'Egypte commence aussi à être observée pour elle-même, à travers sa vie de chaque jour, ses habitants, ses paysages, son histoire récente. Les contacts sont encore très limités, quels que soient l'importance des échanges commerciaux, et le faste des ambassades officielles. Pourtant, jusqu'à 1700, c'est-à-dire avant que ne s'ouvre avec le XVIIIe siècle, l'ère des grands voyages, plus de deux cent cinquante auteurs occidentaux ont publié une relation de leurs aventures égyptiennes. Bon nombre de ces récits sont d'accès difficile, en raison de leur rareté ; certains sont encore manuscrits ; les autres sont rédigés dans les langues les plus diverses, anglais, allemand, espagnol, italien, latin, flamand ou tchèque. C'est dire que leur utilisation, même lorsque le livre lui-même est accessible, n'est pas toujours à la portée immédiate de ceux qui s'occupent d'histoire orientale.
Je suis partie sans idée préconçue lorsque j'ai entrepris ce long voyage en Orient, j'ignorais que je deviendrais photographe. Je cherchais simplement à découvrir le monde et moi-même. Une photographie n'est pas nécessairement un mensonge mais ce n'est pas la vérité non plus. [...] Il faut être prêt à saluer l'inattendu. Saluer l'inattendu, c'est ce qu'entreprend de faire Martine Franck tout au long de son oeuvre. En témoigne sa pratique photographique, caractérisée par son attrait pour l'instantané, malgré le soin apporté à la composition et au cadrage. Cette monographie, la plus exhaustive à ce jour, est dirigée par Agnès Sire. Le choix des images résulte d'une collaboration avec Martine Franck, avant son décès. La construction chronologique met en lumière l'approche singulière de la photographe, dont les images en noir et blanc sont marquées par la géométrie, les courbes et les lignes. Parmi ses portraits de personnalités et d'artistes, ses photographies des manifestations de Mai 1968 et de carnavals, son étude sur la vieillesse ou encore ses nombreux voyages aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, en Irlande ou en Asie, on retrouve ses photos emblématiques et d'autres moins connues. Relatant son engagement, ses rencontres, ses idées et cette élégance qui la caractérise si bien.
À la suite d'un déménagement, Bruce Gilden découvre dans ses archives personnelles des centaines de pellicules et de négatifs d'un travail réalisé à New York, sa ville natale, entre 1978 et 1984.Parmi ces milliers d'images inédites qu'il n'avait pour la plupart jamais vu lui-même, Gilden en a sélectionné une centaine. Émanant du désir de revisiter son oeuvre de jeunesse, cette archive historique, qui refait surface quarante ans plus tard telle la Valise Mexicaine, constitue un trésor inestimable. Il s'y dessine le portrait d'un New York hors du temps et dévoile par ailleurs un pan inconnu du travail de Gilden. Dans le plein élan de la trentaine, il s'était alors lancé sans flash (avant de devenir célèbre pour son usage quasi systématique) à l'assaut des New Yorkais, dans une ambiance visiblement tendue qui ne l'empêchait pas de bondir à un rythme frénétique sur ce que cette scène, à la fois familière et exotique, avait à lui offrir. Dans cette extraordinaire galerie de portraits, les compositions, la plupart horizontales, bouillonnent d'énergie et débordent de personnages les plus divers, comme si Gilden entendait inclure dans le cadre tout ce qui attirait son oeil. Dans Lost & Found, on perçoit déjà le fil conducteur du travail qui rendra Bruce Gilden célèbre : un mouvement et une tension continus, une fougue sans pareil, une affection instinctive et irrévérencieuse pour ses sujets ? en parfaite connivence avec sa ville.
Pibrac Pierre-Elie de ; Valdés Zoé ; Rollet Aymeri
Desmemoria constitue un témoignage à la fois photographique, anthropologique et social sur la communauté des azucareros de Cuba ? les travailleurs de l'industrie du sucre et révolutionnaires de la première heure.Entre 2016 et 2017, Pierre-Élie de Pibrac a sillonné l'île et a vécu chez diverses familles de cette communauté. À travers cette expérience, le photographe interroge la fin des utopies chez un peuple qui a cru et oeuvré pour que s'incarne le rêve castriste. Durant des décennies, l'industrie du sucre devait être le faire-valoir de l'économie cubaine et était à cette fin célébrée par Castro et ses troupes : " Le sucre est notre histoire, sans lui, il est impossible de comprendre l'essence et l'âme de Cuba ", souligne l'historien cubain Eusebio Leal Spengler. Plus d'un demi-siècle plus tard, cette économie sucrière n'a pas tenu ses promesses d'émancipation, à l'image de l'idéologie castriste. En immersion dans les zones rurales, Pierre-Élie de Pibrac est parti à la rencontre des habitants des bateyes (villages) des centrales sucrières. Toujours en activité ou désaffectées ces cités du sucre et ses travailleurs témoignent de vies sacrifiées à l'aune d'une doxa utopiste. Les bateyes sont les théâtres du désenchantement de la société cubaine. Il y règne une ambiance pesante qui souligne la solitude, la pauvreté, l'isolement et la précarité. Si la canne à sucre a construit Cuba et a représenté la fierté nationale, aujourd'hui, elle est le symbole de son naufrage entraînant avec elle une nouvelle génération sans repère. Dans cette période de transition de l'histoire cubaine, les images de Pierre-Élie de Pibrac donnent à voir un monde qui se délite. Elles racontent comment le peuple cubain appréhende désormais son quotidien, quel regard il portesur son histoire récente. La démarche à la fois documentaire et artistique du photographe permet une lecture autre de l'après-castrisme qui se met aujourd'hui en place. À travers le prisme de divers registres d'images ? photographies réalisées lors de ce long séjour et images extraites de l'iconographie vernaculaire, Pierre-Élie de Pibrac donne à voir une société désenchantée mais aussi profondément attachée à la singularité de son histoire.Ce travail photographique a été récompensé par le prix Levallois en 2018.Texte inédit de Zoé Valdès