L'écriture et le souci de la langue. Ecrivains, linguistes : témoignages et traces manuscrites
Fenoglio Irène ; Huston Nancy ; Pingaud Bernard ;
ACADEMIA
28,01 €
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EAN :9782872098583
Cet ouvrage ouvre une réflexion sur une interrogation précise : que peut dire un écrivain de ce qui se passe au moment où il écrit, en particulier en ce qui concerne sa confrontation avec la langue ? Que peut-il dire du souci de la langue, expression créée à partir d'une citation mise en exergue de Pascal Quignard, chantre, s'il en est, du travail de l'écriture ? Sans être thématique, l'ouvrage cumule, capitalise, en quelque sorte, des expériences singulières sur le processus de création par l'écriture. A son départ, un séminaire, éponyme, a permis à de nombreux participants d'être au c?ur des questions débattues entre écrivains, linguistes et généticiens. Le livre rend compte, en partie, de ces discussions et échanges grâce aux intervenants ayant accepté de contribuer à ce volume. Il comporte, par ailleurs, des documents absolument inédits. Tel qu'il se présente, l'ouvrage offre un triple intérêt. Un écrivain résiste toujours à ouvrir sa boîte noire : tous, ici, le disent, mais tous font l'effort d'entrebâiller leur porte. Les auteurs qui nous parlent, Michel Arrive, Jacqueline Authier-Revuz, Jean-Pierre Balpe, Michel Deguy, Umberto Eco, Nancy Huston et Bernard Pingaud, sont nos contemporains : leur témoignage est vivant et " actuel ". C'est une richesse que nous avons souvent du mal à observer en littérature critique. Dans ce livre, ils sont à la fois témoins d'eux-mêmes, de leur activité créatrice et du regard critique que les généticiens portent sur leur témoignage. Il s'agit d'une entreprise risquée à laquelle aucun des partenaires n'a renoncé quitte à laisser le lecteur sans réponse. Enfin, cet ouvrage présente des manuscrits inédits en fac-simile. Aucun des auteurs présents dans ce volume n'avait jusqu'alors donné à voir ses brouillons sous forme publiée. Certes ils demeurent fragmentaires, mais ils témoignent de l'effort consenti à la réflexion. L'ensemble devrait intéresser les chercheurs en littérature, les linguistes, les généticiens mais aussi les lecteurs des auteurs contributeurs.
Nombre de pages
198
Date de parution
20/02/2007
Poids
310g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782872098583
Titre
L'écriture et le souci de la langue. Ecrivains, linguistes : témoignages et traces manuscrites
Auteur
Fenoglio Irène ; Huston Nancy ; Pingaud Bernard ;
Editeur
ACADEMIA
Largeur
150
Poids
310
Date de parution
20070220
Nombre de pages
198,00 €
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Comment travaille un linguiste ? Quelles sont les activités sur lesquelles se fonde sa puissance d'invention ? Que laisse-t-il apparaître dans ses notes et brouillons des sollicitations méthodologiques et des hésitations par lesquelles il passe, des calculs terminologiques et prescriptions qui en résultent en vue de la finalisation de son discours destiné à enrichir le développement et le savoir théoriques ? Toute première publication d'ensemble sur ce thème, ce numéro 35 de Genesis propose, en quelque sorte, un état des lieux sur les potentialités d'exploration des fonds de linguistes. Venant après l'exploitation éditoriale des manuscrits de Saussure et la parution remarquée des Dernières Leçons d'Emile Benveniste (EHESS-Seuil-Gallimard, 2012), ce numéro de Genesis, richement illustré, inaugure un nouveau champ d'investigation et montre l'intérêt d'ouvrir des archives jusque-là inexplorées.
Lorsqu'il n'y a pas d'héritage matériel, lorsqu'il n'y a pas de transmission patrimoniale, il y a quand même héritage. C'est cela dont je veux parler. Car l'héritage est une métamorphose qui s'opère, en grande partie, à l'insu de nous. Pour le dire autrement, les démunis, les pauvres en toutes choses, subissent ou bénéficient, c'est selon, aussi d'un héritage. J'irais jusqu'à dire qu'il n'y a pas de "déshérités" . On hérite de la famille, de sa composition, de ses différents membres mais pas seulement de cela. L'essence de l'héritage se passe en soi, en chaque personne d'une façon singulière. La question, de fait, est infinie. Et je m'interroge. De quoi ai-je hérité, moi, sans recevoir d'héritage ? Quelle est la forme de cet héritage sans propriété ni capital mesurable ? Comment le repérer ? Comment tirer le fil du vivant transmis à partir du "bel et vivace aujourd'hui" ? Irène Fenoglio est née à Nice, en 1951. Elle vit à Paris. Directrice de recherche émérite au CNRS en sciences du langage, elle a publié plusieurs livres et de nombreux articles théoriques. Spécialiste, au début de sa carrière, de l'usage du français en Egypte, ses derniers travaux portent sur la genèse de textes d'auteurs scientifiques et littéraires. Elle offre ici son premier livre personnel.
Résumé : Si les frontières sont conçues comme des limites ou des bornes, elles ne peuvent être associées à l'oeuvre de Pascal Quignard. En revanche, les lisières, les bords, les confins, les seuils, les séparations, oui, sans aucun doute, ces mots ouvrent à son oeuvre. Ce livre issu du premier colloque international tenu sur l'auteur au Brésil, à l'université de Sao Paulo s'ouvre sur un texte de Pascal Quignard dont la puissance imprime un appel au passage des frontières par la "dés-insertion", par la "distension des entraves". Les textes qui suivent dessinent une courbe dynamique allant des thématiques les plus englobantes aux plus particulières. Cette courbe s'incurve sur des accents venus d'une autre langue, le portugais, déplaçant le réseau associatif du lecteur. L'ouvrage s'achève sur quatre témoignages de lectures plus jeunes et plus singulières auxquels Pascal Quignard répond.
Le premier intérêt de cet essai est directement lié à l'objet d'étude : le caractère déchiré de la double autobiographie de Louis Althusser, Les faits et L'avenir dure longtemps. Le meurtre sépare les deux textes et les inscrits, du même coup, dans une continuité. Dans l'oeuvre d'Althusser cet ensemble constitue un "textapart". Par ailleurs, ce "corpus" particulier offre l'occasion d'un réflexion sur les rapports riches et complexes, entre archives et genèse, ainsi que sur les rapports libres et contraints entre génétique du texte et linguistique de l'énonciation. L'auteur fait appel à une analyse fine de la linéarité éclatée, celle que l'on rencontre sur tout manuscrit portant des repentirs d'écriture , et met particulièrement en lumière combien ce qui peut apparaitre comme des détails négligeables s'avère, de fait, constitutif du texte et de sa charge authenticité : on rencontre ainsi lapsus, oubli de mots, complications et autres actes manqués graphique qui donnent à réfléchir sur le processus et le fonctionnement de l'écriture. Les faits et L'avenir dure longtemps apparaissent alors comme l'autographie d'un tragique destin.
Un octogénaire épris de son assistante de vie plus que parfaite, une mamie qui cumule les matchs amoureux, un gamin qui propose ses briquets à des passants indifférents, un accro de la webcam prêt à tout pour exister sur le net, une psy éternellement compétente et disponible... voici quelques-uns des personnages qui peuplent les quinze nouvelles de ce recueil. Dans un futur pas si lointain, la technologie est devenue omniprésente. Elle a remodelé en profondeur les esprits et les comportements. Si certains en souffrent et se rebellent, d'autres s'en accommodent ou s'en réjouissent... Entre tendresse, ironie et noirceur, ce recueil se joue de la réalité et pousse le curseur jusqu'à l'absurde pour explorer la frontière ténue entre progrès et dérive. Un miroir dystopique qui invite au questionnement : jusqu'où le progrès est-il bénéfique ? Pouvons-nous échapper à ses effets pervers ? Le meilleur est-il vraiment à venir ?
Le professeur Dumont, chef du département d'études des insectes à l'Université de Bruxelles, exerce un contrôle absolu sur son domaine. Profondément misanthrope, il trouve refuge dans le confort impersonnel d'un hôtel de luxe ou dans des relations tarifées. Alors qu'il célèbre l'inauguration de sa nouvelle invention, un composteur capable de recycler n'importe quel déchet, Dumont voit sa carrière menacée par l'arrivée de la nouvelle directrice des ressources humaines. Mis sous pression, il cède à un accès de rage aux conséquences fatales. Dumont échappera-t-il aux interrogatoires musclés menés par l'inspecteur Vansteenkiste et son robot obsessionnel-compulsif ? Embarquez dans ce récit jubilatoire dézinguant l'intelligence artificielle, les dérives du management ou la psychologie positive, et plongez dans la personnalité complexe d'un personnage qui, à défaut d'adhérer à une modernité qu'il ne comprend plus, tente surtout de renouer avec lui-même.
La figure sacrée de la mère est ici déclinée dans toute sa splendeur et toutes ses imperfections. Une mère malade rongée par la haine, une autre dans le déni de son addiction, un fils éloigné de sa mère sous emprise sectaire, une mère célibataire écrasée par ses idéaux ou encore une maman divorcée qui choisit la prostitution, voilà les portraits de femmes aux prises avec leur réalité, qu'elle soit douloureuse, touchante ou intolérable. Leurs histoires, où se mêlent la légèreté d'un quotidien familier et la gravité de l'insoutenable, soulignent la joie et les difficultés d'être mère. Elles révèlent aussi des tabous intemporels. Ces nouvelles invitent à la solidarité avec ces femmes, merveilleuses et imparfaites, et avec leurs enfants qui se nourrissent et, à la fois, souffrent de la relation la plus forte qui soit : l'amour maternel.
Caulier Cathy ; Van Leuven Frédérique ; Duret Isab
L'ouvrage aborde le vécu des enfants qui grandissent avec des parents en souffrance psychique. Premiers témoins de la vie familiale, ils peinent pourtant à être entendus dans leurs difficultés spécifiques et dans les pistes de réflexion qu'ils proposent. Le regard très fin et souvent nuancé qu'ils portent sur leurs parents élargit également notre compréhension de la maladie mentale."