Expertise et valeur des choses au Moyen Age. Volume 2, Savoirs, écritures, pratiques
Feller Laurent ; Rodriguez Ana
CASA DE VELAZQU
29,00 €
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EAN :9788490960349
Le problème abordé est celui de la mesure de la valeur des choses au Moyen Age. On entend par là les procédures, les savoirs, les savoir-faire et des techniques qui permettent de répondre à la question " Que vaut ? ". Le livre parle de ce sujet difficile qui est au coeur de l'histoire économique médiévale en s'intéressant à l'action concrète des hommes autant qu'aux moyens cognitifs à leur disposition. L'attention portée aux techniques d'inscription, à la place de l'écrit sous ses formes les plus diverses dans les affaires de mesure, montrent l'existence d'une vie économique médiévale savante, élaborée et exigeante quant à ses procédures. Les trois directions prises, histoire institutionnelle, histoire culturelle, histoire des techniques et du travail, placent cet ouvrage au centre du questionnement scientifique actuel.
Nombre de pages
471
Date de parution
13/10/2016
Poids
1 018g
Largeur
172mm
Plus d'informations
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EAN
9788490960349
Titre
EXPERTISE ET VALEUR DES C
Auteur
Feller Laurent ; Rodriguez Ana
Editeur
CASA DE VELAZQU
Largeur
172
Poids
1018
Date de parution
20161013
Nombre de pages
471,00 €
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Entre le début du vile siècle et les années 1050 se joue la christianisation de l'Europe occidentale et se jettent les fondations de sa culture, en même temps que se construisent les sociétés qui l'occupent. L'Eglise organise à partir du vile siècle la conquête des esprits. Appuyée par les différentes royautés, son action missionnaire est efficace : saint Colomban ou saint Boniface illustrent ainsi cette période. A partir du ville siècle, l'heure est à la réforme de l'Eglise institution afin d'assurer celle de la société tout entière : c'est le but que se fixe Charlemagne et que ses descendants ont tenté de remplir. Le mouvement de rénovation donne lieu à une profonde renaissance culturelle qui permet la réapparition de la réflexion savante en Occident. Malgré l'échec politique des Carolingiens, les programmes élaborés au Xe siècle ne sont pas pour autant abandonnés. Ils trouvent d'autres relais pour leur diffusion, leur approfondissement et leur mise en ?uvre. Le mouvement monastique assure à l'Eglise les moyens de son action, tandis que la papauté, avec l'appui des empereurs germaniques, ouvre la voie au grand ébranlement de la réforme grégorienne.
L'ouvrage présente les relations ayant existé entre Maîtres du sol et producteurs sur la longue période qui s'étend de la période carolingienne aux grandes révoltes paysannes des XIVe et XVe siècles. Après une période d'augmentation de la richesse, à partir du XIIIe siècle les tensions s'accroissent. Les seigneurs connaissent une importante baisse de leurs revenus, ce qui constitue l'un des éléments essentiels de la crise des XIVe et XVe siècles. Cela a pour conséquence, dans de nombreuses régions, d'entraîner un phénomène de dépossession des paysanneries dont l'accès à la propriété du sol devient de plus en plus difficile. Cet ouvrage examine les statuts des hommes, l'organisation du travail, les hiérarchies sociales réellement efficaces, présente l'histoire de cet enrichissement général du monde occidental ainsi que celle de la crise qui clôt le Moyen Age occidental.
Le 2 mars 1127, mercredi des Cendres, le pieux et bon comte de Flandre Charles est agenouillé en prières dans l'église Saint-Donatien de Bruges, lieu sacré. Un commando fait irruption et, par-derrière, le poignarde. Les auteurs et commanditaires de ce crime monstrueux appartiennent au proche entourage du comte Charles, dont ils craignaient d'avoir encouru la disgrâce et qu'ils cherchaient à remplacer par un seigneur concurrent. S'ensuivent, à Bruges et dans toute la Flandre, des péripéties d'une extrême violence, avant que le roi Louis VI le Gros, dont le comte de Flandre est un puissant et fidèle vassal, fasse bonne justice et impose son propre candidat à la couronne comtale. Un témoin, Galbert de Bruges, a tout raconté dans un prodigieux récit. Cet épisode, qui eut un immense retentissement, permet de mettre en lumière les moeurs et les rites de la chevalerie, l'émergence politique d'une bourgeoisie consciente de sa puissance et de ses droits, l'exercice de l'autorité royale, le poids de la religion, le meurtre du comte Charles ayant fait de lui, aux yeux de ses sujets, un martyr. Rarement le Moyen Age à son apogée a été ainsi révélé de l'intérieur.