CALCULS ET RATIONALITES DANS LA SEIGNEURIE MEDIEVALE
FELLER
PUB SORBONNE
34,00 €
Sur commande en 2-4 jours
EAN :9782859446130
Dans le cadre d'une réflexion collective animée par le Lamop (UMR 8589) sur la circulation des richesses au Moyen Age, cet ouvrage de référence définit certains des critères guidant la prise de décision des seigneurs en matière de politique économique. Il démontre que, loin d'être des surconsommateurs parasites, les seigneurs sont des agents économiques susceptibles de prendre des décisions informées, conscients en tout cas de leurs revenus et de l'évolution de ceux-ci. Partant de l'analyse des revenus tirés du travail paysan ainsi que de la structure du prélèvement opéré sur les terres, les auteurs de l'ouvrage établissent les normes du comportement seigneurial à travers une enquête portant sur toute l'Europe occidentale. Au c'ur du questionnement se trouve toujours la question de la conversion - c'est-à-dire du moment où les gestionnaires changent de mode de prélèvement - et de ses modalités. Il s'agit d'abord d'une opération technique et c'est ainsi qu'elle est ici envisagée sous les différents aspects qu'il a été possible de retrouver. Les revenus seigneuriaux ne sont pas un donné stable et leur structure, en argent ou en nature, est susceptible d'évoluer. Face aux événements économiques perceptibles comme l'inflation monétaire et la hausse des prix, ou encore l'augmentation de la demande urbaine, les seigneurs réagissent. Des choix sont faits, des décisions sont prises qui touchent à l'organisation même du prélèvement seigneurial. Derrière les transformations décidées dès le XIIe siècle par des acteurs individuels se lit le rapport des seigneurs au marché et à l'économie d'échange, qui s'avère extrêmement complexe. Les études de cas proposées les montrent aptes à tirer le meilleur parti possible de leur allocation de ressources, sans préjudice bien sûr des autres déterminants de leur action puisqu'ils demeurent contraints par un code complexe qui leur permet tout à la fois d'assurer et de renforcer leur domination sur le monde paysan et de construire leur prestige, leur pouvoir et leur honneur. La seigneurie est un organisme vivant dont les gestionnaires savent calculer, parfois dans le long terme, et prendre des décisions dont les motivations sont aussi de nature économique.
Date de parution
26/03/2009
Poids
574g
Largeur
160mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782859446130
Titre
CALCULS ET RATIONALITES DANS LA SEIGNEURIE MEDIEVALE
ISBN
2859446133
Auteur
FELLER
Editeur
PUB SORBONNE
Largeur
160
Poids
574
Date de parution
20090326
Disponibilité
Sur commande en 2-4 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Entre le début du VIIe siècle et les années 1050 se joue la christianisation de l'Europe occidentale et se jettent les fondations de sa culture, en même temps que se construisent les sociétés qui l'occupent. L'objet de ce livre est de présenter les différents aspects de ces questions en mettant au centre de la problématique l'Eglise catholique dans sa relation aux groupes humains qu'elle a pour vocation d'encadrer afin d'assurer leur salut. L'Eglise organise à partir du VIIe siècle la conquête des esprits en s'efforçant d'atteindre les peuples jusque-là restés en marge de la christianisation. Missionnaire, elle s'efforce aussi de rendre plus réelle la christianisation des peuples anciennement convertis. Appuyée par les différentes royautés, l'action de ses agents est efficace. Quelques figures, comme celles de saint Colomban ou de saint Boniface, illustrent cette période. A partir du VIIIe siècle, l'heure est à la réforme de l'Eglise institution afin d'assurer celle de la société tout entière: c'est le programme grandiose que se fixe Charlemagne et que ses descendants se sont réellement efforcés de remplir. Le mouvement de rénovation qui est alors lancé donne lieu à une véritable et profonde renaissance culturelle qui permet la réapparition de la réflexion savante en Occident. L'échec politique des Carolingiens est patent à la fin du Me siècle. Les programmes élaborés au siècle précédent ne sont pas pour autant abandonnés. Ils trouvent d'autres relais pour leur diffusion, leur approfondissement et leur mise en oeuvre. Le mouvement monastique, dont Cluny est la plus parfaite illustration, assure à l'Eglise les moyens de son action, tandis que la papauté, travaillée par des mouvements contradictoires, devient peu à peu capable, avec l'appui des empereurs germaniques, de coordonner les actions et les discours, ouvrant la voie au grand ébranlement de la réforme grégorienne Biographie de l'auteur Laurent Feller, ancien élève de l'Ecole Normale Supérieure (Ulm) et ancien membre de l'Ecole Française de Rome, est professeur d'Histoire du Moyen Age à l'Université de Marne-la-Vallée. Il est spécialisé dans l'histoire de l'Italie médiévale
Le haut Moyen Age a une identité propre et la société de cette période, profondément originale, diffère tout autant de la société de l'Antiquité romaine que de la société des temps féodaux. C'est en ayant à l'esprit cette spécificité que les auteurs ont composé ce recueil de textes à l'occasion d'une question d'agrégation. Afin de faire ressortir les caractères particuliers de cette période, ils ont rassemblé près de cent trente textes et documents choisis à l'intérieur d'une gamme typologique très large: documents de fouille, textes hagiographiques, notices de plaids, actes de vente, chroniques, poèmes épiques... Par leur organisation thématique, ces sources - republiées ou traduites ici pour la première fois - permettent de saisir dans les détails la nature, l'ampleur et le rythme des transformations sociales à l'oeuvre en Occident entre les VIe et XIe siècles. A visée pédagogique, ce livre est destiné aux étudiants et aux enseignants et a pour ambition de mieux faire comprendre une période certes fascinante mais d'une grande complexité. L'étude du haut Moyen Age a fait l'objet, en effet, depuis la fin des années 1990, de profondes remises en cause méthodologiques. De nouvelles approches - qui ne cèdent en rien sur les exigences érudites de la méthode historique - sont apparues et ont enrichi la démarche scientifique par l'apport de problématiques relevant de l'anthropologie; elles ont bouleversé nos connaissances sur ces temps lointains. Par les choix que les auteurs ont opérés dans la documentation et par le classement qu'ils ont construit, ce livre prend toute sa place à l'intérieur des débats historiographiques et méthodologiques actuellement en cours.
L'histoire sociale du Moyen Âge est aujourd'hui en pleine évolution: elle redéfinit ses objets et, construisant des approches originales, délaisse vieux paradigmes et anciennes périodisations, sans rien renier pour autant de l'acquis transmis par les générations précédentes. Ce livre s'empare des thématiques les plus renouvelées depuis les années 1990 - l'espace, l'écriture, la vie économique comprise comme l'une des modalités de la domination sociale. Ces différentes approches témoignent du dynamisme d'une discipline qui se place délibérément à la croisée des sciences de l'homme et de celles de la société, n'hésitant pas, pour enrichir ses analyses, à mobiliser les concepts de la sociologie et de l'économie. Des sciences plus classiques et plus techniques, comme la paléographie et la diplomatique, sont de la même façon convoquées pour saisir les raisons de l'inscription des choses et des faits dans des listes ou dans des récits. Au coeur de ces problématiques se retrouvent les notions de territoire, seigneurie, paroisse mais également des sujets qui rénovent l'histoire sociale, telle l'anthroponymie. L'histoire économique, quant à elle, dépassant les débats qui ont structuré son historiographie dans la seconde moitié du XXe siècle, cherche à définir les notions-clés de crise ou de commercialisation et s'interroge sur le fonctionnement concret de la société paysanne. Conçu comme un hommage à Monique Bourin età son oeuvre d'historienne, ce livre atteste de la richesse et de la fécondité de son enseignement ainsi que de son talent à transformer un champ d'études en guidant et fédérant les travaux de très nombreux chercheurs.
Laurent Feller et Ana Rodriguez ont rassemblé 18 communications qui sont le fruit d'un travail collectif associant les médiévistes du Lamop (Paris 1) et de l'Instituto de Historia (CCHS-CSIC) de Madrid. Le propos originel est axé sur la question générale de la circulation des richesses au Moyen Age, pour placer la focale sur les objets de transferts et sur les modes spécifiques qui organisent leur circulation "contrainte" dans le corps social, parallèlement aux échanges marchands. Regroupés en deux thématiques principales, celle des statuts et des modes de circulation des objets d'une part, celle de la seconde vie des objets, à savoir le pillage, les gages et le remploi d'autre part, ces articles répondent aux interrogations soulevées par le constat de désaccords scientifiques profonds sur le rôle des échanges dans les transferts de propriété des biens fonciers à l'époque médiévale. Ce livre permet d'aborder un vaste panel de modes de circulation des objets : des échanges les plus quotidiens comme ceux qui consistent à acheter des vêtements d'occasion, aux échanges plus exceptionnels et plus violents qui se déroulent dans des contextes de conflit, lors desquels les objets sont saisis, volés, pillés avant d'être à nouveau l'objet d'échanges qui sont souvent de type marchand. Cela permet également de croiser l'anthropologie historique de toutes les formes de dons, des générosités, des transferts qui permettent parfois la survie des plus humbles.
Étude des diverses formes de compétition politique, des rivalités pour le trône, des luttes pour l'autonomie régionale, expliquées par l'analyse des moyens d'action de l'aristocratie, principal agent des troubles (implantations régionales, réseaux familiaux, solidarités militaires ou liens de service). Le clivage entre militaires et civils est remis en cause, alors que le poids des grands clans régionaux importe davantage : de véritables équipes alternent au pouvoir, les provinces leur restant fidèles tant que la protection impériale compense, aux yeux des populations, le versement de l'impôt.
Automne 1997 : une vingtaine d'historiens médiévistes allemands viennent en France dresser devant leurs collègues français un bilan de leurs recherches depuis trente ans. Un an plus tard, jour pour jour, les médiévistes français leur rendent leur visite pour se livrer en Allemagne au même exercice. Chaque délégation a choisi en toute indépendance les thèmes mis en avant comme étant les plus représentatifs des recherches menées actuellement dans les deux pays. Dans la fresque historiographique qui ouvre chaque partie de ce diptyque, comme dans la présentation des principaux programmes de recherche en cours - sur les structures sociales (l'oral et l'écrit, les rituels et la liturgie, la parenté, la différence des sexes), la culture matérielle (l'archéologie des palais princiers, l'occupation de l'espace, la production et les échanges), les croyances (la religion, la memoria, l'imaginaire), le politique (la royauté, les normes) -, les points de vue qui se découvrent sont suffisamment proches et différents à la fois pour permettre un dialogue authentique et enrichissant. Non seulement ce livre fournit une foule d'informations inédites sur les résultats des travaux entrepris depuis plusieurs dizaines d'années des deux côtés du Rhin, mais il montre comment les historiens des deux pays s'interrogent sur leur métier, sur leurs concepts et leurs méthodes. Il exprime le souci qu'ont les uns et les autres de l'historicité de leur discipline dans un long XXe siècle marqué par deux guerres franco-allemandes, la catastrophe du nazisme, la Guerre Froide et la chute du Mur, la construction européenne et l'internationalisation planétaire du savoir. Les thèmes abordés et les discussions résumées témoignent de l'ouverture de plus en plus large de l'histoire médiévale aux autres sciences humaines et sociales, mais avec des orientations propres à chaque pays. Médiévistes français et allemands savent qu'ils ne parlent pas la même langue. Mais ils se savent aussi trop proches pour ne pas aspirer à mieux communiquer, à collaborer davantage, à chercher ensemble. Les deux rencontres de Sèvres et de Göttingen resteront des repères essentiels pour une histoire des échanges intellectuels et scientifiques entre la France et l'Allemagne dans le cadre européen.