L’audiovisuel turcophone fait preuve depuis quelques années d’un certain dynamisme et connaît un succès important au niveau national, régional et international avec plus de 200 millions de spectateurs. Le cinéma turc des années 2000-2020 est l’un des rares cinémas qui fait plus d’entrées que le cinéma américain au niveau national. En analysant ce tournant d’une industrialisation des images et son régime audiovisuel en Turquie après les années 2000, tant dans le cinéma de fiction qu’à la télévision ou dans les nouveaux médias, l’ouvrage se propose de montrer les spécificités de cette production tant en Turquie qu’en diaspora comme dans les principales aires turcophones d’Asie centrale, du Caucase et du Kurdistan. Cette industrie nouvelle des images se déploie à la fois dans son rapport à l’histoire et aux minorités comme dans ses relations à des questions tabous. Cette production filmique est aujourd’hui très diversifiée, de la propagande audiovisuelle aux documentaires alternatifs, du cinéma des femmes aux séries ottomanes. Mais quelles sont les limites de ces écrans devenus dominants ? Il s’agit d’aborder ici sous un angle critique et dans une approche pluridisciplinaire, la vitalité de cette industrie des images et ses limites lorsqu’elle fait écran à certaines questions pour prétendre réécrire l’histoire. Dans un contexte de globalisation au Proche-Orient, il s’agit de montrer la qualité esthétique d’un cinéma turcophone et pluriel, sa circulation toujours plus partagée aujourd’hui entre un cinéma d’auteur et un cinéma commercial, redevable d’une histoire et d’une véritable tradition filmique.
Nombre de pages
378
Date de parution
02/06/2022
Poids
564g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782757435656
Titre
Les écrans turcophones
Auteur
Feigelson Kristian ; Oztürk Mehmet
Editeur
PU SEPTENTRION
Largeur
160
Poids
564
Date de parution
20220602
Nombre de pages
378,00 €
Disponibilité
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Sociologue habilité à diriger des recherches, enseigne le cinéma à l'Université de la Sorbonne-Nouvelle (IRCAV). Chercheur associé au Centre de sociologie politique Raymond Aron (Ehess), il collabore à différentes revues.
Complexe, la question du stalinisme au cinéma ne fait pas uniquement référence aux multiples figures de Staline à l¹écran. Comme en témoignent ses institutions et une abondante production filmique, le cinéma soviétique a constitué dès les années 1920 un laboratoire pour l¹élaboration d'une idéologie stalinienne. Ses représentations déborderont les frontières de l'URSS. Jamais un art populaire n'aura autant su conjuguer, au XXe siècle, esthétique et impératifs économiques, obligeant de nombreux cinéastes à se compromettre avec l¹État, leur unique commanditaire.
En 1989, la chute du mur de Berlin et l'émancipation espérée des sociétés à l'Est du rideau de fer voient émerger de nouvelles frontières audiovisuelles avec la construction d'un espace public plus démocratique cependant confronté à une crise générale des valeurs. Près d'une décennie a passé et ces retrouvailles Est/Ouest font souvent place à d'amères désillusions rendant difficiles les reconfigurations sociales. L'Etat n'est plus Providence et les sociétés sont désorientées. Artistes, cinéastes, etc., perdent leurs statuts d'antan face au développement rapide d'une société consumériste de masse et face à un phénomène de marchandisation de la culture qui bouleversent des sociétés où le processus de création s'est fragilisé. En Chine, en Europe Centrale comme en Russie, les télévisions y ont aussi initié de véritables " révolutions culturelles ". Dans cette perspective comparatiste, l'ouvrage réunit des approches pluridisciplinaires de chercheurs de terrain qui ont observé la pertinance de ces changements, où les médias deviennent à la fois acteurs et agents de l'histoire. Trois axes convergents permettent d'animer une réflexion collective autour de la démocratisation de l'espace public, la médiation des industries culturelles et l'apparition de nouveaux acteurs de la communication impliqués dans ces relations cinéma/audiovisuel.
Comment comprendre les usages du passé au cinéma ? Au travers du cas hongrois et à partir de problématiques nouvelles, cet ouvrage se propose de réexaminer les rapports du cinéma et de l'histoire. Plus qu'ailleurs en Europe centrale, le cinéma hongrois incarne et reflète l'attrait et le rejet du stalinisme, le renouveau des années 60 et la transition des sociétés post-communistes de l'après-1989. Certains films, plus emblématiques, ont été à leur manière des témoins annonciateurs de ces évènements. À partir du tournant de l'après-guerre et de l'avènement d'un pouvoir communiste en Europe, il s'agit ici de mettre en rapport le temps du film avec la durée de l'histoire. Analyser l'espace-temps d'un film, au-delà de sa prétention à être l'expression d'une époque, montrer les aspects sous-jacents de l'image cinématographique restent les principaux objectifs de cette recherche. La fonction de l'histoire au cinéma, l'autonomie relative des institutions filmiques, les interactions externes, le rôle de l'écriture, la confrontation des genres, le statut de la mise en scène, la temporalité du montage, la dimension privée comme publique de la mémoire au cinéma... tels sont les thèmes interdisciplinaires de ce numéro de Théorème.
Nogry Sandra ; Boulc'h Laetitia ; Villemonteix Fra
Le rapport de l'école primaire aux technologies numériques fait l'objet d'une attention constante et suscite encore aujourd'hui de nombreuses questions : quels sont les usages qui en sont faits en classe ? Quelles modifications des pratiques pédagogiques induisent-elles ? Sur un autre plan, comment l'action pédagogique mobilisant ces instruments est-elle accompagnée ? C'est à ce double enjeu que tente de répondre cet ouvrage. En mobilisant différents cadres théoriques, il propose un ensemble de recherches récentes sur ces questions vives. L'influence des tablettes sur les pratiques d'écriture en classe ainsi que la question très actuelle de l'apprentissage de l'informatique à l'école primaire sont abordées. L'évolution des modes et pratiques de supervision pédagogique en France et dans différents pays d'Afrique subsaharienne est également développée. Cet ouvrage présente l'originalité de s'inscrire dans un contexte francophone, il met en avant la contribution des recherches en éducation aux débats sur le numérique à l'école. Contributeurs : Frédéric Bangirinama Étienne Barahinduka Georges-Louis Baron Caroline Beauvais François-Xavier Bernard Laetitia Boulc'h Marcelline Djeumeni Tchamabé Aurélien Fiévez Judith Ndayizeye Stéphanie Netto Sandra Nogry Salimata Sene Mbodji Sevastiani Touloupaki François Villemonteix Emmanuelle Voulgre Jacques Wallet
La question de l'énergie s'impose comme un des enjeux majeurs du XXIe siècle ! Le concept de transition énergétique s'inscrit plus que jamais au coeur des politiques publiques, déclinées ensuite au niveau plus infra des territoires. Toutes ces questions d'ordre environnemental, technique ou sociétal suscitent des prises de position tranchées et des controverses d'ampleur, comme si les problèmes soulevés appartenaient à l'instantané d'une contemporanéité agitée. Or, il apparaît que les phases de mutation liée à l'émergence de nouvelles énergies ont été récurrentes depuis le XVIIIe siècle, se heurtant parfois à des verrous technologiques, des impasses, des défiances. Malgré tout, des filières énergétiques se sont peu à peu imposées à l'existant générant des ascendances techniques et de nouveaux usages. Les actes de ces 6es Journées d'Histoire Industrielle ont pour ambition de s'interroger sur ces dynamiques comme sur ces échecs rappelant en somme qu'aucun système ne reste figé.
Les mémoires humaines - celles de nos sociétés, des mémoires collectives et individuelles - sont en pleine mutation dans un monde en formidable accélération et en production de nouvelles connaissances. Ces mémoires plurielles peuvent-elles tout conserver, se faire à la fois témoins, souvenirs, ressources et réflexions de notre époque dans un monde lui-même en transformation ? À cette question et d'autres, huit points de vue complémentaires apportent des éclairages actuels sur ces notions de mémoires. Ces regards scientifiques concernent l'histoire et la relation à notre passé, à son examen, son archéologie et ses enjeux modernes. Ils envisagent aussi notre mémoire humaine dans ses processus individuels grâce aux neurosciences et à la psychologie cognitive. De plus, les technologies actuelles de l'information interrogent les mémoires artificielles qui étendent notre mémoire humaine.
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