Les banques centrales et l'Etat-nation. The Central Banks and the Nation-State, Textes en français e
Feiertag Olivier ; Margairaz Michel
SCIENCES PO
35,00 €
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EAN :9782724619102
Toute la théorie standard du central banking s'est construite sur le modèle de l'indépendance de l'institut d'émission vis-à-vis de l'Etat. Pourtant toute l'histoire des banques centrales ramène à l'Etat, ou plutôt à l'Etat-nation. Pour comprendre les raisons d'un tel paradoxe, cet ouvrage analyse l'évolution des rapports à l'Etat d'une quinzaine de banques centrales, représentatives de la diversité de ces institutions à travers le monde vieilles banques d'émission dont la genèse remonte à l'Ancien Régime, banques nationales créées avec la vague nationaliste de la fin du XIXe siècle, banques centrales d'émission nées de la disparition des empires après la première guerre mondiale, instituts d'émission nationalisés constitués après la seconde guerre mondiale ou avec la décolonisation, banques centrales nationales, enfin, (re)fondées avec la fin de la guerre froide et la marche vers l'unification monétaire de l'Europe. Deux traits communs ressortent de ces histoires croisées : l'ambivalence fondamentale des banques centrales situées à la zone frontière entre l'Etat-nation et le marché global, et leurs fonctions de stabilisation monétaire et financière qui en font des acteurs clés de régulation de la mondialisation.
Nombre de pages
688
Date de parution
18/08/2016
Poids
824g
Largeur
139mm
Plus d'informations
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EAN
9782724619102
Titre
Les banques centrales et l'Etat-nation. The Central Banks and the Nation-State, Textes en français e
Auteur
Feiertag Olivier ; Margairaz Michel
Editeur
SCIENCES PO
Largeur
139
Poids
824
Date de parution
20160818
Nombre de pages
688,00 €
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Résumé : La mesure de la monnaie s'est imposée au c?ur de nos économies et de nos sociétés. Mesurer la monnaie, c'est à la fois estimer sa quantité et calculer sa valeur, mais aussi en régler la circulation et la distribution, en modérer la création et l'usage. Cette raison monétaire n'est pas un fait de nature. Elle a une histoire riche et changeante, encore largement inexplorée. Entamée à la Lumières et poursuivie jusqu'à nos jours, l'histoire de la mesure de la monnaie a reposé pour l'essentiel sur l'action de ces institutions dotées dès l'origine du privilège rare d'émettre de la monnaie : les banques centrales. Les contributions réunies dans ce livre étudient pour la première l'histoire des modalités théoriques et pratiques de la mesure de la monnaie par les banques centrales, en France et dans d'autres européens. Elles montrent que la production de statistiques monétaires résulte toujours d'un processus à la fois technique et politique, interne et externe aux banques centrales. C'est, en dernière analyse, sur ce machinerie statistique de plus en plus complexe, progressivement établie par l'organisation de services d'études et le recrutement de personnels qualifiés, que les banques centrales ont construit, de manière croissante au cours de l'époque contemporaine, leur autorité monétaire.
Feiertag Olivier ; Borne Dominique ; Goetschel Pas
La perspective de l'élection présidentielle en 2017 offre une belle opportunité pour comprendre les réalités culturelles, historiques et géographiques de la France. Cet ouvrage rassemble les contributions de quatre historiens et géographes. Leurs analyses adoptent la distance nécessaire pour nous livrer un état des lieux original, loin des clichés habituels. Cette nouvelle collaboration entre Doc' en poche et la Documentation photographique s'adresse à un large public. Elle est richement illustrée et sans équivalent en librairie.
Notre époque place les banques centrales au coeur de l'Histoire. De leur "triomphe" dans les années 1990 au rôle de premier plan qui leur est dévolu dans la gestion de la crise financière qui semble marquer l'entrée dans le XXIe siècle, les banquiers centraux sont devenus des acteurs importants de l'histoire monétaire et financière. Et pourtant leur réalité historique demeure mal connue. L'immense bibliographie économique qui leur est consacrée n'ouvre pas vraiment la "boîte noire" des banques centrales. On sait bien peu de chose de leur personnel, de leurs différents métiers et de leur mode de gouvernance. L'organisation des banques centrales aujourd'hui est le produit d'une évolution qui s'enracine profondément dans le passé. C'est cette histoire, riche et complexe, que cet ouvrage éclaire pour la première fois. Il démontre que la gouvernance externe qu'elles exercent sur la monnaie et le crédit dépend de leurs modes de gouvernance interne, c'est-à-dire de leur système d'information mais aussi de leur processus de décision. L'analyse, en longue durée, de plusieurs modèles nationaux de banques centrales se veut aussi une contribution au débat contemporain sur l'étendue et les limites du "gouvernement" des banquiers centraux.
Laruelle Marlène ; Pranchère Jean-Yves ; Miranda A
Néoréaction, régression démocratique, illibéralisme, autoritarisme, populisme, néofascisme, cyberlibertarianisme, antimodernisme : cet écheveau de concepts rendant compte de certaines des évolutions profondes de nos sociétés et de nos systèmes politiques contemporains a de quoi désorienter. Régulièrement, pourtant, l'actualité invite à les utiliser pour désigner des discours, des pratiques institutionnelles, des projets politiques ou des idéologies, qu'il s'agisse, de façon neutre, de les décrire ou, de façon plus engagée, de s'en inquiéter et de les dénoncer. C'est là tout l'intérêt intellectuel et l'utilité civique de ce volume : clarifier ces concepts tout en mettant en lumière les liens entre deux ensembles de phénomènes qui méritent d'être appréhendés de concert. Ainsi s'impose aujourd'hui la nécessité de scruter en détail les fondements intellectuels des tendances autoritaires, afin de mieux en comprendre les manifestations politiques et institutionnelles.
L'entrée du numérique dans nos sociétés est souvent comparée aux grandes ruptures technologiques des révolutions industrielles. En réalité, c'est avec l'invention de l'imprimerie que la comparaison s'impose, car la révolution digitale est avant tout d'ordre cognitif. Elle est venue insérer des connaissances et des informations dans tous les aspects de nos vies. Jusqu'aux machines, qu'elle est en train de rendre intelligentes. Si nous fabriquons le numérique, il nous fabrique aussi. Voilà pourquoi il est indispensable que nous nous forgions une culture numérique.
Atlas, dans la mythologie, représente un géant capable de tenir la Terre sur ses épaules sans en être écrasé. Mais quand Gérard Mercator publie en 1538 ce qu'il décide d'appeler un Atlas, le rapport des forces s'est complètement inversé : un "Atlas" est un ensemble de planches, imprimées sur du papier, quelque chose que l'on feuillette et que le cartographe tient dans sa main ; ce n'est plus la Terre que l'on a sur le dos et qui nous écrase, mais la Terre que l'on domine, que l'on possède et que l'on maîtrise totalement. Près de cinq siècles après, voilà que la situation s'inverse à nouveau : paraît un "Atlas" qui permet aux lecteurs de comprendre pourquoi il est tout à fait vain de prétendre dominer, maîtriser, posséder la Terre, et que le seul résultat de cette idée folle, c'est de risquer de se trouver écrasé par Celle que personne ne peut porter sur ses épaules". Bruno Latour Changement climatique, érosion de la biodiversité, évolution démographique, urbanisation, pollution atmosphérique, détérioration des sols, catastrophes naturelles, accidents industriels, crises sanitaires, mobilisations sociales, sommets internationaux, transition climatique... Voici le premier atlas réunissant l'ensemble des données sur les transformations écologiques de notre temps.