Contrairement à ce que laisse penser une abondante littérature philosophique, le péché n'est pas l'unique " matrice " de la culpabilité. Le péché provient d'une culture ancienne dans laquelle la responsabilité objective prévalait encore sur la responsabilité subjective. Notre expérience de la culpabilité nous indique une autre voie. Avant d'être un écart à la loi, la culpabilité est un écart à soi, la rupture d'un engagement passé avec soi-même en vue de respecter autrui. Cette hypothèse permet de comprendre le scénario complet de l'innocence au pardon en passant par la tentation, le remords, la honte et le repentir. Elle permet d'y voir plus clair sur les pathologies de la culpabilité. Elle permet aussi, indirectement, d'avancer des propositions constructives dans la question de la culpabilité postcoloniale, en réfléchissant à ce qu'une nation doit aux autres en fonction du regard qu'elle porte sur elle-même. Cet ouvrage répond au projet de libérer ces thèmes de leur pesanteur métaphysique en rationalisant la position des problèmes.
Nombre de pages
224
Date de parution
22/11/2019
Poids
350g
Largeur
145mm
Plus d'informations
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EAN
9782841749485
Titre
La culpabilité. Essai de démystification
Auteur
Fedi Laurent
Editeur
KIME
Largeur
145
Poids
350
Date de parution
20191122
Nombre de pages
224,00 €
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Résumé : Auguste Comte (1798-1857), philosophe inspiré et fondateur d'église, est aujourd'hui peu fréquenté et sa doctrine, le positivisme, volontiers décriée. Son ?uvre, qui témoigne d'une ambition socio-politique fort moderne, mérite pourtant d'être redécouverte. Auguste Comte voulait en effet, s'inscrivant dans le mouvement amorcé par la révolution industrielle et la généralisation des concepts scientifiques, accélérer l'unification de la société à l'échelle de la planète en découvrant le " système " du savoir et du pouvoir de cette nouvelle configuration historique. Il a inventé la " sociologie " pour théoriser et réaliser un type d'organisation sociale qui ne fut ni individualiste ni oppressif. Puis il a édifié une " religion positive ", sorte de socio-anthropologie articulant les composantes de l'activité humaine (masculin/féminin, c?ur/raison, etc.) dans un dispositif de stimulations réciproques, afin d'orienter savoir, désir et travail vers la " Déesse Humanité "... Ce livre s'efforce de restituer la profonde originalité du positivisme de Comte, sans gommer certains de ses aspects inquiétants, espérant inciter à lire un auteur dont l'influence se fait toujours sentir dans les domaines scientifique, religieux et " idéologique ".
L'oeuvre de Charles Renouvier (1815-1903), aujourd'hui injustement oubliée, a joué un rôle non négligeable dans l'histoire intellectuelle et politique de la France au moment de l'édification des grandes institutions républicaines ; et cela, en proposant une théorie de la connaissance centrée sur les "lois de la représentation" et dirigée contre l'Absolu, l'Infini, la Substance, c'est-à-dire contre les "idoles" de la métaphysique, accusées d'encombrer de "dogmes" et de "mystères" tous les domaines du savoir, y compris les mathématiques. Chez Renouvier, l'examen critique de la connaissance s'affirme comme dévoilement des ressources de la raison individuelle. Il s'agit de fonder sur des bases inébranlables les conditions d'une pensée autonome et de prendre définitivement congé de la coutume et du principe d'autorité. Le livre de Laurent Fedi étudie cette théorie pluraliste sous ses trois aspects fondamentaux, l' "apriorisme", le "finitisme" et le "phénoménisme". En replaçant la doctrine dans son contexte philosophique et scientifique, en confrontant par exemple Renouvier avec Bolzano sur la question de l'infini mathématique, en démêlant les héritages conjugués de Kant, de Hume et de Leibniz, ce livre donne à voir dans le "néocriticisme" français non plus un kantisme affadi, mais une philosophie relativiste et "moderne", qui présente la relation comme constitutive de ses termes et qui promeut un schéma conceptuel employé et spécifié plus tard par William James, Ernst Cassirer et Gilles Deleuze.
Comment rendre compte des déplacements du concept de fétichisme aux marges de la philosophie - de l'histoire des religions à l'anthropologie, à la sexologie et à la théorie de la valeur-marchandise ? Et comment expliquer que ces migrations aient un parallèle attesté dans l'imaginaire romanesque ? Ce livre tente d'apporter des réponses à ces questionnements qui intéressent à la fois la philosophie, la littérature et les sciences humaines. Laurent Fedi appuie ses analyses sur une construction issue d'un dialogue théorique avec Panofsky, Lukacs, Benjamin, Foucault, Michel Serres. Il étudie selon une méthode originale les représentations du fétichisme dans ce qui fut peut-être leur lieu d'élaboration privilégié : le champ culturel français de Charles de Brosses à Marcel Mauss, jalonné par des penseurs comme Benjamin Constant, Comte, Renouvier, Binet, Durkheim, Lévy-Bruhl, et par des écrivains comme Restif de La Bretonne, Chateaubriand, Balzac, Maupassant, Jules Verne, Pierre Loti. Ce livre de philosophie plutôt que d'érudition est un coup de sonde dans la protohistoire des sciences de l'homme, une analyse des illusions d'un savoir en excès qui verse dans l'imaginaire. C'est aussi un essai pour faire parler la littérature, et pour élaborer une théorie épistémologique des représentations culturelles concrètes.
Zalmen Gradowski est né en 1910 à Suwalki, ville polonaise située près de la frontière lituanienne, dans une famille de commerçants très religieux. Le 8 décembre 1942, il est déporté avec sa famille à Birkenau qui est gazée le jour même; quant à lui, il est rapidement transféré au Sonderkommando du crématoire III. Il est assassiné le 4 octobre 1944 lors de la révolte du Sonderkommando dont il est un des chefs.