Economie arachidière et dynamiques du peuplement au Sénégal. Kaffrine et le Saloum oriental de 1891
Faye Valy ; Fall Babacar
KARTHALA
28,01 €
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EAN :9782811115692
A travers une approche renouvelant la démographie historique à partir de l'étude d'une région qui a cristallisé les mouvements de population les plus significatifs dans la colonie du Sénégal, ce livre reconstitue l'histoire du Saloum oriental en le situant dans l'histoire globale de la colonie et du capitalisme industriel français. Il projette un éclairage neuf sur l'histoire économique du Sénégal colonial, en exploitant une riche documentation, écrite et orale sur les divers aspects de l'histoire des peuplements, de l'économie, de la société et de la culture, pour rendre compte des transformations et des ruptures enregistrées sur une période de près de 70 ans. Valy Faye établit les étapes de l'évolution démographique du Saloum oriental, largement marquées par des interventions de l'administration coloniale, mais aussi par des dynamiques autochtones révélatrices de choix politiques et économiques des chefs religieux à la recherche d'autonomie économique. Il analyse ainsi les diverses mesures administratives qui ont encadré le cheminement, souvent forcé, des diverses communautés ethniques, mais aussi l'organisation par les confréries religieuses des déplacements des travailleurs et de leurs familles pour tirer profit des revenus monétaires procurés par l'arachide. Il montre à l'échelle locale un modèle de mise en valeur extraverti et fondé sur une surexploitation des ressources naturelles et humaines de ces terroirs. La fièvre de l'arachide s'est développée au détriment des cultures vivrières et avec la marginalisation des activités de l'élevage. Ce modèle a subi les contrecoups de la crise de l'agriculture sénégalaise et du capitalisme industriel français. Cette contribution permettra sans aucun doute aux décideurs, aux élus et aux citoyens de la région de Kaffrine de tirer le meilleur profit des matériaux de l'histoire de leur territoire. A un moment où le grand pôle de développement du Sine-Saloum se met en place et se cherche une identité, qui devra se forger avec une pleine conscience de ses diversités et des héritages du passé.
Nombre de pages
324
Date de parution
25/01/2016
Poids
520g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782811115692
Auteur
Faye Valy ; Fall Babacar
Editeur
KARTHALA
Largeur
160
Date de parution
20160125
Nombre de pages
324,00 €
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Qu'est-ce que la philosophie ? A cette question répondait Heidegger en 1955 par une autre question : qu'est-ce que l'être ? Mais y a-t-il sens à répéter une énigme qui, à Athènes, revenait à demander : comment pense la pensée grecque ? En 1991, Deleuze répond par une réponse de Nietzsche : c'est le pouvoir de " créer des concepts ". Et ce serait un privilège " européen ". Mais à quoi répond cette création conceptuelle ? Ne trouve-t-elle pas ailleurs ce qui l'alimente et qui la brûle ? L'enquête commence par explorer ici le tout premier usage du mot philosophie, chez Héraclite. Et du terme philosophie, dans le Gorgias de Platon. Mais comment atteindre cette nappe narrative sous-jacente, voire l'histoire violente qui sont source et débat pour la philosophie ? Il ne s'agit pas de passer en revue le magasin des idées, qui remplirait la philosophie. Mais de tenter, comme sous vide, de trouver cette liberté. Qui cherche à dire plus vite, plus dense que la narration. Sa tentative voyage en des langues multiples. Elle passe par la philosophie arabe des Andalous et par la philosophie de la Chine. Davantage, - elle serait elle-même ce voyage ? Elle est l'apprentissage du mouvement qui permet toute transformation. " ... Sortir l'archive dans le mouvement même de sa formation, comme un discours se mêlant au mouvement même, dans la ligne de ce que Faye a fait... " Michel Foucault.
Ce livre présente la première synthèse relative à l'évolution de la philosophie en France, du XVe au XVIIe siècle, soit de l'année 1436 où Raymond Sibiuda (Sebond) expose sa «science de l'homme» à 1636 lorsque Descartes formule son «projet d'une Science universelle pour élever notre nature à son plus haut degré de perfection».C'est en se recentrant sur la question de la perfection de l'homme que le mode de pensée du philosophe s'est distingué radicalement de celui du théologien. Tandis que Sibiuda semble encore, comme le dira Montaigne, tout à la fois philosophe et théologien, Charles de Bovelles, qui se définit explicitement comme ami de la philosophie et non théologien, est le premier penseur moderne à concevoir en France une véritable philosophie de l'homme devenu pleinement lui-même dans la figure du sage.Après Bovelles, Montaigne se reconnaît dans l'humaniste, c'est à dire un auteur d'écrits «purement humains et philosophiques, sans meslange de Theologie», tandis que Pierre Charron, en quête d'une sagesse enracinée dans l'humanité de l'homme, oppose aux théologiens la vertu libre et généreuse des philosophes.Loin d'être opposé aux penseurs de la Renaissance, René Descartes apparaît désormais comme celui qui a su prolonger et accomplir deux siècles de méditations renaissantes. Le philosophe se caractérise maintenant par sa confiance dans les facultés de l'homme, naturellement capable d'évoluer par lui-même en vue d'atteindre sa perfection propre.Or c'est dans sa métaphysique elle-même que Descartes éclaire le sens philosophique de ce qu'il nomme la «plus grande et principale perfection de l'homme». La prise de conscience des affinités profondes entre la pensée humaniste et la philosophie première de Descartes ouvre ainsi la voie à une réévaluation d'ensemble de la métaphysique moderne.
Faye Louis-Pasteur ; Chavane Xavier ; Aumonier Eri
Autour des questions les plus récurrentes des musulmans à l'égard des chrétiens les auteurs donnent les clefs pour un dialogue fécond à partir du contenu de la foi chrétienne, d'un éclairage sur la vision de cette foi par l'Islam et apporte ainsi des éléments de réponse.
A la croisée de la psychanalyse et de l'anthropologie, cet ouvrage propose une lecture structurale de l'histoire ottomane et républicaine de la Turquie. D'Osman à Kemal, de la chute de Constantinople au mouvement protestataire du parc de Gezi (2013), sont retracées les transformations du "discours" social organisé par quatre places qu'occupent différentiellement le sultan, l'Etat, les assujettis et le territoire. Au "discours d'Empire" des premiers Ottomans succède au XVIIe siècle un "discours d'en pire" dont émerge, au XIXe siècle, celui "de la paranoïa" à la logique génocidaire. De cette matrice naît celui de la République, toujours actuel depuis cent ans : le "discours de l'hainamoration" dont Erdo?an est depuis vingt ans le sujet principal. Ces transformations successives ont pour enjeu, avec une étrange constance, le champ de l'altérité : le lieu de la différence.