Quand l'âme est à quai est un hymne à la nostalgie créatrice, à la vie dans toutes ses dimensions profanes et religieuses, à l'amour-fusion, à la tendresse qui en découle, à la nature simplement. Ce qui fascine d'emblée c'est la variation du style ou l'absence de style : tantôt le texte est libre, tantôt versifié, comme pour valoriser la liberté de la création par quoi elle se définit et trouve sa plénitude. Plusieurs poèmes caractérisent à suffisance la profondeur du recueil qui navigue entre tristesse, ivresse et tendresse. Je découvre une sensibilité à fleur de peau, une sensualité qui frise la gourmandise ou un appétit de félin à tout le moins. Ce recueil fera date". Marcel Mendy
Nombre de pages
80
Date de parution
05/01/2022
Poids
109g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782343237442
Titre
Quand l'âme est à quai
Auteur
Faye Mame Ngoné ; Diop Mamadou Socrate ; Ba Waly
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
109
Date de parution
20220105
Nombre de pages
80,00 €
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Epaves oniriques est le reflet d'une vie inusable tachetée d'orgueil de la solitude, mais aussi d'éruptions de liberté. Un cri sourd mais mélodieux là où la douleur parvient à se donner à l'autre comme un présent, comme tout ce qui reste à offrir en attendant que les chairs de la plaie du coeur se rejoignent.
Ce roman écrit sur le coronavirus est un récit poignant qui retrace ses diverses péripéties de manière circonstanciée. Babacar Diop, le personnage principal est un étudiant sénégalais qui vivait en Chine plus précisément à Wuhan, épicentre de la pandémie. Il est venu assister à la cérémonie de huitième jour du décès de sa mère. Quand il a voulu retourner en Chine, les autorités de ce pays d'Asie ont fermé leurs frontières. Babacar Diop était obligé de rester à Dakar. Un jour, il a fait la connaissance du directeur de la prévention qui sollicita son aide afin qu'ils luttent ensemble contre cette funeste maladie de la covid 19. L'apparition d'un autre étudiant en médecine à l'université de Dakar, le marocain Mehdi, a été salvatrice, car elle a permis aux trois vaillants soldats de la santé d'affronter rudement ce virus invisible qui a bouleversé l'humanité entière.
Telle une sirène entre deux eaux, la plume plonge, agile en profondeur, ayant en apnée la subtile disparition des titres qui aiguise la curiosité. Dès lors, Haj'Art nous embarque brusquement dans son halo doucereux. Une plume savoureuse qui retrace un climat piquant. On n'a pas le temps d'attacher la ceinture. SOUPIR ! L'amour, la douleur, la peur, le désespoir, la haine ; tous entre la tristesse hugolienne et le spleen baudelairien sont les peintures qui badigeonnent cette versification tantôt hermétique, tantôt surréaliste. On a de quoi décortiquer. Entre l'engagement fougueux et l'intimisme discret, le parcours des "Soupirs" est mouvementé, la syntaxe agitée et l'image vivante. Respirons ! "N'importe où ! N'importe où ! Pourvu que ce soit hors du monde ! " s'exclamait Baudelaire, et Soupir souffle dans la grotte : " A tout prix je m'élance/ A tout prix je le veux". Dans le combat entre le coeur et la raison, on attend impatiemment l'éclosion de la vérité. Entre l'encre et la plume, exultons ! A tout prix... Pathé Dièye, Poète et slameur.
Il y a des livres qui traversent nos vies comme des passants pressés : on les lit, on les oublie, ils repartent sans un mot. Et puis, il y a Les soliloques de l'Ignorant. Ce recueil-là ne passe pas, il s'installe. Il ne toise pas de loin, il s'approche, il vous regarde droit dans l'âme, et quand il parle (car il parle) ce n'est pas pour faire joli, c'est pour remuer quelque chose de profond, de silencieux, d'enfoui. Lire ce livre, ce n'est pas une expérience littéraire. C'est une rencontre. Un face-à-face. Et parfois, disons-le franchement, un uppercut. (...) Il y a chez Waly BA une manière bien à lui d'enrober les pensées les plus vertigineuses dans une langue taquine, gouailleuse, parfois railleuse, souvent tendre, toujours maîtrisée. Son mot est instrument, son aphorisme, une gifle suivie d'une caresse. On passe d'une méditation sur la mort à une déclaration d'amour aux amis disparus, d'un pamphlet contre les trahisons politiques à un hymne discret aux âmes sincères. Il écrit avec la plume d'un poète, la précision d'un philosophe, et la hargne contenue d'un moraliste au coeur tendre. (...) Il faut lire ce recueil lentement. Avec patience. Avec respect. Comme on écouterait un aîné sous l'arbre à palabres, ou un frère un peu plus avancé dans la nuit. Il ne vous dira pas où aller. Mais il vous montrera des chemins. Et surtout, il vous donnera envie de marcher. De douter. De parler. D'aimer. Ce livre est un cadeau. Un livre qu'on a envie de relire, d'offrir, de défendre, de citer. Un livre qui donne envie d'écrire, et surtout, de mieux penser. C'est rare. Et c'est précieux. Mame Ngoné Faye Critique littéraire