Dans le monde contemporain, tout homme est soumis, des degrés divers, un pouvoir gouvernemental. Mais le fait d'être gouverné ne peut s'analyser dans sa généralité et sa complexité si l'on porte le regard sur les seuls destinataires de l'action publique. Les manières de gouverner, les multiples faons dont se définissent et se déploient les politiques publiques engagent des rapports fort divers entre ceux qui sont gouvernés et ceux qui les gouvernent. On ne saurait de surcroît oublier que les uns et les autres oeuvrent dans le champ clos de l'Etat, dont la place dans les relations sociales est encore et toujours revisiter. Dans quelles perspectives appréhender ces hommes et femmes que l'on gouverne ? Comment les gouverne-t-on ? Sont-ils d'ailleurs gouvernables ? L'Etat doit-il être tenu en lisière, réinvesti, dépassé ? Telles sont les questions autour desquelles s'organisent les contributions rassembles dans ce livre publié en l'honneur de Jean Leca. Une vingtaine de politologues, parmi les plus représentatifs et reconnus de la discipline, rendent ainsi hommage une figure majeure de la science politique internationale.
Nombre de pages
376
Date de parution
04/09/2003
Poids
490g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782724609110
Titre
Etre gouverné. Etudes en l'honneur de Jean Leca
Auteur
Favre Pierre ; Schemeil Yves
Editeur
SCIENCES PO
Largeur
135
Poids
490
Date de parution
20030904
Nombre de pages
376,00 €
Disponibilité
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La science politique, comme toute science sociale, peut atteindre à une pleine connaissance des processus politiques. Les sciences sociales, moins différentes des sciences de la nature qu'on n'aime à le dire, méritent en effet leur titre de "sciences". Les unes et les autres ont pour socle commun le déterminisme du monde et l'unicité de la raison humaine. La capacité des sciences sociales à prévoir le devenir d'une société et les effets de nos actions dans le monde reste cependant très limitée. On ne peut jamais expliquer que ce qui s'est passé. Le futur éloigné demeure par essence imprévisible, il est utopique de le présager. Comment alors agir dans le monde si l'on ne peut guère prévoir les conséquences de nos décisions? Que peut être une action politique si l'on admet, avec la majorité des sociologues, que "le résultat final de l'activité politique" répond "rarement à l'intention originale" (Weber)? La science politique, dans son volet théorique, doit se donner pour tâche de penser les principes rationnels de l'ordre social sur la base des connaissances acquises, et concrètement, de mettre en débat les décisions qui peuvent y concourir. Ce livre propose un autre fondement à l'action politique. Les décisions doivent s'appuyer sur des valeurs établies de manière collective par la raison et donc graduellement universalisables.
La science politique a aujourd'hui pignon sur rue, et dans certains domaines, ses résultats quittent même les pages des revues spécialisées pour alimenter articles de presse et débats télévisés. Elle ne cesse d'affiner ses techniques d'investigation et de mieux appréhender le pouvoir dans l'Etat, les partis, le comportement électoral, les mobilisations de masse.De cette science politique française, on connaît mal l'histoire. Or c'est dans les temps de la formation d'une discipline que se fondent les problématiques, que s'instituent les partages de territoire, que naissent les cécités scientifiques, dont la connaissance présente reste largement faite.Le lecteur trouvera ici le récit des années décisives: elles commencent aux lendemains d'une guerre, avec la création en 1871 de l'Ecole libre des sciences politiques; elles s'achèvent à la veille d'une autre guerre, lorsque André Siegfried publie, en 1913, le Tableau politique de la France de l'Ouest.Pierre Favre explore l'oeuvre de ces hommes célèbres ou obscurs qui, par des voies parfois inattendues, ont contribué à fabriquer une science nouvelle. Il raconte les conflits dans lesquels s'engagèrent les institutions d'enseignement pour l'appropriation de la discipline. Il inventorie les grandes entreprises de classification des objets de science et les mille autres faits qui ont concouru à la naissance de la science du politique.Et toujours, c'est une science-chimère qu'il rencontre, une science hybride où se mêlent passions politiques, prises de positions philosophiques, généralisations incertaines, et un peu de cette scientificité en train, difficilement, de se constituer...Pierre Favre est professeur à l'Institut d'études politiques de Paris et directeur d'études et de recherches à la Fondation nationale des sciences politiques.
Cette synthèse sur la théorie des relations internationales les situe dans leur environnement intellectuel et historique. Elle passe en revue les modèles de référence généraux ainsi que les divers concepts de cette science politique, avant de détailler les débats sectoriels de la discipline. Cette édition intègre notamment les derniers développements sur le marxisme et l'intégration européenne.
Monique Dagnaud est sociologue au CNRS, enseignante à l'EHESS et à l'INA. Sociologue des médias, elle a publié de nombreux ouvrages dont Les Artisans de l'imaginaire, La Teuf, Essai sur le désordre des générations.
Le rejet du Traité constitutionnel européen en 2005 par les peuples français et néerlandais, suivi du "non" irlandais de 2008 et du Brexit de 2016, a plongé l'Union européenne dans une crise grave. II a fait resurgir doutes et incertitudes quant à sa nature institutionnelle, à la répartition des pouvoirs, à la place des citoyens et des opinions et à sa capacité à faire face aux enjeux mondiaux actuels. Comprendre cette crise, et ses répercussions profondes sur la politique des Etats membres, exige d'affronter la complexité de l'Union, sans en exagérer la portée. Ce livre a pour ambition de mettre en évidence la cohérence et l'originalité du régime politique européen. Il analyse la nature de la "fédération d'Etats" et montre comment les conflits de compétence sont résolus en son sein. Il revient sur l'équilibre institutionnel original du "modèle communautaire" et sur les mécanismes de décision qu'il génère. Il se penche sur la "vie politique" qui s'ébauche dans l'Union et s'interroge sur la manière dont cette fédération d'Etats peut devenir pleinement démocratique. Dépassant les dichotomies classiques et posant le compromis comme principe constitutif de la vie politique européenne, cet ouvrage constitue une véritable référence qui permet de mieux saisir les enjeux de l'Union européenne.