
Michel-Ange face aux murs
Le livre s'ouvre par un portrait au vitriol de Michelangelo di Ludovico Buonarroti Simoni, ditMichel-Ange: « coléreux, jaloux, cupide, menteur, avare, méprisant, fourbe, vaniteux ». A cela il faut ajouter malhonnête (il refuse de verser leurs salaires à ses aides, enterre des statues pour les revendre comme antiques), sordide (il vit dans la crasse, dort sur un grabat au-dessus d'un coffre rempli d'or), quasi paranoïaque? C'est pourtant à cet homme impossible que le pape Jules II va, précisément, demander l'impossible: alors que Michel-Ange est sculpteur, il lui ordonne de peindre à fresque dans les plus brefs délais la voûte de la chapelle Sixtine: plus de 1 200 mètres carrés de plafond à 20 mètres du sol? Nous sommes en 1506, Michel-Ange a 33 ans. Il ne sait pas qu'il luifaudra six ans de travail acharné, douloureux, avant de pouvoir poser ses pinceaux, quitter sonéchafaudage pour pouvoir enfin donner à voir l'un des plus grands chefs-d'oeuvre de l'art. Michel-Ange n'en a pas fini d'affronter les murs nus: en 1533, un nouveau pape, Paul III, lui commande d'orner le choeur de la Sixtine. L'artiste imagine alors un Jugement dernier, qu'il lui faudra cette fois encore six ans pour terminer. Et puis, beaucoup plus tard, il y aura un autre mur nu, que Michel-Ange, cette fois, ne pourra surmonter? Plus que le récit de la genèse d'un chef-d'oeuvre, ce livre est le portrait en action d'un homme monstrueux aux yeux des hommes ordinaires, mais capable de beauté monstre, tout entier dévoré par la passion de créer, secoué d'une immense puissance vitale, et par moment d'une étonnante humanité, comme en témoignent certains vers traversés d'un humour grinçant.
| Nombre de pages | 118 |
|---|---|
| Date de parution | 09/11/2010 |
| Poids | 173g |
| Largeur | 121mm |
| EAN | 9782070129805 |
|---|---|
| Titre | Michel-Ange face aux murs |
| Auteur | Farrachi Armand |
| Editeur | GALLIMARD |
| Largeur | 121 |
| Poids | 173 |
| Date de parution | 20101109 |
| Nombre de pages | 118,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

LES ENNEMIS DE LA TERRE. Réponses sur la violence faite à la nature et à la liberté
Farrachi ArmandLe seul moteur de notre civilisation productiviste est la destruction. Destruction des hommes, des peuples, des milieux naturels, destruction même de cette économie qui, emportée par son élan criminel, s'autodétruit et en trouve à se survivre qu'en détruisant ailleurs. " Le constat d'Armand Farrachi est clair : malgré les déclarations d'intention, malgré les efforts des écologistes, la planète est en danger. Ses ennemis cherchent un profit immédiat à empoisonner l'air, les sols et l'eau, à abattre les arbres et les animaux. Ils trouvent en outre un intérêt à détruire la réalité pour lui substituer un réel artificiel, éventuellement virtuel, qu'ils contrôleraient entièrement. Qui sont les ennemis de la Terre ? Les producteurs qui se livrent au pillage de la nature. Les chasseurs, pour qui la mort du non-humain est un loisir. Les consommateurs, prêts à brader leur liberté et leur responsabilité contre la promesse d'un bien-être trompeur. Les idéologues qui justifient la violence contre le vivant par les concepts commodes de " progrès " et " d'humanisme "... Cet essai polémique permet de prendre la mesure d'une agression généralisée. Sous forme de réponses aux critiques, il invite aussi à relever le défi de la liberté et à établir de nouvelles relations entre la planète et les hommes. La défense de la nature n'est-elle pas le plus sûr moyen de penser et de garantir la liberté individuelle ?ÉPUISÉVOIR PRODUIT14,48 € -

Rousseau ou l'état sauvage
Farrachi ArmandRésumé : Jean-Jacques Rousseau n'est pas seulement le premier écrivain à revendiquer le malheur d'écrire. Contre l'hégémonie de la culture, de la science et de la technique, contre la destruction de la nature, contre la société du spectacle et de la consommation, il prend le parti de la sauvagerie, c'est-à-dire de la liberté absolue quitte à passer pour fou plutôt que pour complice. L'optimisme des Lumières aboutit aux impasses du XXe siècle, il fallait une lecture radicalement moderne de Rousseau pour qu'il reste le fondateur de la sensibilité et de la pensée actuelles. Par ses refus autant que par ses choix, par sa pensée toujours libre et jamais domestiquée, par ses m?urs farouches, sa nature solitaire, par son rejet de la civilisation et de la culture, autant que par sa défense du primitif, Rousseau est bien un sauvage, dans tous les sens du terme.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER11,16 € -

La tectonique des nuages
Farrachi ArmandLes essais et le journal qui composent La Tectonique des nuages forment un guide invitant au simple usage du monde, Où l'amour de la nature coïncide avec l'amour de la littérature. Aussi librement que des nuages poussés par le vent, souvenirs, expériences, voyages, lectures conduisent à une quête de sagesse, dans le monde sauvage (à la recherche des ours), dans les livres (avec Montaigne), ou dans le métro. Diverses anecdotes posent avec humour de graves questions, comme la présence des morts, l'origine des idées ou la nostalgie des révolutions. Par l'acuité de la vision et l'élégance du style, l'auteur nous entraîne dans un monde où l'intime rejoint l'universel, à l'exemple des "essais", "promenades", "rêveries" ou "propos" dont de grands écrivains ont enrichi notre littérature.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER21,00 € -

Petit lexique d'optimisme officiel. Comprenant syndromes, paradoxes, directives, faux amis et autres
Farrachi ArmandRésumé : Ne dites pas " précarité ", dites " flexibilité ". Ne dites pas " antitechnicien ", dites " obscurantiste ". Ne dites pas " réforme ", dites " modernisation ". Ne dites pas " empoisonner " ni " polluer ", dites " fertiliser ". Nier l'évidence, rassurer à tout prix, même et surtout quand l'incendie fait rage, tel semble être l'objectif du pouvoir et des " communicants " face aux questions soulevées par des situations ou des risques de plus en plus inquiétants. En particulier dans le domaine sensible de l'" environnement ", la réponse est toujours la même : tout va bien, les mauvais signes apparents sont trompeurs, anodins, inexistants. Dans un monde où les paysans sont devenus " exploitants agricoles " et les patrons " entrepreneurs ", où la charité se déguise en " action humanitaire ", où derrière un " plan social " se cache un licenciement massif, ce Petit lexique nous aide à saisir comment la sémantique officielle s'applique à ne pas voir la réalité, à minimiser les périls, à désigner en termes positifs les phénomènes qui le sont le moins. Il relève à la fois les " faux amis " et les paradoxes qui signifient autre chose que ce qu'ils désignent, voire le contraire (abondance, liberté, croissance, bonne nouvelle...), les conduites aberrantes constituées en véritables syndromes (de l'autruche, du Père Noël...) ou en directives (s'obstiner dans l'erreur, jouer avec le feu...) et la contamination du langage par l'économisme (gérer ses relations, optimiser...). L'" élimination des mots indésirables " (et donc des concepts interdits) que craignait Orwell est-elle en train de triompher ?Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER24,70 €
Du même éditeur
-

Haute-Folie
Wauters AntoineJe crois que certains êtres ne nous quittent pas, même quand ils meurent. Ils disparaissent, or ils sont là. Ils n'existent plus, or ils rôdent, parlant à travers nous, riant, rêvant nos rêves. De même, quand on pense les avoir oubliés, certains lieux ne nous quittent pas. Ils nous habitent, nous hantent, au point que je ne suis pas loin de croire que ce sont eux qui écrivent nos vies. La Haute-Folie est un de ces lieux. Toute notre histoire tient dans son nom". Haute-Folie raconte la vie de Josef, un homme dont la famille a été frappée, alors qu'il venait de naître, par une série de drames qui ne lui ont jamais été rapportés. Peut-on être en paix en ignorant tout de sa lignée ? Où chercher la sagesse quand un feu intérieur nous dévore ? Qu'est-ce que la folie, sinon le pays des souffrances qui n'ont nulle part où aller ? Servi par un style fulgurant, ce roman cruel et lumineux explore la marginalité et les malédictions qui touchent ceux dont l'histoire est ensevelie sous le silence.EN STOCKCOMMANDER19,00 €
De la même catégorie
-

Peggy Guggenheim. Le choc de la modernité
Prose Francine ; Lebleu OlivierHéritière d'une richissime famille juive américaine, Peggy Guggenheim (1898-1979) a rassemblé une des plus belles collections au monde d'art moderne. Excentrique, anticonformiste, libertine, Peggy Guggenheim éprouve un goût effréné pour l'art et les artistes. Après-guerre, sur les conseils d'André Breton, elle expose à Londres Kandinsky, Calder ou Brancusi. Venue à Paris, elle achète un tableau par jour, aide Giacometti et Picasso, puis elle part à New York où elle épouse Max Ernst. En 1942, sa galerie Art of this Century révèle au public les surréalistes européens et la jeune avant-garde américaine ? Jackson Pollock, Mark Rothko. En 1949, installée à Venise, au bord du Grand Canal, dans un palais du XVIIIe siècle, elle expose une somptueuse collection que le monde entier admire encore aujourd'hui.EN STOCKCOMMANDER10,00 € -

L'amour est une fête ! selon Renoir
Auzel DominiqueMêlant récit romanesque et enquête historique, chaque auteur raconte l'histoire d'un tableau célèbre : Bal du moulin de la Galette. Paris, un dimanche de fin de printemps 1876. Auguste Renoir plante son chevalet au moulin de la Galette pour immortaliser l'ambiance insouciante de cette guinguette sur la butte de Montmartre. La bohème parisienne se retrouve pour danser, manger et boire en toute insouciance. Amis du peintre, modèles, artistes et habitués du lieu poseront pour lui sur plusieurs semaines. Cette oeuvre présentée pour la première fois lors de la troisième exposition impressionniste en avril 1877 sera incomprise et parfois moquée par une presse hostile à cette peinture d'un genre nouveau. Pourtant, Georges Rivière, critique d'art, écrira à son sujet : "C'est un véritable témoignage historique, un précieux monument représentant la vie parisienne avec une rigoureuse exactitude." A travers celles et ceux qui ont côtoyé l'artiste, le roman raconte l'histoire de cette oeuvre et de Renoir, peintre de la figure humaine et du bonheur de vivre, qui réussit avec sa palette de couleurs un jeu de lumière et d'ombres remarquable. Une représentation poétique du plaisir d'être ensemble, figé pour l'éternité dans ce tableau iconique, chef-d'oeuvre des débuts de l'impressionnisme.EN STOCKCOMMANDER14,90 € -

Chagall, ivre d'images
Marchesseau DanielEn 1985, Marc Chagall, le dernier patriarche de la Côte d'Azur après Matisse et Picasso, s'éteignait à Saint-Paul-de-Vence dans sa quatre-vingt-dix-huitième année. L'Ecole de Paris peut s'enorgueillir d'avoir permis à nombre d'artistes étrangers de s'épanouir en son sein : Chagall en est l'un des pionniers les plus singuliers. "Ivre d'images", disait Malraux, qui lui avait commandé le plafond de l'Opéra de Paris. Celui qui a peint l'univers du "shtetl" juif à Vitebsk, mais aussi ses rêves, ses amours, le monde du cirque, et le message universel de la Bible, demeure aujourd'hui le conteur merveilleux d'une poétique universelle et intemporelle, fondée sur l'image canonique de Dieu et des hommes. Daniel Marchesseau retrace les itinéraires de ce Russe, déraciné à deux reprises, monté aujourd'hui au firmament, dans ces cieux qu'il a, durant sa longue vie, su peindre et enluminer.EN STOCKCOMMANDER16,30 €




