L'Antiquité rêvée. Innovations et résistances au XVIIIe siècle
Faroult Guillaume ; Leribault Christophe ; Scherf
GALLIMARD
15,00 €
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EAN :9782070130887
L'art du XVIIIe siècle est souvent perçu comme une marche progressive du petit goût rocaille vers un grand goût classique. Cette exposition souhaite, au contraire, mettre en lumière les différentes expériences qui, dans l'Europe entière, ont été menées pour renouveler les formes et les thèmes artistiques, entre 1720 et 1790. Dans cette quête, le regard sur l'antique est central. Peintures, sculptures, dessins, gravures, arts décoratifs: quelque cent cinquante oeuvres majeures illustreront ces processus d'innovation, d'émulation voire de résistance à l'antique dans l'Europe du XVIIIe siècle, qui éclairent les tensions au coeur même de la démarche créatrice. Bénéficiant de la contribution exceptionnelle de Marc Fumaroli, de l'Académie française, cette exposition réunira des pièces de premier ordre venues du monde entier. Textes de Guillaume Faroult, conservateur audépartement des Peintures du musée du Louvre; Marc Fumaroli, de l'Académie française; Thomas Gaehtgens, directeur du Getty Research Institute, Los Angeles; Christophe Leribault, conservateur en chef au département des Arts graphiques du musée du Louvre et directeur du musée national Eugène Delacroix, Paris; Christian Michel, professeur à l'université de Lausanne; Guilhem Scherf, conservateur en chef au département des Sculptures du musée du Louvre.
Nombre de pages
500
Date de parution
09/12/2010
Poids
2 738g
Largeur
235mm
Plus d'informations
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EAN
9782070130887
Titre
L'Antiquité rêvée. Innovations et résistances au XVIIIe siècle
Auteur
Faroult Guillaume ; Leribault Christophe ; Scherf
Editeur
GALLIMARD
Largeur
235
Poids
2738
Date de parution
20101209
Nombre de pages
500,00 €
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Selon les frères Goncourt, le XVIIIe siècle fut le siècle de la séduction et de la licence amoureuse, et le peintre Jean Honoré Fragonard son principal illustrateur. L'inspiration amoureuse parcourt l'?uvre protéiforme du "divin Frago", souvent en écho avec les transformations et les préoccupations de son époque. Elle accompagne les derniers feux de la galanterie pour emprunter ensuite les voies diverses de la polissonnerie, du libertinage ou de l'amour sincère et moralisé. À l'heure où le roman moderne prend son essor avec Diderot et Crébillon, la question de l'articulation délicate de la sensualité et du sentiment est centrale dans la réflexion des intellectuels et des moralistes des Lumières. Fragonard s'en empare à son tour et, dans ses peintures ou dans ses merveilleux dessins aux lavis, explore avec virtuosité les infinies variations du sentiment amoureux.
Joseph Mallord William Turner (1773-1831) est aujourd'hui considéré comme le plus grand - car le plus novateur, sans doute - des peintres anglais de paysages et l'un des maîtres de la peinture européenne au XIXe siècle. En effet, il a su opérer dans ses tableaux, et particulièrement dans ses oeuvres ultimes, un dépassement radical de la forme et de la fonction classiques du paysage par une dilution dans la lumière. "Oui, mon style, c'est l'atmosphère", a-t-il pu déclarer Cependant, ce révolutionnaire est aussi bien un héritier, un continuateur et un compagnon de route. La profonde singularité de son oeuvre s'est en effet constamment nourrie de son dialogue avec les autres peintres, tant les maîtres anciens que ses contemporains.
Le XVIIIe siècle fut, selon les frères Goncourt, celui de la séduction et de l'intrigue amoureuse, dont Jean-Honoré Fragonard (1732-1806) aurait été le principal illustrateur, voire le principal acteur. Cette inspiration parcourt en effet l'oeuvre protéiforme et généreuse du "divin Frago", depuis les compositions champêtres de ses débuts jusqu'aux allégories amoureuses qui occupèrent la fin de sa carrière. Tour à tour galant, libertin, audacieusement polisson ou au contraire soucieux d'une nouvelle éthique, son art traverse avec fougue et élégance un demi-siècle de création artistique, se renouvelant sans cesse pour mieux saisir les subtiles variations du sentiment et du désir.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.