Comment a-t-on inventé la Terre ? ? La réduction de la sphère au plan, l'invention de la carte, puis celle de la perspective, ont lentement permis de mesurer et de contrôler un territoire devenu l'espace où établir et déployer toutes nos activités. Mais ce modèle s'est effrité. Ce qui se substitue à lui pour notre égarement, c'est ce qu'on appelle les réseaux, situés à la fois nulle part et partout ? : un milieu bio-électronique et souvent immatériel issu de la somme des différentes unités d'information - ondes, câbles, fibres... , autant d'éléments qui ne peuvent reposer sur un territoire et agissent selon des modalités différentes de celles adoptées par la perspective où nous avions vécu jusqu'alors. Ce "? domaine ? " de l'information se configure comme un véritable anti-monde invisible, à l'intérieur duquel se situe le mécanisme de fonctionnement et de contrôle du monde physique que nous voyons. Le caractère immatériel de l'information a progressivement érodé et déplacé le concept de ville et de territoire, donc de citoyenneté et d'identité. L'Etat lui-même perd sa stabilité et commence de céder devant tant de flux. En sorte qu'il est devenu impératif de résoudre la question de la reconfiguration des tissus urbains et sociaux qui ont durement subi, avec l'esprit lui-même, les effets de cette nouvelle invasion technique. Il faut réinventer les données qui nous avaient servi à percevoir le monde. Par la séduction de son écriture et le rythme de ses chapitres associant la brièveté à l'ampleur d'une fresque - on y rencontrera aussi bien Homère que Brunelleschi, Linné que Melville... -, l'ouvrage nous convie à cette réinvention, que l'auteur sait rendre bien plus jubilatoire qu'angoissée. Le lecteur le suit avec délectation dans l'itinéraire qu'il lui ouvre de l'Antiquité à nos jours.
Nombre de pages
216
Date de parution
08/03/2019
Poids
225g
Largeur
126mm
Plus d'informations
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EAN
9791097497125
Titre
L'invention de la Terre
Auteur
Farinelli Franco ; Carraud Christophe
Editeur
CONFERENCE
Largeur
126
Poids
225
Date de parution
20190308
Nombre de pages
216,00 €
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La cartographie, depuis qu'elle a été élaborée par la culture occidentale, a réduit la sphère terrestre à un plan, nous faisant oublier qu'elle est un globe. Nous vivons avec l'illusion que le plan cartographique reproduit la surface de la l'erre sans nous rendre compte que le rapport que nous entretenons avec elle, tout comme nos notions d'espace et de temps, sont déterminés par cette illusion. Aujourd'hui, pourtant, nous ne pouvons plus nous contenter de cette médiation cartographique pour expliquer le fonctionnement du monde. C'est seulement en interrogeant nos principaux modèles de description et de compréhension du monde: la cartographie et ses corollaires, le paysage, le sujet, le lieu, la ville et l'espace, que nous serons en mesure d'appréhender le nouveau phénomène de la globalisation.
Résumé : Comment a-t-on inventé la Terre ? La réduction de la sphère au plan, l'invention de la carte, puis celle de la perspective, ont lentement permis de mesurer et de contrôler un territoire devenu l'espace où établir et déployer nos activités. Mais ce modèle s'est effrité. Ce qui se substitue à lui pour notre égarement, c'est ce qu'on appelle les réseaux, situés à la fois nulle part et partout : un milieu issu de la somme des différentes unités d'information - ; ondes, câbles, fibres... , autant d'éléments qui ne peuvent reposer sur un territoire et agissent selon des modalités différentes de celles adoptées par la perspective où nous avions vécu jusqu'alors. Ce " domaine " de l'information se configure comme un anti-monde invisible, à l'intérieur duquel se situe le mécanisme de contrôle du monde physique que nous voyons. Le caractère immatériel de l'information a progressivement érodé le concept de ville et de territoire, donc de citoyenneté et d'identité. L'Etat lui-même perd sa stabilité et commence de céder devant tant de flux. En sorte qu'il est devenu impératif de résoudre la question de la reconfiguration des tissus urbains et sociaux qui ont durement subi, avec l'esprit lui-même, les effets de cette nouvelle invasion technique. Il faut réinventer les données qui nous avaient servi à percevoir le monde. Par la séduction de son écriture et le rythme de ses chapitres associant la brièveté à l'ampleur d'une fresque - ; on y rencontrera aussi bien Homère que Brunelleschi, Linné que Melville... - ; , l'ouvrage nous convie à cette réinvention, que l'auteur sait rendre bien plus jubilatoire qu'angoissée. Le lecteur le suit avec délectation dans l'itinéraire qu'il lui ouvre de l'Antiquité à nos jours.
Vassilia part chaque jour dans la forêt pour retrouver l'ours. Là, les deux amis jouent pendant des heures et tout n'est que rires et joie. Mais l'ours est impatient : il veut découvrir le monde de Vassilia. Il rêve de manger la soupe chaude, de s'allonger sur un lit... La petite fille a beau le mettre en garde, l'ours ne peut pas s'empêcher, chaque soir, de s'approcher de plus en plus du village.Vassilia a si peur que les hommes lui fassent du mal qu'elle préfère, un soir, le laisser l'accompagner jusqu'à son isba. Elle pourra ainsi le protéger.Ils arrivent sans difficulté jusqu'à la maison de la fillette et l'ours découvre enfin tout ce que son amie lui avait raconté : la chaleur du poêle, l'odeur merveilleuse de la soupe et la douceur de l'édredon.Au petit matin, réveillé en sursaut par un cauchemar terrible où il est poursuivi par les villageois, l'ours s'enfuit pour retrouver sa forêt, son monde, où Vassilia ne manquera pas de le rejoindre pour jouer de nouveau avec lui...Françoise de Guibert se consacre à l'écriture et aux livres pour la jeunesse. Elle a déjà publié Sin le veilleur aux éditions du Seuil Jeunesse et Dis, comment ça pousse ?, Dis, où tu habites ?, Dis, comment fonctionne mon corps ? et Dis, que manges-tu ? chez De La Martinière jeunesse.Laura Fanelli travaille principalement pour des albums, des romans ados, des couvertures de livres, des affiches et des revues. Ses livres sont publiés en France et en Italie.
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