Vie imaginée de Shimon Guenzburg. Editeur typographe du XVIe siècle, à partir de sa correspondance a
Farazzi Patricia ; Baumgarten Jean
ECLAT
8,00 €
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EAN :9782841625086
Le Livre de Coutumes de Shimon Guenzburg, paru à Venise en 1593 et traduit par Jean Baumgarten (Des coutumes qui font vivre, L'éclat, 2021) a révélé un personnage haut en couleur qui contribua, grâce au livre, à ce que le judaïsme survive à l'exil et aux persécutions. Qu'est-ce qui fait qu'au moment du plus grand danger des individus se consacrent à coucher sur le papier les us et les coutumes d'une communauté qui risque de disparaître ? On ne sait presque rien de ce Shimon Guenzburg, mais son action est d'importance. Comment la raconter ? L'imaginaire vient alors supplanter l'Histoire, comme "la coutume efface la Loi". Sous la forme d'une correspondance entre l'éditeur typographe et la jeune vénitienne, Tirzah Adelkind, bien curieuse de son monde et de son temps, Patricia Farazzi et Jean Baumgarten font revivre ce qu'a pu être cette amitié par les livres dans le ghetto de Venise au XVIe siècle.
Nombre de pages
160
Date de parution
04/03/2021
Poids
114g
Largeur
100mm
Plus d'informations
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EAN
9782841625086
Titre
Vie imaginée de Shimon Guenzburg. Editeur typographe du XVIe siècle, à partir de sa correspondance a
Auteur
Farazzi Patricia ; Baumgarten Jean
Editeur
ECLAT
Largeur
100
Poids
114
Date de parution
20210304
Nombre de pages
160,00 €
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C'est à l'ombre de Carlo Michelstaedter que viennent s'abriter les personnages de La vie obscure, désormais inséparables d'une ?uvre qui, à l'aube du siècle du Grand-Nombre, interrogeait : " L'individu, où est-il ? " Et cet individu broyé se reconstruit ici à travers les dessins de silhouettes d'une femme qui peint, la réflexion intempestive d'une jeune fille de retour dans une ville, l'ironie inquiète d'une ombre philosophique.
Photographe du détail et l'infiniment petit, Elina échappe par hasard à un attentat qui soufflera l'immeuble où elle habitait à Tel-Aviv. La vie sauve, elle perd pourtant le fil d'une existence qui l'avait menée jusqu'au seuil ultime de cette Méditerranée problématique. Personnages, lieux, époques se juxtaposent dans sa mémoire comme les îles d'un archipel vertical dont elle photographie les contours. La ville devient alors le personnage central autour duquel gravitent un poète qui porte encore le deuil d'une fille disparue, un médecin, fils d'un juif allemand et d'une Arabe de Haifa, une jeune colombienne rencontrée dans un bar ou les souvenirs d'amis disparus.
Résumé : Paru dans Les Cahiers du Sud, en 1942, ce "petit chef d'oeuvre" de María Zambrano (1904-1991), traduit par Suzanne Brau, inscrit la pensée mystique et poétique de Saint Jean de la Croix (1542-1591) au coeur même d'une humanité dont il incarne la plus extraordinaire expression, sur cette "terre jaune, embrasée d'un feu qui n'est pas celui du soleil". Rarement la poésie de Jean de la Croix fut si parfaitement donnée à fleur de peau, et le hasard a voulu que, dans cette même revue et au presque même moment, un poète, traducteur, résistant, Simon-Rolland (1907-1944), livre ses propres traductions des poésies du Saint, qui sont, écrivait Pierre Emmanuel, "si belles qu'elles égalent l'original". Le Cantique spirituel parut toutefois aux éditions Charlot en 1945, de l'autre côté de la méditerranée, et c'est cette édition exemplaire qui est reprise ici, en miroir du Saint Jean de la Croix de María Zambrano, qui fait entendre la "musique silencieuse" de l'esprit.
Flüsser David ; Petitdemange Guy ; Pinto Lasry Vér
L'oeuvre de David Flusser a marqué durablement les relations entre le judaïsme et le christianisme, et son ouvrage sur le Jésus historique, à la suite des travaux de Joseph Klausner, a si considérablement modifié la figure du Christ que les nouveaux exégètes en mal de compromis ont vite fait de l'ignorer. "Flusser ouvre une voie, comme peut-être personne, par le savoir indubitablement, mais aussi par une sorte d'illumination intérieure délivrante, en enracinant le christianisme dans l'histoire du judaïsme de l'époque. Ce n'est évidemment pas une explication ; c'est un éclairage sans pareil, éclairage qui est aussi un réveil, le regard sur un autre paysage ", écrit Guy Petitdemange dans sa préface à ce petit livre, devenu un 'classique' secret et qui résume l'oeuvre de toute une vie.
Les martyrs ignorés, qui aurait dû introduire les Etudes philosophiques de La Comédie humaine, est resté inachevé, même si la conversation à la `Table des philosophes' du Café Voltaire, menée tambour battant avec tout le génie et l'ironie de Balzac, revient à poser la question qui est au coeur de la Comédie tout entière : "qu'en est-il de la pensée ? peut-on en abuser comme on abuse du café? enrichit-elle la vie ou la détruit-elle ? ", à laquelle répond l'oeuvre même, qui témoigne que l'on meurt à trop penser, de même que sans penser, il n'est pas de vie qui tienne.