Le christianisme, le judaïsme, l'islam et la pensée occidentale
Farago France
ARMAND COLIN
33,66 €
Sur commande, 2 à 4 jours
EAN :9782200250256
Au moment où l'Europe prend corps, il est nécessaire de faire retour à sa mémoire commune. Le christianisme, synthèse des legs d'Athènes, de Rome et de Jérusalem, fut le destin de notre continent, l'Esprit, aurait dit Hegel, des nations européennes. Il constitue l'inconscient de la pensée moderne qui est née en s'opposant à lui. Un regard rétrospectif permet aussi de mettre à nu le refoulé du christianisme, à savoir le judaïsme dont il est né. Nul ne peut plus prétendre aujourd'hui comprendre l'un sans l'autre, pas plus qu'il ne nous est possible d'occulter les apports médiévaux de l'Islam à notre civilisation sommée d'entrer de nouveau en dialogue avec lui. Cette confrontation ne peut que faire surgir ce qui est commun à tous : partage de l'être, de la parole, de l'esprit, partage du symbolique, qui est le lieu d'expression du sens. Nul ne peut s'approprier la vérité, mais tous doivent pouvoir en vivre. Cet ouvrage analyse ce triple patrimoine spirituel, montre que ces héritages, loin de s'opposer, s'éclairent mutuellement et peuvent se rejoindre dans ce qu'ils ont de meilleur. France Farago, agrégée de philosophie, a été professeur en classes préparatoires à HEC au lycée Henri-IV. Elle enseigne actuellement en Première supérieure au lycée Chaptal. Le judaïsme comme paradigme de l'ouverture : Clés et repères. Le judaïsme comme inlassable commentaire d'un texte originaire : la Bible. La rencontre du judaïsme et de l'hellénisme : Antiquité et Moyen Age. La Haskala ou les Lumières juives. La modernité. Sujet traité : " Tu aimeras ton prochain comme toi-même ". Le christianisme : un judaïsme hellénisé. Clés et repères. Le christianisme : un judaïsme hellénisé. Fides quaerens intellectum : la foi cherchant l'intelligence. Le christianisme ou l'esprit comme liberté. Kierkegaard : un modèle exemplaire de relecture critique du christianisme. L'apport du christianisme à la pensée politique européenne. Sujets traités : Peut-on penser la création ? La désobéissance. La chute ou le paradis perdu. Les apports de l'islam : Clés et repères. L'islam. Sujet traité : Tradition et modernité.
Nombre de pages
192
Date de parution
12/04/1999
Poids
277g
Largeur
160mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782200250256
Titre
Le christianisme, le judaïsme, l'islam et la pensée occidentale
Auteur
Farago France
Editeur
ARMAND COLIN
Largeur
160
Poids
277
Date de parution
19990412
Nombre de pages
192,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison à domiciledès 5,10 €
Résumé : " La Nature est au premier jour " se plaisait à dire Lucien Herr commentant Hegel. Elle nous précède toujours car nous procédons d'elle. Son caractère immémorial se conjugue pourtant dans le sentiment que nous pouvons en avoir, avec la mémoire d'une histoire : celle de ses représentations successives qui forment en quelque sorte le cadre transcendantal d'une culture, d'une civilisation. Ce livre analyse les remaniements successifs de la pensée de la Nature, les grandes époques de déstructuration où les apories et les paradoxes d'un système en signent la caducité, rendant finalement possible une réforme de l'entendement. Il prend comme point de départ la crise de la représentation ouverte au début du XXe siècle par la physique quantique qui a poussé des hommes comme Heisenberg ou Schrödinger, entre autres, à opérer un retour réflexif sur les origines grecques de la pensée de la phusis. Si les problématiques induites par le mécanisme né au XVIIe siècle avec la philosophie mathématique de la nature sont étudiées, l'exposé de la pensée du 20'siècle a été délibérément privilégié : Poincaré et Einstein pour la relativité, Mach pour sa critique des idées de substance et de causalité, Whitehead, enfin, pour sa tentative de ressaisir spéculativement le concept de nature à partir de leurs théories. Tous ont ouvert un champ nouveau pour des problématisations inédites. C'est toutes les disciplines traditionnelles de l'esprit qui se sont ainsi trouvées relégitimées comme lieu de recherche de la vérité que les sciences avaient abusivement confisquée à leur seul profit.
C'est à travers l'idée de liberté que s'est comprise en Occident la faculté de choisir et de décider, c'est-à-dire de vouloir et d'agir. Au coeur de l'anthropologie que l'Europe a héritée du christianisme se trouve en effet l'affirmation de la liberté de notre volonté. En la déclarant infinie, Descartes en fait "ce qui nous rend semblables à Dieu et semble nous exempter de lui être sujets". Connue "sans preuve par la seule expérience que nous en avons", elle semble être de l'ordre de l'évidence. Toutefois, vouloir n'est pas toujours pouvoir ce que l'on veut. La volonté peut librement s'enchaîner, inversant, par l'assujettissement aux passions, le signe de son élan spontané vers l'accroissement de l'être voulant. Le présent livre analyse en détail ce paradoxe. Il explore toute notre tradition philosophique, axée sur l'élucidation de la structure anthropologique de la volonté, pour en dégager les invariants, avec de brefs mais nécessaires aperçus comparatistes sur les traditions orientales, prises en compte en Europe notamment par Schopenhauer. Réfléchir sur la volonté nous rappelle que le vivant conscient qu'est l'homme est foncièrement une structure ouverte, que sa complexité interne a vocation à s'unifier dans un acte de synthèse sans cesse réitéré. Il est remarquable de voir que les auteurs qui ont le mieux parlé de la volonté au XXe siècle, dépassant l'antinomie du déterminisme et de la liberté, ont tous, d'une façon ou d'une autre, affirmé que la volonté n'est pas libre: en s'alignant sur l'ordre ontologique, elle libère, elle est une force de libération. Exploration fouillée, creusant les références et dégageant une continuité de sens, cet ouvrage sera de recours pour tous ceux qui souhaitent alimenter leur réflexion sur une notion fondamentale de la philosophie. Sa clarté pédagogique en fait un instrument indispensable dans la préparation aux concours. Biographie de l'auteur FRANCE FARAGO, agrégée de philosophie, professeur en classes préparatoires aux ENS, a notamment publié, chez Armand Colin, Les grands courants de la pensée antique (1998), Les grands courants de la pensée politique (1998), Le christianisme, le judaïsme, l'Islam et la pensée occidentale (1999) et L'art (1998), Le Langage (1999), La Nature (2000), La Justice (2002).
Après un rappel des problématiques antiques relatives au logos, cet ouvrage présente les théories modernes qui ont fait passer, au XXe siècle, la pensée d'une philosophie de la conscience à une théorie du langage. La linguistique (Saussure, Jakobson, Chomsky), la philosophie analytique (Wittgenstein, Austin, Searle), le courant herméneutique (Ric?ur, Gadamer), mais aussi les analyses de Cassirer relatives aux formes symboliques, la pensée de Merleau-Ponty et de Jaspers font l'objet d'exposés susceptibles d'être le point de départ d'une réflexion philosophique authentiquement moderne sur le langage. L'auteur montre en effet que, par-delà les disciplines objectivantes qui s'attachent à élucider le mécanisme du langage, seule la philosophie peut nous fournir une compréhension d'ensemble de la parole humaine. La parole vive qui mobilise activement le langage pour faire sens, signifier, n'est pas réductible à ce que ces sciences nous disent: système sonore, montage neurologique, mobilisation ingénieuse de l'appareil laryngé. Elle est l'élément fondateur de l'humanité comme espèce pensante, berceau de l'âme raisonnable, lieu de son incarnation, de son institution. On peut bien objectiver la parole parlée, désertée par celui qui lui a donné naissance, mais l'essence de la parole doit être cherchée dans ce que Merleau-Ponty appelle la parole parlante. La distanciation symbolique qu'elle effectue à l'égard du réel pose une transcendance au c?ur même de l'immanence, constituant l'expérience humaine comme ouverture.
Pourquoi revenir à Kierkegaard? Dans le contexte présent de désarroi de la pensée, sa philosophie, naguère rangée au rayon d'un pré-existentialisme dont les pensées de transformation du monde auraient eu raison, a retrouvé une franche actualité - que signe l'inscription de Kierkegaard dans la liste des auteurs susceptibles d'être étudiés dans les classes de terminale. Beaucoup moins diluée et"littéraire" qu'on s'est plu à le croire, sa pensée demande désormais tant un effort d'exégèse qu'une approche résolument orientée par un souci de confrontation au contemporain. C'est à cette doubleexigence que répond le présent ouvrage. Au fil d'un parcours herméneutique de haute tenue, France Farago montre combien Kierkegaard, philosophe de la genèse de soi, sait retrouver la valeur de l'intériorité et de la subjectivité vivante. Déjouant l'abstraction de la rationalité moderne qui stérilise notre rapport au monde, cet exégète parmi les plus éclairants du christianisme réactualise le message existentiel de la tradition spirituelle occidentale et répond à notre angoisse d'hommes tardifs écartelés entre la déconstruction des modèles et la volonté de réédification. Ce livre, accessible à ceux qui s'initient à la philosophie comme aux littéraires, s'adresse aux étudiants et aux enseignants du secondaire soucieux de faire connaître Kierkegaard à leurs élèves, ainsi qu'à tous ceux qui s'intéressent de près à cet auteur ou réfléchissent en général sur les réponses à apporter au malaise contemporain de la pensée.
Résumé : Chaque parcours de vie d'une personne est une synthèse de multiples déterminations, d'interactions et des actions de la personne elle-même. Aussi chaque récit d'un parcours de vie contient des informations et des significations sur des niveaux très divers de réalité.Comment le sociologue doit-il s'y prendre pour recueillir des récits de vie ? Comment construire cet objet sociologiquement, comment développer l'enquête et la mener à bien, comment y insérer des moments d'observation directe des interactions ? Comment recomposer un modèle qui en donne une description la plus riche et la plus fidèle possible ? C'est à ces nombreuses questions que répond l'ouvrage, dont la 4e édition a été remaniée
Résumé : Les troubles de la personnalité représentent un large champ des consultations en clinique et soulèvent des enjeux théoriques et thérapeutiques. S'agit-il de troubles ou de pathologies, voire de structure pathologique ? Comment diagnostiquer et soigner ces troubles ? Ce livre décrit les spécificités cliniques comportementales, émotionnelles et cognitives de chacun de ces différents troubles : névrotiques (personnalités obsessionnelle compulsive, histrionique, dépendante), limites (personnalités borderline, narcissique, antisociale) et psychotiques (personnalités paranoïaque et schizoïde). Puis il développe les différentes théories explicatives qu'elles soient psychanalytiques, cognitivo-comportementales ou développementales, et les prises en charge et stratégies thérapeutiques qui s'en inspirent. L'ouvrage s'adresse en premier lieu aux étudiants en psychologie, mais aussi aux travailleurs sociaux et aux professionnels de santé.
Résumé : Ce parcours de l'Antiquité à nos jours réussit le tour de force d'offrir un panorama assez complet de l'histoire de la philosophie depuis Platon. L'originalité de Jacqueline Russ est de considérer les idées à partir de leur contexte historique d'énonciation. Si elle établit un certain nombre de filiations perceptibles dans le temps, elle n'en délaisse jamais le contexte spécifique et essaie de retrouver la fraîcheur, la surprise de l'apparition des concepts dans leur nouveauté. Elle s'appuie tout au long de son parcours sur le binôme constitué par un individu, un penseur particulier et la situation historique dans laquelle il conçoit sa philosophie. Dans le jeu de va-et-vient entre passé et présent, Jacqueline Russ s'interroge aussi pour savoir en quoi cette longue histoire des idées depuis l'Antiquité peut être pour notre présent un riche gisement de sens. Le fil d'Ariane choisi par l'auteur est ici l'évolution de la "raison occidentale".
Résumé : Cet ouvrage met en perspective les épisodes caractéristiques de la mise au travail depuis la révolution industrielle jusqu'aux formes contemporaines de flexibilité. Par la voie des techniques et des organisations, les objectifs de fluidité d'abord associés à l'automatisation industrielle ont pu se généraliser tandis que la logique marchande s'est étendue en même temps. Cette quatrième édition prend acte de la multiplicité et de l'hybridation des formes de production, de la diversification de genre et de la singularité des relations qui se nouent autour du travail. Elle remet l'accent sur la pertinence du salariat pour éprouver les ressorts de l'activité et les métamorphoses des temporalités. La nouvelle conclusion révèle des prolongements inattendus des débats classiques entre sociologues du travail.