Family Fortunes. Hommes et femmes de la bourgeoisie anglaise (1780-1850)
Davidoff Leonore ; Hall Catherine ; Varikas Eleni
SNEDIT LA DISPU
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EAN :9782843031236
Family Fortunes, c'est l'histoire de l'irrésistible ascension de la bourgeoisie anglaise au cours des XVIIIe et XIXe siècles. Dans la mise en place de cet ordre social, la redéfinition des catégories de masculinité et de féminité joue un rôle central. Leonore Davidoff et Catherine Hall, respectivement sociologue et historienne, montrent, à partir d'un prodigieux travail sur archives et d'une analyse limpide des relations entre classes sociales et rapports sociaux de sexe, comment la petite bourgeoisie émergente a construit ses propres institutions, cultures et valeurs durant la révolution industrielle. En éclairant d'une manière vivante et précise la formation sociale progressive des frontières entre la bourgeoisie et les autres classes sociales, entre les hommes et les femmes, entre sphère publique et sphère privée. travail domestique et travail rémunéré, elles analysent comment on devient homme ou femme dans cette nouvelle classe sociale ; et, inversement, comment ce processus façonne la bourgeoisie sur les plans économique et politique, mais aussi des valeurs, de la religion et de la culture. Référence majeure dont la méthode, l'originalité et la qualité historiographiques ont été reconnues internationalement, ce livre intéressera toutes celles et tous ceux qui cherchent à remettre sur le métier la discussion sur les classes sociales, et à penser ensemble les dimensions historiques, économiques, sociologiques et culturelles des rapports de classe et des rapports de sexe dans les sociétés capitalistes.
Nombre de pages
440
Date de parution
20/02/2014
Poids
580g
Largeur
139mm
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EAN
9782843031236
Auteur
Davidoff Leonore ; Hall Catherine ; Varikas Eleni
Editeur
SNEDIT LA DISPU
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139
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20140220
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Nathan Davidoff (1880-1977), riche homme d'affaires, fut l'un des membres éminents de la dynamique communauté juive originaire de Boukhara, dans l'actuel Ouzbékistan. Famille très aisée, véritable dynastie de capitaines d'industrie, les Davidoff furent durant plusieurs décennies à la tête d'activités nombreuses et variées : commerce des tissus d'Asie centrale, recherche pétrolière, industries du bois et des charbons, chemins de fer, etc. Ils jouèrent donc un rôle déterminant dans le développement économique et industriel de cette région bien excentrée de l'Asie centrale russe. Pendant une grande partie de sa vie (de 1903 à 1923), Nathan Davidoff, le dernier représentant de cette dynastie, a tenu un journal en russe, la langue de la bourgeoisie locale. Ce journal, écrit avec la précision mathématique du financier, relate les véritables aventures auxquelles ses activités commerciales le menèrent avant, pendant et après la tourmente révolutionnaire ; tant dans son pays natal qu'en Russie, à Petrograd et Moscou ; tant auprès des aristocrates de la cour que des opposants politiques. Le journal de Nathan Davidoff est un très riche document sur la communauté juive d'Asie centrale : monde peu connu de l'Occident et disparu aujourd'hui. Communauté aux fortes traditions, dont les membres les plus riches intégraient la société russe à grands pas.
Zviaguintsev Alexandre ; Davidoff Vladimir ; Volko
L'oligarque Mouromski est retrouvé mort dans la piscine de sa propriété espagnole. Un accident stupide ? Nul ne le croit. Ce d'autant que son propre fils et héritier, Rafaël, disparaît peu après, au moment même où un bâtard improbable entre en scène, jetant son dévolu sur l'immense fortune du défunt... L'affaire sera un périlleux défi pour le juge d'instruction Valentin Lednikov, contraint de menu une investigation discrète hors de ses frontières Et pas n'importe où : à Londres, où l'empoisonne ment au polonium de l'agent double Litvinenkc vient de susciter une paranoïa antirusse sans équivalent depuis la Guerre Froide... Et que certains services, peut-être, attisent délibérément. Prenant pour décor l'univers opulent et irréel des " nouveaux riches " russes contrastant violemment avec l'austérité d'un État qui lutte pou maintenir son statut de puissance, ce polar captive à plus d'un titre. On pourra y voir un SA! slave, avec ses belles plantes aux jambes interminables. Mais on y lira aussi une méditation sur l propagande et la manipulation digne des roman de Vladimir Volkoff. L'on y trouvera surtout un aperçu sociologique et humain d'un monde encore mal connu: la Russie post-soviétique. En cette année de la Russie, les éditions Xeni proposent la première traduction française d'un des auteurs les plus lus de ce pays.
Un gouvernement nouvellement élu, mais controversé, une sulfureuse première dame de France en mal d'amour, les destins croisés de trois Russes à Paris, la menace d'éclatement des banlieues et les manoeuvres des services secrets, tels sont les ingrédients du dernier roman d'Alexandre Zviaguintsev. On y retrouve Valentin Lednikov en visite à Paris, non plus dans le rôle de juge d'instruction (Le Rendez-vous de Londres, Xenia 2010), mais dans celui de la proie, traquée par le mystérieux Sonder, tueur sans scrupule. Il est assisté dans son enquête par son viel ami, Youri Inozemtsev, dit l'Allemand, propriétaire de la ?Troisième Rome?, magasin d'antiquités russes et accessoirement refuge de la communauté immigrée russe à Paris, lui-même menacé par un certain Gran, un mercenaire ayant sévi dans les dictatures d'Amérique latine par le passé. Dans ce polar haletant se croisent les multiples visages de l'immigration russe en France, des pauvres bougres jouets des services secrets aux ?nouveaux riches? noyés dans l'opulence, en passant par les nostalgiques de l'Empire. On y trouve également en filigrane une réflexion intense sur les mécanismes des gouvernements occidentaux et les intrigues politiques de notre époque, qui résultent bien souvent de passions amoureuses, de la jalousie et de vengeances personnelles.
Depuis 15 ans, les livres de Bernard Friot (vendus à des dizaines de milliers d'exemplaires) jouent un rôle moteur pour remettre le communisme à l'ordre du jour. Pourtant, nombreux sont les lecteurs à éprouver des difficultés pour entrer dans son système, tant les renversements qu'il suggère sont révolutionnaires : il manquait jusqu'alors un manuel pour introduire à sa pensée. Voyage illustré dans le communisme de Friot, ce livre éclaire, dans un propos pédagogique et documenté, ses principes théoriques, ses institutions et ses perspectives pour poursuivre les déjà-là communistes. Il passe en revue les principales objections qui lui sont faites et offre des pistes pour approfondir ces débats.
Alors que le capitalisme devient toujours plus autoritaire et productiviste, pouvons-nous prendre collectivement le pouvoir sur notre travail ? Et comment ? Un collectif de chercheur.es syndicalistes et professionnel·les raconte des enquêtes, luttes et alternatives qui montrent que c'est possible et analyse les manières dont s'y prennent concrètement les travailleur-ses pour donner du sens à leurs activités, prendre soin des collectifs et conquérir de l'autonomie au travail. Leur Manifeste prend position dans les débats en cours sur le renouvellement du syndicalisme et avance des propositions politiques pour mettre le travail au service de la démocratie, de l'émancipation et de la défense du vivant.
Le care ou le souci des autres est une zone de conflits, de tiraillements et de dominations. Celle, notamment, du travail salarié des professionnels du soin et de l'assistance, constitué essentiellement d'un salariat féminin subalterne, surexploité et stigmatisé par son "manque de qualification", et parfois sa couleur de peau ; celle, aussi, du travail domestique toujours inégalement distribué. Or on ne pourra jamais évacuer complètement le "sale boulot", il est urgent de penser une transformation politique du travail et de la société en plaçant le care au centre de la réflexion sur le travail. Cet ouvrage défend une position singulière, sensible et forte, au sein des débats contemporains autour du care et propose de changer de regard sur le travail, sur le soin et sur la société. C'est cette position que, d'entrée de jeu, la préface de cette nouvelle édition renforce en répondant et en désarmant avec brio les polémiques sur le care, polémiques parfois induites par la précédente édition, publiée en 2013. Ce qui conduit l'auteure à mettre la focale sur ce qu'est vraiment la "perspective du care" et à montrer l'inédit de cette posture théorique.