La mort en questions. Approches anthropologiques de la mort et du mourir
Faivre Daniel ; Guetny Jean-Paul
ERES
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EAN :9782749236469
Extrait de l'avant-propos de Daniel FaivreAssembler des spécialistes pour discuter de la mort peut relever de la supercherie. Car personne, dans ce domaine, ne saurait se prévaloir d'une quelconque spécialité. Seuls seraient autorisés à revendiquer une once de compétence les quelque cent milliards d'êtres humains qui nous ont précédés et qui ont effectué, par eux-mêmes, l'expérience de leur propre anéantissement. Mais ils restent murés dans les silences du tombeau. Leur substance est retournée à la matrice de l'humanité, livrée aux oiseaux, aux flammes, aux fleuves ou à la terre, selon les croyances de ceux qui leur ont provisoirement survécu. C'est de cette même substance que nous sommes partiellement façonnés mais elle ne nous apprend rien. Souvenons-nous simplement d'Épicure: «Tant que nous sommes, la mort n'est pas là et une fois que la mort est là, nous ne sommes plus.»Disserter sur «la» mort, c'est donc être fatalement amené à s'accouder sur sa propre mort, c'est laisser venir sur sa nuque, même sans le vouloir, le souffle froid de la Faucheuse, la Camarde, l'Ankou. C'est faire l'expérience d'une nuit inquiète, quand l'insomnie émiette le temps en parcelles d'éternité et que le sommeil même cesse d'être un refuge. C'est convoquer ses défunts et parler à leur place.Parler de la mort, c'est donc s'exposer à un danger dont on ne mesure pas toujours la présence: risque de laisser ses affects prendre le pas sur son intellect, risque de donner aux velléités volontaristes de son raisonnement les oripeaux de la rationalité, risque, enfin, plus prosaïquement, de se fier aux apparences.Car cette question si singulière, de la mort - singulière aussi dans sa pluralité, si l'on nous permet cet oxymore - possède deux versants complémentaires, quoique souvent contradictoires: bien sûr, mourir est, de toute évidence, un acte éminemment individuel, un face-à-face avec soi-même dans lequel nul ne peut s'interposer et qui se termine mal. Mais le «mourir» et, surtout, l'immédiat «après-mourir» appartiennent également à la communauté de ceux qui restent et par qui l'histoire doit continuer. Il s'agit d'une forme de transmission et, en cela, le décès devrait faire l'objet de la même sollicitation que la naissance.Naître revêt, en effet, ce même double caractère individuel et collectif: individuel parce qu'un nouvel être s'éveille et commence son histoire; collectif parce que la société se doit de l'accueillir, sous peine qu'il ne meure. Elle se nourrira plus tard de sa présence, avant de déplorer sa disparition. Les institutions politiques de tous les régimes, même les plus corrompus, ne s'y sont d'ailleurs jamais trompées en faisant de la grossesse et de la naissance un parcours socialement assisté. Aujourd'hui encore, où le néolibéralisme traque le service public jusque dans ces derniers bastions, la gratuité des gestes entourant la gestation et la naissance demeure une règle fondamentale.
Nombre de pages
550
Date de parution
14/02/2013
Poids
394g
Largeur
110mm
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EAN
9782749236469
Titre
La mort en questions. Approches anthropologiques de la mort et du mourir
Auteur
Faivre Daniel ; Guetny Jean-Paul
Editeur
ERES
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110
Poids
394
Date de parution
20130214
Nombre de pages
550,00 €
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Un serial killer qui abat les chiens au petit matin, une drogue nouvelle, la dog, qui se propage parmi la population lycéenne, un député-maire d'extrême droite qui milite pour l'égalité des droits entre les animaux et les hommes et qui convoite l'Elysée... la ville de Montcanin défraie la chronique. Désopilant et décapant, ce polar politico-canin entraîne le lecteur dans le sillage d'un prof d'allemand hors norme et d'une laborantine énergique, où la fiction frôle parfois la réalité...
De l'homme créé "à l'image de Dieu" ou façonné dans l'argile au serpent tentateur, de la destruction du monde par les eaux du déluge à celle de Sodome par le feu du ciel... les mythes de la Genèse renvoient à un imaginaire complexe hérité d'une époque où l'unicité de Dieu était encore dans les limbes, une époque où le divin se mesurait au nombre. Un imaginaire enfin, s'exprimant différemment au sein de tribus proto-hébraïques différentes, nomades ou sédentaires, alliées ou rivales, dans un Proche-Orient insécurisé. Légataires de ce patrimoine, les auteurs monothéistes de la Bible hébraïque ont été soumis à un effroyable casse-tête: intégrer ces mythes au sein d'une historiologie centrée sur un dieu unique, en miroir d'un peuple tardivement "élu". Cet ouvrage se propose de faire le chemin inverse: fouiller le texte biblique tel un site archéologique et rechercher, sous le substrat monothéiste, les racines profondes de ces mythes, qui puisent au même imaginaire que les grandes civilisations du Proche-Orient antique, de la Mésopotamie à l'Egypte.
Missonnier Sylvain ; Desmarez Christine ; Golse Be
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L'ouvrage est une réponse à la question "à quoi ça sert d'être éducateur?" A contre-courant d'une pensée unique qui réduit le sens d'une pratique à son utilité, l'auteur affirme que la relation éducative ne sert ni à guérir, ni à ramener des individus dans la norme, ni à réparer un préjudice comme y invite l'arrêt Perruche, mais à les aider à surmonter l'injustice liée à leur différence et à trouver du sens à leur vie. C'est ce que l'auteur appelle passer du "vivre" à "l'exister". Prenant appui sur l'expérience de terrain et sur cinq histoires de vie, l'ouvrage présente une relation éducative fondée sur l'engagement de l'éducateur autant que sur son savoir-faire professionnel. Il renoue avec les valeurs fondamentales du métier et tisse le lien entre l'éthique et la pratique. Biographie de l'auteur Educateur spécialisé et docteur en sciences de l'éducation, Philippe Gaberan est aujourd'hui formateur en travail social à l'ADEA de Bourg-en-Bresse (01); ses enseignements et ses recherches le conduisent à se spécialiser en histoire et philosophie de l'éducation. Il est rédacteur au journal Lien social (Toulouse) et l'auteur de plusieurs ouvrages.
Un nourrisson éveillé reste rarement inactif, même lorsqu'il n'est pas pressé par les besoins de la vie. Joue-t-il pour autant ? Le cas échéant, à quoi joue-t-il et comment ? Questions fédératrices de ce recueil d'observations et de commentaires divers. D'abord, s'entendre sur la définition du jeu, sa fonction, son origine... Ensuite, chercher les conditions nécessaires au jouet : quiétude, maturité, présence de l'adulte, choix des jouets... Vingt-six volets pour se faire une idée à ce sujet : coups de zoom ou angles plus larges sur des situations de la vie quotidienne.
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