Penser après Auschwitz. Affirmations juives et réflexions philosophiques
Fackenheim Emil
CERF
21,00 €
Epuisé
EAN :9782204026369
La foi religieuse a subi le traumatisme des événements contemporains. Mais c'est la foi religieuse juive qui a subi le plus grand traumatisme. Le peuple juif a été le premier à affirmer le Dieu de l'histoire. Il a soutenu avec ce Dieu, pour lui-même et pendant près de quatre mille ans, une relation unique, ne fût-ce que parce qu'il dépendait de Lui pour sa survie. Pourtant, aujourd'hui, il semble qu'au moment même où d'autres croyants trouvent des motifs de rejeter le Dieu de l'histoire, le juif, lui, n'en a rien moins que l'obligation. A Auschwitz, les juifs ont été massacrés, non pour avoir désobéi au Dieu de l'histoire, mais plutôt parce que leurs grands-parents Lui avaient obéi. Ils Lui avaient obéi en faisant de leurs enfants des enfants juifs. Un juif d'aujourd'hui peut-il encore continuer à obéir au Dieu de l'histoire et ainsi s'exposer au danger d'un second Auschwitz, exposer ses enfants et les enfants de ses enfants ? Jamais dans l'histoire juive ou en dehors d'elle des hommes n'ont eu nulle part des motifs aussi terribles, aussi horribles, de tourner le dos au Dieu de l'histoire. "Et pourtant, avant de franchir ce pas sans précédent en quatre mille ans de foi juive, un juif croyant doit s'arrêter un moment, un long moment. Tout au long de son existence, Israël est resté lié au Dieu de l'histoire ; tout au long de son existence, c'est ce Dieu de l'histoire ou, en tout cas, la foi juive en Lui, qui a gardé Israël. Est-il vraisemblable que la raison critique suffise à détruire cette foi alors que l'histoire juive est riche en penseurs de la raison ? Est-il sûr, sans plus ample analyse, que les catastrophes de notre temps soient assez puissantes pour disposer de ce Dieu alors que la foi juive a survécu à tant de tragédies ? Avant de juger ou de rejeter la foi juive, il faut se mettre avec sérieux à son écoute."
Nombre de pages
166
Date de parution
01/11/1986
Poids
218g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782204026369
Titre
Penser après Auschwitz. Affirmations juives et réflexions philosophiques
Auteur
Fackenheim Emil
Editeur
CERF
Largeur
135
Poids
218
Date de parution
19861101
Nombre de pages
166,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Fackenheim Emil ; Delmotte Marguerite ; Dupuy Bern
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A la croisée de l'histoire religieuse, de l'innovation technologique et des Humanités numériques, ce volume monumental retrace une aventure intellectuelle et humaine hors du commun : celle d' "Informatique et Bible" à l'abbaye bénédictine de Maredsous, de 1968 à 2018. Dans un format exceptionnel et sur près de 800 pages abondamment documentées, l'ouvrage rassemble témoignages, archives, analyses et textes fondateurs autour d'une expérience pionnière qui marquera durablement l'histoire de l'informatique appliquée aux textes. Bien avant l'essor du numérique contemporain, des moines bénédictins visionnaires développèrent, avec le soutien d'IBM-Belgium et d'un vaste réseau international de chercheurs, des outils novateurs pour l'étude, l'édition et la diffusion des textes bibliques et scientifiques. Des premières concordances bibliques informatisées aux bases de données textuelles multilingues, des cartes perforées au Minitel, voici racontée l'aventure d'une véritable "conversion" de la culture alphabétique vers la culture numérique. Structuré en quatre grandes parties complémentaires - chronique historique, notices encyclopédiques, textes majeurs et inventaire patrimonial - ce livre constitue à la fois une somme documentaire, une mémoire vivante et un outil de référence. Le lecteur y découvre les grandes réalisations qui firent la renommée de Maredsous : la Table Pastorale de la Bible (1974), les premières concordances analytiques françaises, le Dictionnaire Encyclopédique de la Bible publié simultanément sous forme imprimée et numérique dès 1987, ainsi qu'un demi-siècle de réflexions sur les mutations culturelles engendrées par les technologies de l'information. Notamment porté par le Fr. Robert-Ferdinand Poswick, osb, cet ouvrage s'impose déjà comme une contribution majeure à l'histoire des Humanités numériques européennes. Comme l'écrit Pierre Mounier-Kuhn : "Il aura sa place dans toutes les bibliothèques et bibliographies d'Humanités numériques".
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2019 marque le neuvième centenaire de la Carta caritatis, ou plus exactement de la confirmation de ce texte cistercien essentiel par le pape Calixte II le 23 décembre 1119. Maillon essentiel dans la construction de l'édifice cistercien, la Charte de charité entend préserver l'esprit de Cîteaux, alors que le " Nouveau Monastère " s'était mis à essaimer. Sa préoccupation est de garantir charité et unanimité entre l'abbaye-mère et ses abbayes-filles. L'enjeu est majeur et le rythme des fondations justifie que le texte soit en évolution durant plusieurs décennies. Il est d'ailleurs en pleine gestation au moment de sa première approbation pontificale en 1119. Texte incontournable de la genèse cistercienne, la Carta caritatis a fait l'objet de nombreuses études. Son élaboration a ainsi suscité de riches discussions, tout comme l'emprise de ce document constitutionnel sur l'histoire cistercienne. Les aspects historiques et législatifs de la Charte de charité ne doivent pas pour autant faire oublier les principes spirituels d'un texte dont l'essence est de protéger l'esprit d'amour entre les communautés. Le présent volume constitue les actes du colloque organisé par l'Association pour le rayonnement de la culture cistercienne (ARCCIS), en partenariat avec le Collège des Bernardins et fait le point sur ces questions qui ont touché et qui touchent aujourd'hui encore les membres de la Famille cistercienne. La rencontre a également été l'occasion d'appréhender la Charte de charité en tant que source d'inspiration dans le monde religieux, mais aussi lai ? c, notamment entrepreneurial.
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