Les chirurgiens d'aujourd'hui oublient souvent qu'ils n'existent que grâce au cul du Roi Soleil, quand à bout d'artifices, les médecins en robe longue ne peuvent qu'appeler en consultation un dénommé Félix, barbier de son état, pour qu'il tente de guérir le Roi de sa fistule anale. Car après bien des péripéties, Félix parvient à obtenir la guérison du postérieur royal? Il demande alors au Roi de créer enfin le métier de chirurgien en le séparant de la « barberie », ce qui va engendrer bien des discussions avec les médecins et d'inattendus conflits d'intérêts. Qu'y a-t-il de plus banal que se laver les mains? Qui ne sait pas aujourd'hui qu'il s'agit du moyen le plus simple mais incontournable pour éviter la contagion? Et pourtant Ignace Semmelweis doit subir en 1850 toutes les avanies du monde pour avoir supplié ses confrères de l'hôpital de Vienne de bien vouloir le faire, afin de sauver les jeunes femmes qui mouraient les unes après les autres d'infections dans les suites de couches. Et pourquoi ce jeune médecin, Louis Destouches, se passionne t-il pour Semmelweis, chirurgien maudit par ses pairs, pour faire connaître ces idées qui vont servir de base à l'hygiène hospitalière? Personne ne peut soupçonner alors qu'il va devenir écrivain quelques années etquelques déceptions plus tard, sous le nom de Louis Ferdinand Céline? Et puis surgissent les acteurs d'une immense farandole, avec Horace Wells qui découvre l'anesthésie mais finit par se suicider en prison en se tranchant sans douleur l'artère fémorale grâce au chloroforme, avec le baron Larrey qui ampute jusqu'à l'épuisement les blessés le soir de la bataille d'Eylau ou le vieil Hippocrate qui rédige en pensant aux dernières paroles de Socrate, une profession de foi que tous les médecins répètent deux millénaires plus tard ? C'est à ce grand voyage que nous convie ce livre.
Nombre de pages
244
Date de parution
10/03/2011
Poids
376g
Largeur
142mm
Plus d'informations
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EAN
9782259212465
Titre
Ces histoires insolites qui ont fait la médecine
Auteur
Fabiani Jean-Noël
Editeur
PLON
Largeur
142
Poids
376
Date de parution
20110310
Nombre de pages
244,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Qui a découvert l'anesthésie ? Quel est le lien entre la fistule anale du Roi-Soleil et l'invention de la chirurgie ? De la médecine antique à la première transplantation cardiaque, un livre instructif et divertissant qui nous fait voyager à travers l'histoire de la médecine.
Paris. Automne 1968Période de transition...En mai, on avait fait la révolution. Mais les vacances étaient passées sur les envolées lyriques du printemps. La rentrée s'effectuait dans un train-train étonnant, comme si rien n'avait eu lieu, comme si tout avait été oublié. Le gouvernement se sentait renforcé, la bourgeoisie paraissait rassurée et les ouvriers avaient sagement regagné leurs usines après avoir obtenu des avantages qu'ils n'auraient jamais osé espérer...Pendant l'été, on avait vu les chars soviétiques dans les rues de Prague mettre fin au printemps de Dubcek. Le communisme revenait ainsi à nos mémoires dans tout son impérialisme et sa brutalité et chamboulait pour beaucoup des agitateurs du Quartier latin la vision séductrice romantico-révolutionnaire des partisans du Che ou de Mao.J'arpentais de nouveau ce qu'il restait des pavés du Boul'Mich...Les arbres demeuraient vaillants en ce début d'automne, feuilles encore en bataille, mais à leurs pieds les grilles de fonte protectrices avaient disparu.L'air léger de ce Paris de septembre portait une mélodie étrange qui laissait penser, contre toute attente, que quelque chose d'inattendu se préparait en sous-main. Étaient-ce ces petits changements s'exprimant insidieusement au détour des rues qui en donnaient l'illusion? Étaient-ce les jupes des femmes qui s'étaient allongées? Ou la façon dont les gens s'envisageaient qui semblait différente dans les rues du Quartier latin...Pourtant, la majorité victorieuse ne semblait pas exploiter son succès. La classe politique restait morose et sceptique à l'image de son vieux chef, perdu dans ses rêves. A l'université, qui préparait sa rentrée après sa remise en ordre, le malaise était beaucoup plus profond qu'il n'y paraissait encore. Même les adversaires de la «révolution» avaient changé, et ce d'une façon d'autant plus pernicieuse qu'ils ne s'en étaient pas rendu compte!Évidemment, en descendant ce matin la rue de l'École-de-Médecine redevenue si calme, tout me prouvait que la phase de subversion violente était enterrée. Mais il me parvenait par de multiples petits signes que du mois de mai, pulvérisé le 30 par le raz-de-marée des Champs-Élysées, couvaient des braises encore chaudes...
De la médecine antique à la première transplantation cardiaque, le professeur Jean-Noël Fabiani raconte 30 histoires insolites qui ont fait l'histoire de la médecine et qui sont à l'origine de certaines des plus grandes découvertes médicales. Les chirurgiens oublient souvent qu'ils doivent leur profession à un certain Félix, barbier de son état, qui, appelé en dernier recours par les médecins, est parvenu à guérir en 1686 la fistule anale du Roi-Soleil. A sa demande, le souverain institua la chirurgie comme un métier à part entière. Qui ne sait aujourd'hui que se laver les mains est le moyen le plus simple d'éviter la contagion ? Pourtant, en 1850, Ignace Semmelweis a subi toutes les avanies du monde pour avoir supplié ses confrères de bien vouloir respecter cette règle d'hygiène évidente afin de sauver les jeunes femmes qui mouraient d'infections dans les suites de couches. Sont également présentés dans cet ouvrage les acteurs d'une immense fresque : le baron Larrey qui ampute jusqu'à l'épuisement les blessés le soir de la bataille d'Eylau ; ou bien le vieil Hippocrate qui rédige, en pensant aux dernières paroles de Socrate, une profession de foi que tous les médecins répètent encore deux millénaires plus tard... C'est à ce grand voyage à travers l'histoire de la médecine que nous convie ce livre.
Fabiani Jean-Noël - Bercovici Philippe - Lebeau Is
Savez-vous comment les barbiers sont devenus chirurgiens ? Auriez-vous imaginé que l'anesthésie était née sur un champ de foire ? Vous a-t-on appris à l'école comment Pasteur avait découvert la vaccination... parce que son assistant était parti en vacances ? Du bricolage parfois génial de la préhistoire jusqu'à l'hypersophistication des greffes d'organes, l'histoire de la médecine est un immense roman plein de rebondissements, où l'amour, le pouvoir, le génie et le hasard se mêlent à la science. Dans cette première histoire de la médecine en BD, le professeur Fabiani voyage à travers les siècles et les continents avec jubilation, sans se départir de la rigueur de l'historien, en duo avec Philippe Bercovici, le dessinateur génial des "femmes en blanc" . Accessible à tous, cet album passionnant nous entraîne dans l'intimité des médecins de légende, des obstinés, des découvreurs, mais aussi des illuminés, des charlatans et des professeurs de mensonges.
Il faudrait de l'amour dans tout dictionnaire, mais pour la musique plus encore. En France, tout le monde adore la musique, mais personne ne l'aime, disait Berlioz. On ne l'aime pas, puisqu'on ne cherche pas à mieux la connaître. Combien de beaux livres où on peut mieux voir la peinture! La musique, on ne peut pas. Elle n'offre pas d'images, et elle passe. Les savants, ceux qui l'ont étudiée, la savent. Les autres la laissent passer (c'est sa nature), avec délices certes, mais sans pouvoir la retenir. La mémoire ne fixe pas si facilement ce qui passe dans l'instant même, même si cela plaît. D'où l'utilité extrême, pour la musique, d'un guide. Le meilleur en l'occurrence, André Tubeuf, qui se fait avec ce dictionnaire amoureux le mécène de nos futures écoutes. Un amoureux assidu, qui a pris le temps d'écouter pour le plaisir, et qui sait maintenant comment le partager. Il a su apprécier Mozart, Schubert, Bach mais Verdi et Wagner aussi. Il a les clés pour les rendre plus proches, les faire connaître dans leur mystère musical et dans leur individualité d'hommes. Surtout il a pris le temps d'apprendre à en parler en familier, qui trouve les bonnes images. La musique est donc une affaire de c'ur autant que d'oreilles. Il faut savoir se mettre à son écoute, c'est-à-dire se disposer à la recevoir. Combien de mots, de noms communs que la musique s'est appropriés, nous les rendant du coup mystérieux: la mélodie, le rythme, la tonalité, le timbre, même le silence! On en retrouve le sens, un sens qu'on puisse comprendre. Alors on fait plus qu'adorer la musique: l'aimer, la goûter comme un mystère accessible et permis.
Une nouvelle enquête du célèbre héros du Moyen-Age, Guilhem d'Ussel, chevalier troubadour. 1209. L'armée des croisés vient de prendre Béziers et d'y massacrer tous ses habitants, hérétiques ou non. Terreur, pillage et violences vont désormais régner dans le Toulousain. C'est ce que redoute le chevalier Guilhem d'Ussel, dont le château a déjà été ravagé par ses ennemis. Il décide donc d'abandonner son fief et de traverser le royaume de France avec ses gens afin de les mettre à l'abri, un voyage qu'il sait périlleux à cause des brigands, des seigneurs rapaces et des bandes de croisés qui gagnent le midi. Parmi ces derniers, il n'imaginait pas reconnaître des chevaliers allemands qu'il a vaincus quelque quinze ans plus tôt et qui veulent leur revanche. Quand il partira pour le château de Warburg en Thuringe afin de revoir son ami, le minnesinger Wolfram, d'Eschenbach, ses ennemis se lanceront à ses trousses. Mais il découvrira que ses pires adversaires ne sont pas ces chevaliers qui complotent pour l'empereur Othon, ni la neige et les bandes de loups affamés, mais les sorcières de Goslar qui se rassemblent pour la nuit de Walpurgis et dont la plus redoutable a sacrifié sa belle-fille Blancheflor à cause de sa beauté.
Tavares Carlos ; Bayart Berthille ; Seux Dominique
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