Simenon et la justice. Bibliothèque Simenon, volume 2
Fabbri Alexandra ; Guéry Christian ; Lemoine Miche
BELLES LETTRES
31,01 €
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EAN :9782251446455
L'oeuvre de Simenon parle de justice. En tant qu'institution tout d'abord, les auteurs s'intéressent à la façon dont l'auteur belge a donné une description, le plus souvent très sévère, du personnel judiciaire : juges et procureurs mais aussi avocats ont droit généralement au même traitement, eux qui appartiennent à la même classe sociale et font partie du même système. Le criminel, chez Simenon, est un homme qui dévie, un "homme à failles" , qui tente de franchir la ligne qui le limite, en même temps qu'elle le détermine. Etrangers le plus souvent à leur crime, ces héros malheureux le sont encore plus face à ce qui se joue dans une salle d'audience. En manque de reconnaissance, humiliés, coupables, ils étouffent dans l'incommunicabilité. Pour Simenon, n'importe quel homme peut devenir un meurtrier mais nombre de ses personnages semblent pourtant déterminés vers une mort inscrite à l'avance, ou vers un crime qu'ils ne peuvent pas ne pas commettre. Au principe selon lequel il faudrait "comprendre et ne pas juger", Simenon ajoute celui selon lequel on peut à la fois absoudre ou condamner... Le commissaire Maigret se pose ainsi comme critère du juste, alors pourtant qu'il s'en défend vaillamment ! Pour Simenon, le système judiciaire n'est pas à même de porter un jugement, car il ne possède de l'homme qu'une vision réductrice.
Nombre de pages
206
Date de parution
08/02/2017
Poids
360g
Largeur
167mm
Plus d'informations
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EAN
9782251446455
Titre
Simenon et la justice. Bibliothèque Simenon, volume 2
Auteur
Fabbri Alexandra ; Guéry Christian ; Lemoine Miche
Editeur
BELLES LETTRES
Largeur
167
Poids
360
Date de parution
20170208
Nombre de pages
206,00 €
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L'échec des printemps arabes et l'instauration d'un nouveau Califat de la terreur en Syrie et en Irak nous contraignent à repenser la place du religieux dans le monde contemporain. Rivés sur les questions sécuritaires, nous manquons encore néanmoins d'outils philosophiques pour comprendre la montée d'un nouveau totalitarisme millénariste et apocalyptique. Le présent ouvrage s'appuie sur les travaux d'Eric Voegelin (1901-1985), un philosophe américain d'origine allemande encore trop peu connu en France et dont toute l'oeuvre vise à mettre en lumière les racines religieuses des totalitarismes qui ont ensanglanté le 20e siècle. Voegelin et l'Orient propose une relecture iconoclaste de ses écrits, souvent à rebours de la réception néoconservatrice dont ils ont fait l'objet outre-Atlantique. Renaud Fabbri nous fournit ainsi des clefs pour mieux comprendre les origines idéologiques de l'islamisme radical mais aussi du nationalisme hindou. Il montre aussi qu'une redécouverte des grandes traditions de la philosophie mystique peut nous aider à conjurer le spectre des "religions politiques" qui menacent aujourd'hui aussi bien les non-croyants que les croyants de toutes les confessions.
Aussi bien les admirateurs de la " Chine rouge" que les tenants du " péril jaune " semblent avoir perdu de vue un simple fait : les Chinois sont aussi des êtres humains - ou, si vous voulez, d'une certaine façon, nous sommes tous des Chinois. Une bonne partie des âneries qui circulent aujourd'hui sur la Chine découlent d'une incapacité à reconnaître cette évidence. Interrompons un moment ces débats bien parisiens pour prêter enfin l'oreille à ces voix chinoises diverses, spontanées, qui tantôt chuchotent la peine de vivre, tantôt explosent en cris accusateurs, nous révélant les aspects variés de la condition humaine en Chine populaire. Ces témoignages forment la part principale du présent ouvrage, initialement paru en 1976 ; Simon Leys, qui les a recueillis, les a fait suivre de quelques essais critiques sur l'actualité politique et culturelle chinoise.
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