Dans la famille "fête foraine", je voudrais... la gaufre. Avec la barbe à papa, la crêpe, la pomme d'amour, la glace italienne, le hot-dog et les guimauves, la gaufre est l'une des sept gourmandises que je picore en regardant inlassablement la grande roue ou Emmanuel qui dégomme les pipes au stand de tir. Dans la famille gaufre, la liégeoise à grosses alvéoles est plutôt molle et camoufle de petits éclats de sucre, la flamande ou bruxelloise est la reine des foires, croustillante et légère, le bricelet est suisse, rond et généralement richement décoré, tandis que la waffle est la version anglo-saxonne, très souvent cuite dans un gaufrier avec des plaques en forme de coeur. Certains gaufriers anciens portaient même l'empreinte du blason familial ou l'emblème de la pâtisserie. Ma forme préférée est la gaufre classique, rectangulaire et alvéolée de petits cubes. J'aime tant cette structure géométrique que j'ai même inventé une fausse gaufre que j'ai baptisée gimblette. Je coule une pâte (une semoule au lait, une polenta, une gelée de légumes) dans les plaques du gaufrier, je laisse prendre au froid et je démoule délicatement ces drôles de gaufres qui font beaucoup d'effet. Bon, vous l'aurez compris, "les gaufres de Sonia" sera certainement le nouveau phénomène culino-litéraire de la rentrée 2009 !
Nombre de pages
10
Date de parution
17/09/2009
Poids
201g
Largeur
120mm
Plus d'informations
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EAN
9782352551133
Titre
La gaufre. Dix façons de la préparer
Auteur
Ezgulian Sonia
Editeur
EPURE
Largeur
120
Poids
201
Date de parution
20090917
Nombre de pages
10,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Ne vous fiez pas à sa gueule cassée et à son air revêche, le céleri-rave est un tendre qui se met les gourmets dans la poche ! Cette plante herbacée est devenue incontournable et figure en bonne place dans la liste d'ingrédients des plus grands classiques, du pot-au-feu au céleri-rémoulade que Jean Yanne voulait facétieusement célébrer à travers un recueil de poésie en alexandrins, en passant par la très chic salade Waldorf des palaces et des transatlantiques du début du XXe siècle. Le céleri-rave se consomme cru ou cuit, il mériterait un monument. Modestement, je compte bien apporter ma pierre à l'édifice avec des recettes pour toutes les circonstances.
Si l'arbre de mon enfance a été le saule pleureur, celui de ma vie d'adulte est, avec certitude, le cacaoyer. Originaire de la forêt amazonienne, quelque part aux frontières du Brésil, de la Colombie et du Pérou, il porte, à maturité, des fruits d'or, les cabosses. Directement accrochées au tronc et aux branches, elles lui donnent une allure singulière et inoubliable. Dans la cabosse, les précieuses graines sont emmaillotées dans une délicieuse pulpe blanche, sucrée et acidulée. C'est seulement après fermentation et séchage qu'elles deviennent les fèves de cacao. Réduites en poudre, les fèves s'utilisent comme une épice nouvelle, notamment dans les plats salés. Elles ajoutent aux recettes sucrées des notes subtiles et intenses à la fois. Utilisées sous forme d'éclats, elles apportent un supplément de textures : granuleuses, authentiques et croustillantes.
Tiges croquantes ou bulbe ventru, graines, racines, fleurs ou fanes proches de l'aneth : tout dans le fenouil est bon à prendre, que celui-ci soit sauvage ou cultivé. La gracieuse silhouette du fenouil sauvage triomphe au bord des rivages et des champs. Son parfum puissant de bonbon d'antan rappelle la Méditerranée, la cuisine du Sud, le maquis et la mer. Ses tiges rameuses, surmontées d'ombelles garnies de fleurettes jaunâtres en guise de mini-feux d'artifice, se dressent au bord des chemins ou au milieu de la garrigue et des rocailles. Il invite à la récolte et excite l'appétit. Et puisque la cuisine est aussi parfois une histoire de sorcellerie, sachez que le fenouil était autrefois répertorié dans les livres de magie pour son pouvoir d'éloignement des esprits maléfiques. Un bouquet de fenouil sauvage suspendu au plafond protégerait même la maison des fantômes...
C'est une histoire qui remonte à l'enfance, chez nous on tue le cochon à Noël. C'est le grand jour! Papa Vivie, mon grand-père, et Maman Flavie, ma grand-mère, se lèvent les premiers, sortent le matériel et tous les ingrédients nécessaires aux différentes préparations. Le cochon crie. Monsieur Isidore est donc là, monsieur Isidore est bien là armé de son couteau, fort comme un b?uf, il faut bien ça pour tuer le cochon. Dans la cour, les réchauds à charbon volent la vedette à la gazinière qui reste drapée de sa froide modernité dans la cuisine. "Tout va avoir le goût du vrai", dit mon grand-père qui ne jure que par son réchaud à charbon. Dans le cochon tout est bon. J'aime cet animal qui s'offre tout entier de la tête aux pieds, j'aime cet animal qui s'abandonne du museau à la queue pour le plaisir de nos papilles.
Je suis née à Gênes. Écrire sur le pesto, est pour moi un peu comme entreprendre un voyage sentimental, affirmer mes origines à travers une simple recette dont l'ingrédient principal embaume toute la Ligurie. Cette invitation à écrire un titre dans la collection "Dix façons de préparer" sur le pesto tombe à pic ! Nous vivons une période de l'histoire où le pesto se définit, se fait estimer de tous, il revendique ses racines, s'invente des défenseurs, des êtres humains pour le personnifier. Monsieur pesto est en marche, fier et fort, le basilic droit et l'huile figée, il court sa place au patrimoine de l'Unesco !