[... ] Je percevais que Jean-Pierre Evrard ne scrutait pas sa mémoire, ne labourait pas un champ perdu de souvenirs. Il fournissait un délicat parcours nimbé de poésie et d'irrésistible inclination vers les autres dans ce qu'ils ont de meilleur, un goût passionné et débordant d'être infiniment contemporain. Cela vient de très loin. Jean-Pierre ne s'est jamais donné la posture du maître. Ce qui le caractérise est la sûreté d'un regard intimement lié au respect profond, généreux, chrétien, des expérimentations des autres. Rencontrer a toujours été l'un de ses plus grands plaisirs. Et avec lui, l'acte de connaissance se manifeste chaque fois comme un moment de lumière, dégageant chaque image du local et la drapant d'universel. J'ai eu le bonheur de parcourir les dizaines de boîtes où sont méthodiquement classés ses tirages. Classement d'orfèvre. Chaque feuille posée sur le plat de la main est un bonheur des sens, le papier a été choisi, le sélénium poudroie, les gris sont traités puissamment. Et puis, dans ces boîtes se trouvent aussi les albumines de Tlemcen, les plaques de verre du Cambodge, les portraits de Cavilla, les échanges portant le don au plus haut du bonheur de dialoguer avec les autres photographesA : Edouard Boubat, Willy Ronis, Bernard Plossu, Claude Dityvon, Luc Choquer ou Marie-Paule Nègre, pour ne citer que ses préférés. [... ] Patrick Manac'h Jean-Pierre Evrard photographe voyageur a photopgraphié de nombreux pays et notamment le Maroc pendant 30 ans (1981 et 2012). Nous pouvons le qualifié de photographe "humaniste", il va à la rencontre des habitants et immortalisant la vie quotidienne, sans artifice. "Photographier est un acte prédateur dans sa gestuelle et seule la mise en place d'une complicité permet d'éviter la position dominante et gênante sur une personne pas toujours en mesure de se préserver. C'est la raison pour laquelle je n'utilise que des focales très courtes de façon à être le plus près possible des personnes photographiées. Je veux que ces personnes me regardent même si, pour des raisons de naturel, je ne leur demande pas toujours leur accord car le plus souvent celui-ci m'est déjà accordé, parce que le contact a été créé bien avant que je sorte mon appareil". [... ] JPE
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Nombre de pages
128
Date de parution
17/11/2022
Poids
990g
Largeur
240mm
Plus d'informations
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EAN
9782350465814
Titre
Maroc. Terre du couchant lointain
Auteur
Evrard Jean-Pierre ; Manac’h Patrick
Editeur
FILIGRANES
Largeur
240
Poids
990
Date de parution
20221117
Nombre de pages
128,00 €
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La simulation par événements discrets fait aujourd'hui l'objet d'un regain d'intérêt, grâce à la diffusion, sur le marché des PC, de langages de programmation aptes à construire des modèles concrets. Cet ouvrage réactualise totalement le thème de la simulation par événements discrets par rapport aux conceptions logicielles et aux langages de programmation de notre temps. Il développe de manière concrète les principes et les exigences de l'implantation de cette méthode, démarche illustrée par deux exemples de réalisation, l'un en ADA considéré comme l'exemple de langage de programmation classique, l'autre en SMALLTALK, pris en qualité de langage orienté objet. Les méthodes décrites peuvent être reportées sur tout autre langage offrant des primitives d'expression de processus parallèles ou quasi-parallèles. Destiné principalement aux développeurs et aux réalisateurs d'applications concrètes, sa présentation assez concise des concepts de base de la simulation, ainsi que l'exposé de la démarche de l'implantation et du choix des langages font qu'il se révèle également utile dans le cadre d'un cours, d'un séminaire ou d'un atelier sur le génie logiciel ou le développement d'applications.
Simone Lagrange est arrêtée par la Gestapo le 6 juin 1944. Elle a 13 ans. Lors de ses Interrogatoires par Klaus Barbie, elle refuse catégoriquement de répondre à ses questions. Exaspéré par sa résistance, le chef de la Gestapo lyonnaise la fait déporter à Auschwitz-Birkenau. Lors du procès du Boucher de Lyon, 43 ans plus tard, Simone Lagrange se dressera de nouveau contre Klaus Barbie, pour témoigner sur les atrocités qu'il a commises. La petite Simy est revenue des camps et a tenu la promesse faite à ses camarades, qui lui demandaient avant de tomber : "Si tu rentres, n'oublie pas d'en parler." Simone raconte l'histoire d'une femme dont la volonté n'a d'égale que la résilience, d'une petite fille qui a toujours refusé d'accepter que ses origines l'aient fait naître coupable.
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En ouvrant en juin 1983 un travail d'une année à Saint-Jean-Brévelay et dans les communes environnantes du Morbihan, le photographe Guy Hersant répondait en voisin lorientais d'alors, à une commande de la BPI du Centre Pompidou à Paris. A cette l'époque, la campagne bretonne bruisse sous le vent d'une modernité qui déferle depuis les années soixante en remembrement, en mécanisation, en stabulations libres et en salles de traite, en ensilage de maïs, en bâtiments d'élevages qui s'affranchissent de la vieille architecture des fermes, en décohabitation des jeunes agriculteurs d'avec les anciens, en coopératives, en Politique agricole commune de ce qui était encore la Communauté économique européenne. La mission photographique avait pour but de témoigner de ce grand virage de la Bretagne agricole dont le Groupe d'études en sociologie rurale du CNRS- organisme partenaire du projet avec la BPI - avait déjà observé les amorces dans la commune à partir justement de ces années soixante.