Soliloque d'un pochard lyrique dans le train de banlieue qui l'emmène pour le week-end chez sa bien-aimée, récit canularesque d'une soûlerie colossale - si colossale que le voyageur se retrouve finalement à son point de départ... -, ce roman paraît tout à fait singulier dans une littérature soviétique qui s'est toujours voulue littérature sérieuse, traitant de problèmes sérieux. Ici, rien n'échappe à la dérision. Ni les gloires consacrées, ni les dogmes de l'histoire officielle, ni les clichés du marxisme-léninisme. Non plus que d'autres idées reçues, comme les valeurs religieuses, la sollicitude envers le moujik ou la sanctification de la Russie. L'irrespect étant le propre de l'ivrogne, celui-ci s'abandonne à la joie sacrilège de secouer tous les cocotiers. Pourtant, en appelant "poème tragique" cette gigantesque farce qui, en effet, finit mal, Vénédict Erofeiev nous invite à ne pas en négliger la substantifique moelle. Le rire où nous entraîne ce crescendo de fantasmes se révèle, au bout du compte, dérision lui aussi. Car il n'exprime rien d'autre que le désespoir absolu auquel un univers clos réduit quiconque tente de s'en évader. Alliant la démesure de Rabelais, l'acuité de Gogol, la cruauté pathétique de Kafka, Moscou-sur-Vodka est l'oeuvre clandestine d'un auteur resté mystérieux jusqu'à sa mort en 1990. Sa parution aux Editions Albin Michel en 1976 fut un véritable événement.
Nombre de pages
208
Date de parution
18/10/1990
Poids
228g
Largeur
130mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782226002532
Titre
Moscou-sur-vodka
Auteur
Erofeev Victor
Editeur
ALBIN MICHEL
Largeur
130
Poids
228
Date de parution
19901018
Nombre de pages
208,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Résumé : Exploitant le succès remporté par son dernier roman à scandale, un écrivain russe entreprend de conquérir l'Occident. Bien qu'au début tout semble lui réussir, ce monde nouveau dans lequel il évolue n'est pas forcément celui dont il a rêvé.
Un roman noir, malaisant, addictif qui nous emmène dans le quotidien des circassiens à travers les choix de Tony, un jeune gadjo qui fuit un père violent et alcoolique. Très vite fasciné par les fauves, il veut les approcher et les dompter. L’autrice interroge sur les rapports de force, les blessures intérieures, les héritages inconscients, la colère, la passion, l’amitié et l’impatience. Une lecture à la fois suffocante et envoûtante, elle ne laisse pas de répit. Un récit qui happe, fascine, bouleverse, et questionne jusqu’à un final explosif. « Nous, les hommes, on a beau paraître civilisé, on est comme eux : des bêtes sauvages et impatientes, enclines à la violence. »