A l'été 1993, de nombreux artistes et intellectuels convergent vers Sivas, en Anatolie. La quatrième édition du festival est prévue en ville, en présence d'Aziz Nesin, le célèbre écrivain qui vient de traduire Les Versets sataniques, de Salman Rushdie. Le 2 juillet, sous le regard impassible des autorités, une foule surexcitée et manipulée par les islamistes radicaux assiège puis met le feu à l'hôtel Madimak, où se trouvent les participants. Trente-sept personnes, journalistes, écrivains, poètes, comédiens et musiciens, majoritairement alévies, y perdent la vie. Genco Erkal est déjà connu pour ses prises de position publiques concernant la vie sociale, politique et religieuse de son pays, la Turquie. En 2007, il décide donc de composer une pièce documentaire sur ce massacre et collecte toutes sortes de témoignages sur cette journée noire de l'humanité. Le spectacle est créé en 2007 à Istanbul avant d'être accueilli en 2009 au Théâtre des Célestins à Lyon, dans le cadre de Sens interdits.
Nombre de pages
96
Date de parution
04/06/2020
Poids
116g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782375720066
Titre
Sivas 93
Auteur
Erkal Genco ; Altiparmak Selin ; Copeaux Etienne
Editeur
ESPACE INSTANT
Largeur
140
Poids
116
Date de parution
20200604
Nombre de pages
96,00 €
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Cest seulement en 1927, cinq ans après sa disparition, quand est publié le dernier volume, le Temps retrouvé, du long roman, au titre général d'À la recherche du temps perdu, que le monde comprend à quel point Marcel Proust a créé lune des inventions la plus originale et la plus attachante de toute la littérature française. Le romancier, grâce au travail acharné de toute une vie, réussit le tour de force de créer une oeuvre qui est à la fois pleinement autobiographique, et tout à fait étrangère à lui-même. Celle-ci est universelle, elle peut se lire, par chacun d'entre nous, comme l'histoire de notre propre vie dans ce qu'elle a de plus intime et de plus éphémère.
Des écrivains aussi divers que Dickens, Dostoïevski, Melville, Conrad, Proust, Kafka et Beckett, par l'expression autobiographique liée à la volonté de descendre au plus profond de leurs propres ténèbres, par la progressive mise en place d'un élan destructeur du romanesque au profit de l'émergence d'une voix narrative au cœur d'une problématique de l'écriture, accompagnent un mouvement romantique en perpétuelle mutation. Les écrivains de l'innommable sont les témoins d'une écriture qui lutte avec la littérature, sans que celle-ci puisse tout à fait sombrer. Réduit à sa plus simple expression, le romanesque ricane encore, devenu hideux et inaudible. Dans ces rires s'achève sans doute une des plus grandes aventures littéraires de tous les temps, celle du roman, de Rousseau à Beckett.
Résumé : Le Temps retrouvé est le dernier volet du roman de Marcel Proust, A la recherche du temps perdu. Les personnages évoluent dans le Paris de 1914-1916. Le Narrateur y reçoit les ultimes révélations de la mémoire involontaire. Le Temps retrouvé, roman de la fin, et du début, d'un monde romanesque.
Le Temps retrouvé est le dernier volet du roman de Marcel Proust, A la recherche du temps perdu. Les personnages évoluent dans le Paris de 1914-1916. Le Narrateur y reçoit les ultimes révélations de la mémoire involontaire. Le Temps retrouvé, roman de la fin, et du début, d'un monde romanesque.
Extrait de la préface de Gilles BoulanLes parents ont quitté la campagne pour venir s'installer à la ville. Ils se sont arrêtés sur la colline des anges et des djinns au-delà du périph, cette frontière infranchissable entre leur bidonville, la décharge, l'usine toxique de «Stop herbe» et la ville. Vingt ans plus tard, «leurs enfants sans nombril» rêvent de partir à leur tour. Cette fois beaucoup plus loin, où un autre périphérique les séparera de la belle ville. Une seule chose aura réellement changé, ces jeunes gens «mauvaises herbes» auront plutôt recours à la bonne fée marraine de la télévision qu'à la gitane et à sa magie.Avec une belle intelligence, une grande simplicité de moyens et beaucoup d'émotion, Sedef Ecer raconte la similitude des destins, l'éternité de cette misère qui reproduit les mêmes schémas dans les pays en développement comme dans les pays développés. L'exclusion, le recours à des travaux dangereux (l'usine de sablage des blue-jeans a remplacé l'usine de production d'herbicide), la seule force du rêve pour nourrir un quelconque espoir.
Beslan, 1er septembre 2004. Plus d'un millier d'enfants et d'adultes sont pris en otage le jour de la rentrée scolaire dans une école d'Ossétie-du-Nord, dans le Caucase, par un groupe de terroristes réclamant le retrait des troupes russes de Tchétchénie. Pendant trois jours, les otages sont entassés dans un gymnase, dans une chaleur étouffante, sans eau ni nourriture. Refusant toute négociation, les forces russes finissent par donner l'assaut en tirant à l'arme lourde. Le bilan sera de 334 morts, dont 186 enfants. Tous les preneurs d'otages sont tués, sauf un. Traduit en justice, il plaide innocent. Ce procès sera le seul mené concernant ces événements. Malgré les demandes des familles des victimes, aucun responsable politique ou militaire ne répondra de cet assaut devant la justice. Cette pièce de théâtre documentaire, commande de la Maison d'Europe et d'Orient, a été écrite d'après les minutes de ce procès, qui a permis un travail d'analyse du processus qui avait déjà mené à une tragédie similaire dans un théâtre de Moscou en 2002. Elle est une contribution à la recherche de la vérité et à la mémoire des victimes.