Au cours d entretiens avec Dominique Sewane, l auteur revient sur les épisodes décisifs de son adolescence à Istanbul, sur lesquelles il avait gardé le silence. Elles l ont amené sur la Voie soufie des Mevlevi ou « Derviches Tourneurs », suivie clandestinement par sa famille à l époque du « Renouveau » de la Turquie: bouleversement au son du Ney et à l audition de chants mystiques lors de concerts spirituels donnés au « tekke » (couvent soufi), et surtout, quand il s est mis à l écoute de son père hospitalisé à Londres, Soufi d une haute élévation de pensée. Le lecteur accompagne un jeune Soufi dans sa découverte d un prodigieux héritage spirituel. Il partage les craintes de l auteur quant à son devenir. « Si le soufisme est une barque, la religion est l océan » écrit Kudsi Erguner, rappelant que cette forme de spiritualité, née avec l islam, lui est inhérente. En Turquie autrefois, un Soufi suivait l enseignement d un cheikh dans un tekke. A l avènement de la République d Atatürk en 1922, toute forme d expression religieuse a été proscrite, les tekke fermés. Une série de décrets ont décidé en quelques jours de la réforme de l écriture, la musique, la mode vestimentaire. Les cérémonies soufies ont été interdites. De nos jours, bien que les décrets n aient pas été abrogés, de pseudo danseurs et musiciens soufis sont encouragés à s exhiber en public afin d attirer un tourisme de masse. L auteur constate un véritable « soufi boom » à l échelle mondiale, qui n a jamais compté autant de faux cheikhs se réclamant d une tradition dégradée. Si l on en croit son cri final, « le soufisme n est plus aujourd hui qu un nom, alors qu il était une vérité sans nom ». Il s est donc donné pour mission de transmettre dans sa vérité l héritage reçu dans sa jeunesse. Célèbre internationalement, il enseigne la musique savante ottomane dans plusieurs pays, notamment à Venise, où il a créé l ensemble Bîrûn) et à l université de Rotterdam. Il a traduit une grande partie de l uvre inédite de Rûmi..
Nombre de pages
439
Date de parution
10/10/2013
Poids
606g
Largeur
134mm
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EAN
9782259206273
Titre
La Flûte des origines. Un Soufi d'Istanbul
Auteur
Erguner Ahmed Kudsi ; Sewane Dominique
Editeur
PLON
Largeur
134
Poids
606
Date de parution
20131010
Nombre de pages
439,00 €
Disponibilité
Epuisé
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En 1968, les derviches tourneurs turcs répondent à l'invitation de l'Unesco et viennent pour la première fois à Paris. Les Français découvrent avec fascination leur rituel. Kudsi Erguner, musicien soufi qui joue de la flûte de roseau, le ney, se trouva au c'ur de la plupart des voyages que firent les derviches tourneurs en Europe ou aux Etats-Unis. Issu d'une grande famille de musiciens, il a grandi au sein de la communauté soufie d'Istanbul. Dans les tekke, ces lieux où se réunissaient les derviches, il a côtoyé les derniers grands représentants de cette communauté, s'est nourri de leur musique comme de leurs paroles. Il a éprouvé leur étonnement de voir les Occidentaux s'intéresser à cette culture qu'ils pensaient promise à l'extinction du fait de sa répression par les autorités turques. Puis, en Occident, il a rencontré les adeptes de spiritualités orientales, les disciples de Gurdjieff, les amateurs de musique traditionnelle. Il a alors pris conscience de l'attirance qu'exerçait l'Orient sur les Occidentaux et des incompréhensions qu'elle pouvait générer. Après nous avoir fait partager les derniers instants d'une communauté aujourd'hui disparue, c'est l'histoire vécue de ces relations entre culture traditionnelle soufie et monde occidental que Kudsi Erguner nous raconte. Il aborde les questions de la transmission d'une tradition musicale et spirituelle, du rôle du musicien traditionnel, de l'islam, de la politique et du soufisme. Kudsi Erguner relate également ses activités de musicien avec Peter Brook (Rencontres avec des hommes remarquables, le Mahabharata), Peter Gabriel ou d'autres compositeurs occidentaux. Cet ouvrage se clôt sur un commentaire des premiers distiques du Mesnevî de Celâleddin Rûmi et une présentation de la cérémonie des derviches tourneurs, le sama'. Enfin, un disque compact, Musique des tekke d'Istanbul, rassemble d'anciens enregistrements de la musique des derviches, certains réalisés dans le tekke ouzbek lui-même.
Rûmî, sans doute le mystique soufi le plus connu au monde, a fait l'objet de multiples appropriations depuis que l'Occident l'a découvert : « prophète de l'Amour », chantre de la tolérance, poète appelant au dépassement des différences religieuses... La confrérie fondée sur son enseignement, les Mevlevis ou derviches tourneurs, a conquis un public mondial par sa danse rituelle « cosmique » dont la Turquie a fait un argument de tourisme, et l'on a vu se multiplier les maîtres autoproclamés.Dans tout ce foisonnement, où est le vrai Rûmî ? Si la confrérie a été définitivement dissoute en 1925 par la République laïque turque, qui sont ces derviches que l'on voit danser à Konya ...Kudsi Erguner, l'un des derniers héritiers de cette tradition initiatique, nous dévoile les raisons historiques et culturelles de ces récupérations pas toujours heureuses et nous invite à redécouvrir le message authentique de ce très grand maître.Notes Biographiques : Kudsi Erguner est internationalement reconnu comme l'un des plus grands maîtres du ney, la flûte traditionnelle persane qui accompagne depuis des siècles le sema, la danse traditionnelle des derviches. Héritier d'une longue lignée de disciples de Rûmî, il a étudié pendant plus de dix ans auprès du dernier maître de la confrérie Mevlevi. On lui doit notamment, avec Pierre Maniez, une édition du Mesnevi. 150 contes soufis de Rûmî (Albin Michel, 1988 et 2004).
Carrière Jean-Claude ; Tajadod Nahal ; Erguner Ahm
Le Livre de Chams de Tabriz est un chant d'amour du très grand poète persan du XIII? siècle Mowlânâ, plus connu sous le nom de Rûmi. Il parle de la rencontre de Rûmi avec Chams, un étrange derviche, qui métamorphosa sa vie, fit de lui le plus grand poète de son temps, et un danseur effréné auquel on doit la tradition des derviches tourneurs. Ce sont certains de ces poèmes que nous lisent ici Nahal Tajadod en persan, et Jean-Claude Carrière en français. Deux grands musiciens, le flûtiste Kudsi Erguner, et le percussionniste Pierre Rigopoulos créent une interprétation musicale de ces textes. Un dialogue profond à quatre voix se tisse, résonne en nous, nous élève.
Il faudrait de l'amour dans tout dictionnaire, mais pour la musique plus encore. En France, tout le monde adore la musique, mais personne ne l'aime, disait Berlioz. On ne l'aime pas, puisqu'on ne cherche pas à mieux la connaître. Combien de beaux livres où on peut mieux voir la peinture! La musique, on ne peut pas. Elle n'offre pas d'images, et elle passe. Les savants, ceux qui l'ont étudiée, la savent. Les autres la laissent passer (c'est sa nature), avec délices certes, mais sans pouvoir la retenir. La mémoire ne fixe pas si facilement ce qui passe dans l'instant même, même si cela plaît. D'où l'utilité extrême, pour la musique, d'un guide. Le meilleur en l'occurrence, André Tubeuf, qui se fait avec ce dictionnaire amoureux le mécène de nos futures écoutes. Un amoureux assidu, qui a pris le temps d'écouter pour le plaisir, et qui sait maintenant comment le partager. Il a su apprécier Mozart, Schubert, Bach mais Verdi et Wagner aussi. Il a les clés pour les rendre plus proches, les faire connaître dans leur mystère musical et dans leur individualité d'hommes. Surtout il a pris le temps d'apprendre à en parler en familier, qui trouve les bonnes images. La musique est donc une affaire de c'ur autant que d'oreilles. Il faut savoir se mettre à son écoute, c'est-à-dire se disposer à la recevoir. Combien de mots, de noms communs que la musique s'est appropriés, nous les rendant du coup mystérieux: la mélodie, le rythme, la tonalité, le timbre, même le silence! On en retrouve le sens, un sens qu'on puisse comprendre. Alors on fait plus qu'adorer la musique: l'aimer, la goûter comme un mystère accessible et permis.
Une nouvelle enquête du célèbre héros du Moyen-Age, Guilhem d'Ussel, chevalier troubadour. 1209. L'armée des croisés vient de prendre Béziers et d'y massacrer tous ses habitants, hérétiques ou non. Terreur, pillage et violences vont désormais régner dans le Toulousain. C'est ce que redoute le chevalier Guilhem d'Ussel, dont le château a déjà été ravagé par ses ennemis. Il décide donc d'abandonner son fief et de traverser le royaume de France avec ses gens afin de les mettre à l'abri, un voyage qu'il sait périlleux à cause des brigands, des seigneurs rapaces et des bandes de croisés qui gagnent le midi. Parmi ces derniers, il n'imaginait pas reconnaître des chevaliers allemands qu'il a vaincus quelque quinze ans plus tôt et qui veulent leur revanche. Quand il partira pour le château de Warburg en Thuringe afin de revoir son ami, le minnesinger Wolfram, d'Eschenbach, ses ennemis se lanceront à ses trousses. Mais il découvrira que ses pires adversaires ne sont pas ces chevaliers qui complotent pour l'empereur Othon, ni la neige et les bandes de loups affamés, mais les sorcières de Goslar qui se rassemblent pour la nuit de Walpurgis et dont la plus redoutable a sacrifié sa belle-fille Blancheflor à cause de sa beauté.
Tavares Carlos ; Bayart Berthille ; Seux Dominique
Le parcours incroyable d'un des plus grands patrons automobiles du monde. De Renault à la tête de Stellantis (PSA-Fiat-Chrysler), en passant par PSA qu'il a redressé, Carlos Tavares a enchaîné les incroyables succès tout en essuyant de nombreuses critiques. Il se livre aujourd'hui dans un récit poignant sur sa vie personnelle et sa carrière qu'il a menée aux plus aux sommets.
Ca commence comme une belle histoire d'amour. Du genre... à l'eau de rose. D'ailleurs, le roman débute par une rose déposée sur le palier d'Alice, trentenaire rongée par la solitude. Il y a du mystère également, car la dite Alice ignore qui lui envoie des fleurs et, lui offre de belles déclarations. Une situation romantique à souhait mais qui peut également paraitre... quelque peu inquiétante. Tout prend donc la forme d'une comédie romantique pleine d'humour et... de doutes. Entre les copines du travail, heureuses de voir Alice ainsi courtisée, et son directeur, pressé de la licencier, Alice passe par des émotions contrastées qui la rendent tour à tour heureuse, désespérée, charmée, affolée. Tant de bouleversements dans une vie monotone sont fantastiques et perturbants à la fois. Ne sont-elles pas nombreuses, les âmes seules qui rêveraient d'être emportées par un mystère aussi romantique ? Jusqu'au jour où... ça dérape. Où le rêve devient cauchemar. Où, comme dans les cauchemars, le pire ne se révèle jamais sous la forme attendue.