L'un des signes distinctifs du XXe siècle est l'émancipation du silence dans l'écriture, le désir de comprendre l'écriture hors de la domination du logos. Il y va d'une métamorphose du silence dans l'écriture du XXe siècle et d'une métamorphose de l'écriture du XXe siècle par la densité nouvelle du silence. L'enjeu est celui d'une critique de l'écriture par le silence en vue d'une façon neuve de penser l'écriture. Cette recherche engage une tentative de définition de l'écriture au XXe siècle en termes de tension entre le mot et le silence. Les questions soumises au travail collectif sont nombreuses: quelle est l'origine (ontologique, métaphysique, historique) de l'ascendant du silence dans l'écriture du XXe siècle? Quelle est la nature et la fonction de ce silence? Pourquoi le silence tend-il à être, au XXe siècle, une limite à laquelle l'écrire ne cesse de se heurter et de se mesurer? En quoi la question du silence pose-t-elle celle de la légitimité de l'écriture au XXe siècle? Comment le silence s'incarne-t-il dans la matière verbale? Une architecture bâtie en fonction des genres littéraires a paru la plus apte à mettre en relief la remarquable polysémie du silence inentendue jusque-là: est tour à tour étudié l'échange de substance entre roman et silence, théâtre et silence, poésie et silence. L'élargissement de la réflexion à la musique et à la danse s'impose de lui-même tant le silence acquiert au XXe siècle une valeur et une fécondité musicales et chorégraphiques fondamentales. S'impose aussi l'élargissement de la recherche au cinéma qui est indissociable d'une exploration des possibles du silence.
Nombre de pages
363
Date de parution
08/03/2010
Poids
672g
Largeur
165mm
Plus d'informations
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EAN
9782868204011
Titre
Ecriture et silence au XXe siècle
Auteur
Ergal Yves-Michel ; Finck Michèle
Editeur
PU STRASBOURG
Largeur
165
Poids
672
Date de parution
20100308
Nombre de pages
363,00 €
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Cest seulement en 1927, cinq ans après sa disparition, quand est publié le dernier volume, le Temps retrouvé, du long roman, au titre général d'À la recherche du temps perdu, que le monde comprend à quel point Marcel Proust a créé lune des inventions la plus originale et la plus attachante de toute la littérature française. Le romancier, grâce au travail acharné de toute une vie, réussit le tour de force de créer une oeuvre qui est à la fois pleinement autobiographique, et tout à fait étrangère à lui-même. Celle-ci est universelle, elle peut se lire, par chacun d'entre nous, comme l'histoire de notre propre vie dans ce qu'elle a de plus intime et de plus éphémère.
Des écrivains aussi divers que Dickens, Dostoïevski, Melville, Conrad, Proust, Kafka et Beckett, par l'expression autobiographique liée à la volonté de descendre au plus profond de leurs propres ténèbres, par la progressive mise en place d'un élan destructeur du romanesque au profit de l'émergence d'une voix narrative au cœur d'une problématique de l'écriture, accompagnent un mouvement romantique en perpétuelle mutation. Les écrivains de l'innommable sont les témoins d'une écriture qui lutte avec la littérature, sans que celle-ci puisse tout à fait sombrer. Réduit à sa plus simple expression, le romanesque ricane encore, devenu hideux et inaudible. Dans ces rires s'achève sans doute une des plus grandes aventures littéraires de tous les temps, celle du roman, de Rousseau à Beckett.
Résumé : "Dans l'évolution la plus récente, les frontières entre les genres artistiques fluent les unes dans les autres, ou plus précisément : leurs lignes de démarcation s'effrangent". Dans la lignée de cette réflexion d'Adorno, la notion de correspondance des arts et la notion de correspondance entre la littérature et les arts, héritières du romantisme allemand, gagnent à être explorées par la littérature comparée de façon neuve. Il revient à la littérature comparée, placée sous le signe de l'interdisciplinarité et du décloisonnement, d'être un précipité de questions pour une nouvelle poétique des arts. Les interrogations soumises au travail collectif sont nombreuses : Quelle est l'origine de l'intensification croissante de la correspondance entre la littérature et les arts ? En quoi la correspondance des arts pose-t-elle la question des limites du langage et engage-t-elle une redéfinition de la légitimité et de la fonction de la littérature et des arts ? Comment un art, un artiste ou une oeuvre artistique sont-ils pris en charge par la littérature de plusieurs pays qui se ressourcent à leur contact ? Le but de la correspondance des arts est-il seulement esthétique ou aussi éthique ? Ce volume se compose de quatre sections qui mettent en correspondance la littérature comparée avec les différents domaines artistiques : la musique, pour la première partie ; les arts visuels pour la deuxième et la troisième partie (peinture, sculpture, puis danse, photographie et cinéma) ; et enfin, pour la quatrième partie, ce que l'on peut appeler, à la suite des romantiques allemands, "la ronde des arts".
Etonnante Comtesse de Ségur, née Sophie Rostopchine, qui épouse en 1819 le comte Eugène de Ségur! Une fois grand-mère, elle se lance alors dans une vocation tardive d'écrivain. Sa première tentative Les Nouveaux Contes de fées (1856) remporte un succès considérable, grâce aux éditions Hachette qui viennent de créer la Bibliothèque rose. Par la suite, elle se consacre à de nombreux romans pour l'enfance dont le large succès perdure jusqu'à nos jours, avec parmi ses titres les plus célèbres: Les Petites Filles modèles (1858), Les Malheurs de Sophie (1859), Les Mémoires d'un âne (1860), L'Auberge de l'Ange gardien (1863), Le Général Dourakine (1863). Reflet de son temps, l'?uvre de la Comtesse de Ségur n'est pas seulement un monument de la littérature pour la jeunesse, elle est aussi une incarnation vivante des mentalités du XIXe siècle, ce que parviennent à décrire avec talent Yves-Michel Ergal et Marie-José Strich. Cette importante biographie cerne au plus près l'exceptionnelle personnalité d'un auteur hors du commun. Biographie: Yves-Michel Ergal, docteur es Lettres, maître de conférences à l'université Marc Bloch de Strasbourg est l'auteur de plusieurs romans. Il a préfacé l'édition de La Bible d'Amiens de John Ruskin dans la traduction de Proust (Bartillat, 2007). Marie-José Strich, docteur es Lettres, professeur aux cours de civilisation française de la Sorbonne, est une spécialiste reconnue de la Comtesse de Ségur. Elle a publié récemment Sur les pas de la Comtesse de Ségur (avec Paul Loyrette, Gallimard, 2005) et La cuisine modèle de la comtesse de Ségur (Bartillat, 2006).