Eraly Abraham - Khan Yasmin - Michell George - Sar
GEO
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EAN :9782810404414
Un milliard d'habitants, un million de révoltes, mille et un trésors... Des sommets de l'Himalaya et ses contreforts aux côtes tropicales en passant par les vallées fertiles drainées par le Gange et le Brahmapoutre, les déserts de l'Ouest aride, le plateau du Deccan et les Ghats, l'Inde s'étire sur plus de 3 000 kilomètres du nord au sud. Tour à tour plongé dans une végétation luxuriante, baigné par les marais et les mangroves ou bien asséché par les déserts, le pays est aussi profondément marqué par la main de l'homme qui y a édifié, au fil des siècles, des cités tentaculaires, des palais fortifiés et des temples grandioses. Car l'histoire du sous-continent, véritable creuset de cultures, oscille entre conquêtes, dominations et indépendance. Au deuxième rang de la population mondiale, l'Inde, mosaïque d'ethnies, de religions et de castes, offre une large diversité sociale. C'est ce panorama que nous vous proposons de découvrir à travers les habitants, les paysages, l'histoire et une culture plurimillénaire, entre tradition et modernité.
Nombre de pages
371
Date de parution
17/10/2013
Poids
2 575g
Largeur
268mm
Plus d'informations
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EAN
9782810404414
Titre
Inde
Auteur
Eraly Abraham - Khan Yasmin - Michell George - Sar
Editeur
GEO
Largeur
268
Poids
2575
Date de parution
20131017
Nombre de pages
371,00 €
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De la famille à la politique, la crise de l'autorité touche à peu près tous les responsables dans toutes les institutions. La perte de légitimité du politique et la crise des Gilets jaunes offrent une illustration frappante des raisonnements développés dans cet ouvrage. L'enjeu n'est pas d'apprendre à vivre sans autorité, mais d'engendrer des formes d'autorité plus respectueuses des valeurs de notre temps. Pour l'essentiel, la crise de l'autorité est une bonne nouvelle, son érosion engage toute notre modernité et rien ne saurait justifier de faire machine arrière. Il reste que ce déclin affecte en profondeur nos formes de vie et nos institutions. Partout, le besoin d'autorité se fait sentir, mais une autorité au service de la démocratie, du débat public, des droits et des devoirs, de la justice et l'équité, de la transmission des valeurs fondamentales, de la défense du commun contre l'emprise des intérêts privés, de l'adaptation des modes de vie à l'urgence écologique. Tout retour en arrière est proscrit : l'autorité est donc à réinventer.
Le sens commun comprend le langage comme un système de signes qu'utilisent les êtres humains pour exprimer leurs perceptions, leurs pensées et leurs sentiments. " Parler " reviendrait à extérioriser des représentations jusqu'alors encloses dans notre esprit pour les transmettre à nos contemporains. Chacun de nous mènerait ainsi deux vies distinctes : une vie mentale et une vie sociale, une vie intérieure de pensées et d'émotions et une vie extérieure d'échanges et d'interactions. Cet ouvrage s'applique à renverser complètement pareille conception. Le langage n'est pas code mais un ensemble de comportements sonores inscrits dans des formes de vie sociale. La parole ne traduit pas des contenus psychiques, elle construit des objets sociaux et nos pensées les plus intimes, les plus secrètes, n'en restent pas moins des intentions de parole à l'adresse de partenaires potentiels. Une théorie de l'esprit renvoie donc nécessairement à une théorie sociale de la communication. Ainsi cet ouvrage apparaît-il comme une sorte de manifeste anti-cognitiviste.
Les types d'autorité varient à l'infini selon les époques, les sociétés et les formes de vie. "Qu'est-ce au juste que l'autorité ?" demandait Hannah Arendt voici plus d'un demi-siècle. Alain Eraly offre sur cette question un point de vue renouvelé. Pour lui, si on réduit l'autorité à une relation d'obéissance, on perd de vue sa fonction première : celle d'inscrire la vie sociale dans l'imaginaire d'une communauté et de construire une identité commune. Alors que la crise de l'autorité est couramment associée au grand mouvement d'émancipation des individus propre à notre modernité, l'auteur y voit avant tout une crise du collectif. Dans toutes les sphères de la vie collective ? la famille, la politique, les mouvements sociaux, la religion, l'enseignement, le travail, les médias, la science ?, l'autorité continue de s'observer, certes affaiblie et contestée, mais toujours aussi nécessaire. Elle n'est pas un simple pouvoir, elle est le sens incarné du collectif. Là où elle disparaît, disparaissent aussi bien l'appartenance, la solidarité vécue, l'action commune. Comment penser l'autorité dans l'infinie diversité de ses manifestations sans la réduire à une simple domination ? Comment penser, en particulier, la persistance de la transcendance et de l'incarnation dans des sociétés qui se croient libérées des puissances de l'invisible ? Pas de société sans institutions et pas d'institutions sans figures d'autorité qui leur confèrent puissance de parole.