
Ce qui plaisait à Blanche
Certains êtres sont parfois des virtuoses involontaires de l'instrument que nous sommes. Et ils le sont parce qu'un don mystérieux leur a offert un accès immédiat, presque violent, à ce que, d'ordinaire, nous dissimulons. Ces êtres, que nous identifions à peine quand le hasard nous met en leur présence, jouent d'instinct de cet instrument, donc de nous-mêmes. Rien, pourtant, ne les a préparés à l'exercice auquel ils vont exceller sans le savoir. Parfois, ils y prennent du plaisir. Parfois, ils s'en acquittent sans y songer. Comme des despotes qui se sentent obligés d'être despotiques, par conformité à leur nature, et presque à leur insu. Ces êtres sont redoutables car ils vont nous gouverner avant même d'avoir pris la peine de le vouloir. Mais nous aimons à la folie l'illusion qu'ils nous procurent d'être compris, ainsi que les doses de ravissement qu'ils ont versées dans notre existence - en même temps qu'ils y ont versé leurs doses de venin. Blanche était de ces êtres-là... " J-P. E
| Nombre de pages | 308 |
|---|---|
| Date de parution | 26/08/2020 |
| Poids | 392g |
| Largeur | 142mm |
| EAN | 9782246802884 |
|---|---|
| Titre | Ce qui plaisait à Blanche |
| Auteur | Enthoven Jean-Paul |
| Editeur | GRASSET |
| Largeur | 142 |
| Poids | 392 |
| Date de parution | 20200826 |
| Nombre de pages | 308,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Les enfants de Saturne
Enthoven Jean-PaulLe Prince de Ligne partageait-il quelques états d'âme avec Hamlet et Romain Gary ? Chamfort et Brummell avaient-ils beaucoup à se dire ? Le Baron Denon aurait-il pactisé avec Stendhal contre le sombre Benjamin Constant ? Et fallait-il imposer un nouveau rendez-vous à des frères ennemis - Berl et Drieu la Rochelle, Hemingway et Fitzgerald - qui, de leur vivant, s'étaient déjà trop fréquentés ? Si, dans ce livre, je les ai pourtant tous convoqués, puis mêlés, c'est parce qu'ils forment, ensemble, une tribu qui ne m'est pas étrangère. C'est aussi, peut-être, parce que mon existence a souvent, par l'imagination, beaucoup emprunté à la leur que ces enfants de Saturne sont devenus des compagnons dont je ne saurais me passer - et auxquels je dois de curieuses aventures.ÉPUISÉVOIR PRODUIT10,00 € -

Les enfants de Saturne
Enthoven Jean-PaulQu'y a-t-il de commun entre le prince de Ligne et Drieu la Rochelle ? Benjamin Constant et Hemingway ? Brummell, Romain Gary et Chamfort ? Vivant Denon et Fitzgerald ? Berl, Hamlet et Stendhal ? Rien, bien sûr, sauf peut-être ceci : ces individus furent, pour le meilleur et pour le pire, des victimes de leur mélancolie. Ce livre se propose ainsi, et d'abord, d'explorer le lien si mystérieux que la littérature entretient avec cette mélancolie, ce "bonheur d'être triste" - qui, dans la légende, est toujours associé au "souffle de Saturne". Mais il y a autre chose : chacun de ces individus n'apparaît dans ce livre qu'à travers des épisodes qui, de près, de loin, recoupent ou expliquent l'identité du portraitiste qui les convoque. Comme si, s'abritant derrière eux, celui-ci avait choisi de revisiter sa propre éducation amoureuse, esthétique, politique. Cet essai est donc, aussi, une confession.ÉPUISÉVOIR PRODUIT20,75 € -

Aurore
Enthoven Jean-PaulRésumé : " C'est dans un miroir que j'ai croisé le premier visage d'Aurore. Elle se tenait derrière moi. Nos regards purent ainsi s'attarder avec impudeur, l'un dans l'autre, sans que personne s'en avise. Il n'est pas indifférent que ce soit un miroir qui nous ait, en quelque sorte, rapprochés. Pas indifférent, non plus, que son visage me soit parvenu alors que je lui tournais le dos. J'avais eu, tout de suite, l'impression que cette femme sortait de mon passé et, de ce fait, il me parut naturel de la reconnaître sans l'avoir jamais vue. Tout, dans ce qui s'ensuivit, se déduira de cet enchaînement. En amour, c'est toujours le passé qui donne des ordres... "ÉPUISÉVOIR PRODUIT19,05 € -

La dernière femme
Enthoven Jean-PaulUn essai ? Un essai romanesque ? Un roman avec des personnages (presque tous) vrais ? Un peu de ceci, et beaucoup d'autres choses encore. La dernière femme reprend, très exactement, la méthode et le style des Enfants de Saturne où l'auteur avait choisi de « se » raconter à travers une dizaine d'hommes (dandys, excentriques, mélancoliques ou écrivains). C'était donc un autoportrait en creux ; une confession par personnages réels interposés... Cette fois, c'est à travers une dizaine de femmes que Jean-Paul Enthoven tente de raconter, à sa façon, sa drôle de guerre, ou sa drôle de paix, avec l'autre sexe. Les héroïnes qu'il a choisies sont plus ou moins légendaires : Louise de Vilmorin, alias « Marylin Malraux » ; « Laure », l'égérie vénéneuse de Georges Bataille ; Nancy Cunnard, la muse cruelle d'Aragon ; Louise Brook, la vamp lubrique et nihiliste du cinéma muet ; Marie Bonaparte, l'Altesse Royale qui sauva la vie de Freud ; Françoise Dorléac, qui mourut à l'âge de James Dean ; Zelda Fitzgerald, l'amour fou et l'épouse folle de Francis Scott ; Françoise Sagan, la nonchalante, la romancière mythique et oubliée de son vivant ; une inconnue, enfin, dite « la dernière femme », qui traverse le dernier chapitre autofictif de cette galerie. Ci-joint, en annexe à cet argumentaire, l'introduction du livre - qui, en quelques pages, en pose le ton et en dit l'ambition.ÉPUISÉVOIR PRODUIT19,65 €
Du même éditeur
-

Le temps de l'obsolescence humaine
Patino BrunoLa révolution numérique atteint son apogée, celle des intelligences artificielles. Nous sommes désormais pris en charge. Les outils et les algorithmes nous interpellent, nous encadrent, nous guident, choisissent à notre place. Répondent aux questions que nous ne nous posions pas. Jouent avec nous. Se jouent de nous. Cette dernière révolution nous laisse amers et épuisés. Nos cerveaux sont saturés de dopamine, ne connaissant ni vide, ni repos. Tout comme nos yeux, nos doigts, nos corps. Nos vies sont fragmentées, à l'image du monde. Peut-être devenons-nous des mines à ciel ouvert, aspirés et malmenés par le monde de la donnée, au coeur du d'une réalité qui semble elle-même s'effacer ? Telle n'était pas la promesse du progrès et nous voici pris de vertige : sommes-nous entrés dans une nouvelle civilisation, à la croisée du sommeil perdu, de l'hypnose et de la soumission ? Ou bien vivons-nous la dernière heure de l'homo sapiens ? " Dans la foulée de ses grands succès (La civilisation du poisson rouge, Sortir du bocal, Submersion), Bruno Patino nous livre un court essai prophétique, plein d'idées, d'hypothèses, de portraits, de lectures, de solutions.EN STOCKCOMMANDER18,10 € -

Un violeur attentionné et délicat
Djavann ChahdorttSi la littérature est le lieu où la réalité se révèle de la manière la plus saisissante et la plus dérangeante, alors ce roman est un grand livre de littérature ! Un juge du régime des mollahs, condamné à perpétuité, écrit en prison : " Je sais que seuls mes crimes importent, mais mon récit pourrait vous aider à comprendre la fabrique des criminels. " Il raconte son enfance misérable, partageant la chambre d'un grand-père moribond dont il est le " garçon-pipi " , puis l'amour de sa vie, incestueux mais merveilleux, de la perte duquel il ne se remettra jamais. Pour épuiser sa douleur et sa haine, il s'enrôle à la guerre. " J'étais en guerre contre mon destin, et on me donnait une arme et un champ de bataille". Adolescent en quête de martyr, il est envoyé dans une école religieuse pour devenir juge et se prend pour le " Talleyrand iranien " . Il décrit les ressorts d'un régime de terreur, de tortures, de trafic d'organes, d'espionnage généralisé... Un incident va l'inciter à rendre visite à une adolescente en prison, puis, en catimini, à 117 autres jeunes et belles détenues. " Le viol me révulsait, me rebutait, vous comprenez ? J'avais besoin d'être admiré. Je leur apportais des plaisirs à hauteur de liberté. Je les traitais comme des femmes courtisées. Je rendais hommage à leur féminité bafouée. " Alors, ce " violeur attentionné et délicat " , qui reconnaît avoir condamné à mort des innocents, est-il un bouc-émissaire qui paie pour les crimes d'un régime dont les vrais puissants sont exonérés, ou un monstre manipulateur dont la bonne conscience dénonce encore plus la profonde perversion ? Au lecteur de juger. Peut-on être à la fois victime et bourreau ? On se sent mal à l'aise à ressentir de l'empathie pour ce criminel, voire à s'identifier à lui.EN STOCKCOMMANDER20,10 € -

Reconnaître le fascisme
Eco Umberto ; Bouzaher MyriemLe fascisme, contrairement aux doctrines politiques spécifiques aux caractéristiques clairement identifiables, telles que le nazisme ou le franquisme, semble multiforme, divers, flou. Le grand intellectuel italien se propose ici de tenter d’identifier l’essence fondamentale de ce qu’il nomme l’Ur-fascisme, c’est à dire le fascisme « primitif et éternel », forme élémentaire dont sont dérivées toutes les variations. Un texte limpide et brillant qui permet de reconnaître le fascisme sous toutes ses formes, mêmes les plus apparemment inoffensives.EN STOCKCOMMANDER7,95 €





