Le septième numéro de la revue Infra-mince suit le schéma de la maquette inaugurée au numéro précédent. La raison d'être de cette revue est double. Il s'agit, tout d'abord, de mieux faire connaître l'Ecole nationale supérieure de la photographie d'Arles (ENSP), dont on fête en 2012 les trente ans d'existence. Ce numéro n'est pas une édition spéciale vouée à cet anniversaire car la direction de l'école publie un livre spécifique avec Actes Sud sur le sujet. Pour sa part, la revue, tout en saluant le trentenaire, poursuit son effort de mise en valeur, patiemment et systématiquement engagé depuis le premier numéro. Il vise à présenter à un large public les productions photographiques d'étudiants et d'anciens étudiants de l'ENSP - mais également celles d'autres jeunes gens, pour la plupart étrangers -, en même temps que les débats théoriques et esthétiques traversant et animant l'institution. Progressivement, il est apparu de facto qu'une seconde raison d'être étayait solidement la première: la mise en évidence de la faiblesse actuelle de la réflexion française sur les aspects théoriques du médium photographique et le retard accumulé en France dans ce domaine sur les recherches effectuées ces trente dernières années, en particulier dans les pays anglo-saxons. Sur ce terrain, Infra-mince est unique en son genre par rapport aux autres revues francophones traitant de photographie. Après un bref rappel du trentenaire, Infra-mince n° 7 s'ouvre sur un "champ de recherche" autour de la personnalité de Geoffrey Batchen, historien d'art néo-zélandais, dont l'oeuvre déjà très fournie et d'un intérêt majeur - pratiquement inconnue en France - traite principalement du devenir actuel de la photographie, analysé dans une perspective sémiologique, philosophique et historique. De larges extraits de ses textes, inédits en français, figurent dans ce dossier. Le reste de la revue, graphiquement élégante, riche en contenus divers et éditée avec beaucoup de soin, intercale cinq portfolios d'images et des textes de natures différentes rendant compte, par exemple, du parcours d'un ancien élève devenu directeur d'un musée de la photographie en Allemagne, du travail effectué dans le champ de la photographie en Russie par l'école de la photographie de Moscou, des aspects marquants de PhotoEspaña 2011, d'une rencontre entre deux penseurs, John Berger et Jean-Christophe Baily...
Prendre les chemins, à la fois comme objets d'étude et comme lieux d'expérience, tel est le double enjeu de ce numéro de Carnets du paysage. On y cherche à mettre en valeur la puissance organisatrice du chemin, en ce qu'il contribue, tout à la fois, à structurer le paysage sous la forme de différents maillages territoriaux, mais aussi à orienter la perception et la représentation de ce paysage. Le cheminement est également la mise en ?uvre d'une certaine forme de pensée sur le monde.
Ce numéro 9 de la revue "Infra-mince" marque une refonte, après dix années d'existence, de la revue de recherche en photographie de l'École nationale supérieure de la photographie d'Arles. Cette nouvelle mouture reste le lieu d'une réflexion exigeante sur et autour de l'image contemporaine, mais sa structure s'adapte aux enjeux de recherches qui sont désormais au c'ur des activités de l'ENSP. Dorénavant biannuelle, "Infra-mince" bénéficie d'un nouveau format et d'une nouvelle maquette. Chaque numéro s'articulera également autour d'un thème lié à l'image et la photographie. Cette nouvelle livraison aborde la question de l'exploration photographique.
Ce nouveau numéro de la revue de l'ENSP interroge dans son dossier central les relations qu'entretiennent les images, le pouvoir et la politique. À cette occasion, de nombreuses contributions viennent éclairer ce sujet d'une immense actualité et lui redonne du champ. Ce dossier est accompagné d'un entretien inédit et captivant avec Michel Rocard ainsi que de portfolios présentant le travail de Hrair Sarkissian et d'Alfredo Coloma.
C'est à 51 ans que Dvorák débarque sur le sol américain. Nommé en 1892 à la tête du Conservatoire de la ville, il se passionne pour la musique du continent, ses mélodies et ses rythmes, puis se lance, l'année suivante, dans la composition d'une symphonie. Certes, Dvorák n'est pas véritablement le pionnier de la musique américaine, mais sa «Symphonie n° 9 »en cristallise l'esprit et s'impose vite comme le chef-d'oeuvre de son auteur. Sous la baguette de Paul Daniel, l'ONBA offre une lecture lyrique et passionnée de cette partition en forme de voyage musical à la découverte d'un luxuriant "Nouveau Monde". Composée en 1878 dans un registre plus intimiste, la trop rare «Sérénade en ré mineur» complète l'enregistrement.
Menteuse invétérée, voleuse pathologique, arnaqueuse de génie : Marsha Sprinkle ne compte plus ses ennemis. Certains sont bien déterminés à lui faire ravaler ses bobards une bonne fois pour toutes. À commencer par sa mère et sa fille, son ex-complice lubrique Daryl et une sautillante bande d'hurluberlus, fétichistes du trampoline, tous lancés à ses trousses. Mais Marsha est intelligente, incroyablement fourbe, et celui qui l'attrapera n'est pas encore né. À priori... Sexe, crime et règlement de comptes familial : tels sont les ingrédients de cette course-poursuite rocambolesque et décadente tout droit sortie de l'esprit brillamment tordu de John Waters. Le cinéaste légendaire signe un premier roman à son image : hilarant, outrancier, déjanté et délicieusement pervers.
Au milieu de la forêt se cache un dôme mystérieux. Couverte d'aiguilles et de sable, c'est la maison de milliers de fourmis. Tant de choses se passent là-dedans ! Où vont les fourmis ? Peux-tu suivre leur chemin ...
George Sand découvre Tamaris, petite bourgade provençale de la commune de La Seyne-sur-Mer, et s'enthousiasme pour le caractère sauvage et rustique du paysage. Michel Pacha (1819-1907), après avoir été directeur des phares et balises de l'Empire ottoman, constructeur des quais et docks de Constantinople, transforme le lieu en ville de saison. Il achète les terrains, comble les marécages, édifie son château entouré d'un somptueux jardin. Il bâtit un décor qui suggère le voyage : palais italiens, chalets suisses, maisons orientales ; en front de mer, il plante le Grand Hôtel et le casino et, presque sur l'eau, l'Institut de biologie marine. Il aménage les accès terrestres et maritimes et exploite toutes les ressources du territoire. Dans son principe d'élaboration d'un paysage urbain harmonieux, Tamaris associe le jardin et la ville et annonce l'optique des cités idéales du XXe siècle. Au carrefour de l'orient et de l'Occident est née une architecture de la Méditerranée.
La photographie fait désormais partie de la vie quotidienne. Elle s'est tellement incorporée aux habitudes qu'on ne la voit plus à force de la voir. Elle préside à tous les événements, privés ou publics. On lui prête un caractère documentaire, au point de la faire apparaître comme le procédé de reproduction le plus fidèle, le plus impartial de la vie sociale. En fait, la photographie, qui peut être instrument de connaissance et oeuvre d'art, n'est souvent qu'un instrument de communication susceptible de tous les avatars et de toutes les manipulations. C'est pourquoi l'histoire de la photographie ne peut être seulement l'histoire d'une technique : elle est inséparable d'une histoire sociale et politique.
Steve McCurry (né en 1950) est essentiellement connu pour son travail photographique en couleurs sur l'Asie du Sud-Est. Dans la tradition documentaire la plus noble, il capte des instants de vie qui transcendent les barrières de la langue et de la culture. Sa carrière commence en 1979 alors que, venant du Pakistan, il pose le pied en territoire afghan sur le point d'être envahi par l'Union soviétique et contrôlé par les rebelles. Ce reportage lui vaudra la prestigieuse médaille d'or Robert-Capa. Steve McCurry collabore depuis plusieurs années à National Geographic et est membre de Magnum Photos depuis 1986. Ses images sont devenues emblématiques de notre époque.
La Solitude heureuse du voyageur est un choix de photographies tiré de mes voyages, rempli de déserts, de villes et de chambres d'hôtel. Comme pour Notes, mon premier livre fondateur, il y a toujours la place d'une femme aimée au bord du cadre, comme si je photographiais mon désir et que le paysage me renvoyait un moi enfin apaisé", Raymond Depardon.
J'ai le pressentiment que quelque chose ne sera plus comme avant, C'est peut-être là la vraie définition de l'errance, de sa quête, avec sa solitude et sa peur. C'est le désir que je cherchais, la pureté, la remise en cause, pour aller plus loin. au centre des choses, pour faire le vide autour de moi. Je me dois de me laver la tête... pour rencontrer le centre d'une nouvelle image, ni trop humaine ni trop contemplative, où le moi est aspiré par les lieux quand le lieu n'est pas spectacle, ni surtout obstacle. Il me faut vivre cette quête qui est la mienne... Elle arrive à un moment, ni bon ni mauvais, elle est nécessaire... Pour être juste, cette errance est forcément initiatique... Mon regard va changer... Cette quête devient la quête du moi acceptable.