Le peintre Johan Steenkamer prépare une grande exposition qui devrait lui apporter la consécration. Pour fêter l'événement, sa mère se propose d'organiser à l'issue du vernissage un grand dîner familial. Au rythme d'un implacable crescendo dramatique, Anna Enquist va précipiter tous les membres de cette famille dans le gouffre abominable d'une catastrophe que chacun d'eux a laissé longuement mûrir - en lui et autour de lui. Sur cette tribu dont les figures majeures sont Alma - la vieille mère tyrannique -, ses deux fils - Johan, le peintre, et Oscar, le critique d'art -, Ellen, l'ex-femme de Johan, plane l'ombre d'un grand absent : celle du père, Charles, peintre lui aussi - ou plutôt lui surtout -, qui, voilà quarante ans, a abandonné son art et ses proches pour partir aux Etats-Unis. Minés par la jalousie récurrente d'Oscar qui voit en Johan le fils préféré, parce que peintre comme le père, les frères s'emploient à se haïr, cependant que leur mère semble se repaître de cette guerre fratricide qui fait perdurer l'existence, au sein de la famille, de l'homme qui l'a abandonnée. Le vernissage tant attendu provoque l'explosion finale, sous le regard des deux femmes représentées sur le tableau qui constitue le clou de l'exposition... Pour chacun et pour tous, il est désormais trop tard. Roman d'un naufrage familial, construit comme un opéra en trois actes, Le Chef-d'oeuvre explore avec une exceptionnelle autorité les arcanes de la jalousie, de la démission, de la manipulation ou de la trahison. Sur la névrose familiale dans tous ses états, Anna Enquist offre, avec ce superbe premier roman, une variation d'une profondeur bouleversante.
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Nombre de pages
328
Date de parution
30/09/1999
Poids
410g
Largeur
130mm
Plus d'informations
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EAN
9782742723867
Titre
Le chef-d'oeuvre
Auteur
Enquist Anna
Editeur
ACTES SUD
Largeur
130
Poids
410
Date de parution
19990930
Nombre de pages
328,00 €
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Des années après leur séparation, un homme part retrouver la femme qui attacha plus d'importance à sa carrière musicale qu'à l'amour qu'il lui portait.Très tôt bercée par la voix de sa mère et par le piano de son maître de chant, Dora Dirique n'a jamais vécu que pour la musique. Rêveuse, farouche, elle a fait du piano son confident et son porte-parole, jusqu'à ce que la maladie l'oblige à interrompre une carrière pourtant très prometteuse. Aujourd'hui elle affronte, pour la première fois depuis des décennies, un grand piano noir qu'elle a désiré installer dans sa nouvelle maison. Des premières heures de sa vie à cette tentative de renaissance, son histoire se recompose peu à peu, au fil de courtes scènes dans lesquelles les moindres détails - un parfum trop appuyé, un plat qui glisse et tombe à terre - ont l'acuité d'une révélation. Dans la mélodie de ses souvenirs, ce sont les silences qui donnent le ton : la sombre réserve de son père, les secrets de sa mère, le mutisme de son frère handicapé, les soupirs du professeur de piano.Mélancolique et passionnée, cette confession à la troisième personne parle de la puissance de la musique face à la vanité du langage, de la faiblesse humaine et du grand chagrin, de l'amour fou et du Concerto italien de Bach.
Dans un crescendo dramatique, "Le Chef-d'oeuvre" interprète toutes les névroses d'une famille proche de l'implosion, jalousie, manipulation, absence, ressentiment, et surtout la terrible emprise de l'ambition artistique.
Nico et Lou Desbrogé cachent un drame familial au monde extérieur. Entre eux le non-dit est devenu une règle, et pour Nico, psychanalyste de profession, la maîtrise absolue de cet état d'esprit. est réellement un principe. Pourtant l'angoisse et la douleur s'installent en lui. Peu à peu ses contradictions, ses émotions le dépassent. Dans ce roman, Anna Enquist retrace avec une grande justesse la dérive psychologique de ses personnages. Leurs sentiments, subtilement déviants, sont les clefs d'un univers familier et inquiétant baigné de culpabilité protestante, de freudisme implicite et d'une non-communication que l'on pourrait qualifier de "bergmanienne".
Des années après leur séparation, un homme reprend contact avec la femme qui attacha plus d'importance à sa carrière musicale qu'à l'amour qu'il lui portait. Un roman sur la musique, l'ambition et le chagrin.
A l'orée des grands incendies, nous aurons au moins eu ça, la bière, le sel et la pénombre d'une chambre où l'on marche pieds nus, nos veilles aux yeux plissés et le petit matin à trente-deux degrés déjà, les draps qui claquent dans le vent dehors et le bleu de la mer, nos engueulades et la catastrophe de tes reins. C'est assez de souvenirs pour dix romans et nos deux vies.
Soudain, le vide se fit en lui. Son petit corps se contracta tout entier, il trembla ; et, à cette minute, il sut qu'il serait toujours seul. Une terrible angoisse lui remonta par le bas du ventre. Il aperçut à contre-jour la gueule de Cahill, la mort lui parut proche, toute proche ! Sur sa joue, il sentit le soleil, son harmonie mortelle, sa beauté. Il eut envie de pleurer. Alors, les visages des soldats, des garçons vachers qui faisaient cercle autour de lui, s'évaporèrent dans le néant. Sa main se faufila jusqu'à l'arme, et il tira.
Reito Naoi est un jeune homme en manque de repères, qui a appris à grandir seul. Accusé d'effraction et de tentative de vol, il risque la prison, mais se voit proposer un marché qui pourrait bien changer sa vie. Un avocat, agissant pour le compte d'un mandataire qui souhaite rester anonyme, lui propose la liberté en échange d'une mystérieuse mission. Reito devient le gardien d'un illustre camphrier, niché au coeur d'un sanctuaire de Tokyo, qui semble renfermer bien plus que du bois et des feuilles. La légende dit en effet que, si l'on suit un rituel bien établi, l'arbre centenaire exauce les voeux et se fait le messager des défunts. "Le Gardien du camphrier" interroge avec émotion et grâce les liens du sang ou ceux du coeur, qui se tissent ou s'érodent au fil du temps et jusque dans la mort. Il est une ode poétique à la découverte de soi et à la connexion aux autres.
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