Huitorel Jean-Marc ; Enjalran Muriel ; Philippy Je
DILECTA
39,00 €
Sur commande en 4-6 jours
EAN :9782373721973
UNE EXPOSITION EN 3 LIEUX?: 3 VOLETS, PRESENTÉE À L'OCCASION DES JEUX OLYMPIQUES D'ÉTÉ 2024. AU FRAC SUD ? CITÉ DE L'ART CONTEMPORAIN?: «?L'HEURE DE GLOIRE?» AU MUCEM?: «?TROPHÉES ET RELIQUES?» AU MAC, MUSÉE D'ART CONTEMPORAIN DE LA VILLE DE MARSEILLE?: «?TABLEAUX D'UNE EXPOSITION?» Artistes?: Mariam Abouzid-Souali, Adam Adach, Louka Anargyros, Noel W. Anderson, Bianca Argimón, Christian Babou, Jean Bedez, Neal Beggs, Bella Hunt & Ddc, Julien Beneyton, Berdaguer & Péjus, Guillaume Bijl, Dara Birnbaum, Julia Borderie, Lilian Bourgeat, Marie Bovo, Guillaume Bresson, Elina Brotherus, Roderick Buchanan, Johanna Cartier, Nina Childress, Lieven De Boeck, Gérard Deschamps, David Diao, Marianne Dupain, Lorraine Féline, Aurélie Ferruel & Florentine Guédon, Barry Flanagan, Florian Fouché, Jean-Baptiste Ganne, Gethan & Myles, Jef Geys, Pierre Gonnord, Lea Guldditte Hestelund, Raymond Hains, Estelle Hanania, Camille Holtz, Taro Izumi, Zuzanna Janin, Jacques Julien, Jeremy John Kaplan, Vincent Kholer, Jérémy Laffon, Stéphane Le Mercier, Frédéric Lefever, Camille Llobet, Gilles Mahé, Éric Maillet, Fatima Mazmouz, Fiona McMonagle, Priscilla Monge, Bruno Peinado, Laurent Perbos, Guillaume Pinard, Présence Panchounette, Antoine Proux, Delphine Reist, Stefan Rinck, Alexandra Riss, Pascal Rivet, Eléonore Saintagnan, Alain Séchas, Chloé Serre, Yoan Sorin, Pierre Soulages, Susanne Strassmann, Maryline Terrier, Hank Willis Thomas, Barthelemy Toguo, Olivier Tourenc, Yves Trémorin, Sarah Trouche, Thomas Tudoux, Salla Tykkä, Thomas Wattebled, Apichatpong Weerasethakul. Les Jeux olympiques d'été de 2024, officiellement appelés les Jeux de la XXXIIIe olympiade, se dérouleront du 26 juillet au 11 août 2024 à Paris. En plus d'accueillir la voile et certains matchs de football lors des Jeux Olympiques de Paris 2024, Marseille a été choisie pour l'arrivée de la flamme olympique sur le territoire français. La question des liens entre art et sport est rarement envisagée. Pourtant l'art et le sport ont en commun d'être intimement liés au concept de jeu, au respect d'un certain nombre de règles et à leur transgression. L'historien néerlandais Johan Huizinga entamait son fondamental Homo Ludens par cet incipit tonitruant?: «?Le jeu est plus ancien que la culture?». Autrement dit, sans le jeu, le sport, la littérature ou l'art n'existeraient sans doute pas. Ce n'est donc pas le sport en lui-même que met à l'honneur l'exposition «?Des exploits, des chefs-d??uvre?», présentée en trois volets au Frac Sud, au Mucem et au Mac, mais bien plutôt sa fonction heuristique, sa capacité à interroger d'autres domaines que le sien, et en l'occurrence celui de l'art. Amour du jeu, culte de la performance, art de perdre ou encore revendications pour obtenir place et justice?: le volet «?L'heure de gloire?», exposé au Frac Sud, montre que les artistes se cherchent et se reconnaissent à travers les sportifs et les compétitions (matchs ou combats) qu'ils illustrent ? et rendent illustres ? et, parfois, dont ils critiquent les travers. Quand Jeremy John Kaplan déploie, par exemple, un immense cyanotype bleu de la taille d'un filet de tennis pour rendre hommage à Althea Gibson, l'une des premières joueuses africaines américaines à avoir remporté un titre du Grand Chelem, Louka Anargyros met en scène, lui, un couple de motards enlacés pour dénoncer l'homophobie. Avec le volet «?Trophées et reliques?», le Mucem explore, de son côté, un autre point commun à l'art et au sport?: celui de l'adoration des reliques et du fétichisme attaché aux objets contemporains. L'art comme le sport produisent de la mythologie?: ils s'inscrivent dans un certain nombre de croyances, la plupart fort anciennes, où se côtoient formes savantes et vernaculaires. Chez Laurent Perbos, le ballon est en cuir comme on les faisait jadis, mais étiré jusqu'à prendre la forme d'une gélule?: a-t-on jamais vu si improbable objet?... Au Mac, le volet «?Tableaux d'une exposition?» confirme que la question du sport dans l'art, ici tout particulièrement dans la peinture, le dessin, la photographie et la présence du motif sportif chez les artistes et dans leurs ?uvres, ne sont pas des choix hasardeux. Quand l'art s'intéresse au sport, c'est parce que celui-ci occupe une surface considérable de la réalité contemporaine, parce qu'en interrogeant un tel terreau anthropologique, l'art trouve là un excellent outil pour sa propre épistémologie. Ainsi avec son portrait de Michael Chang (ce quasi inconnu qui renversa le numéro un mondial en 1989 à Roland Garros), Guillaume Pinard célèbre-t-il la réinvention de l'esprit du jeu, à laquelle peuvent s'adonner sportifs comme artistes à chaque nouvelle partie / ?uvre. Tandis qu'avec Murmurations aux cent sonnets, Jean Bedez nous amène à une méditation, entre frayeur hitchcockienne et prise en compte attentive du monde animal, sur l'idée de la masse dans le monde sportif.
Nombre de pages
272
Date de parution
17/05/2024
Poids
1 188g
Largeur
207mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782373721973
Titre
Des exploits, des chefs-d'oeuvre
Auteur
Huitorel Jean-Marc ; Enjalran Muriel ; Philippy Je
Editeur
DILECTA
Largeur
207
Poids
1188
Date de parution
20240517
Nombre de pages
272,00 €
Disponibilité
Sur commande en 4-6 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
L'art s'intéresse à l'économie autant que l'économie s'intéresse à l'art. Toutefois, plus que d'économie de l'art (le marché), il sera question ici de la manière dont les artistes, au cours de ces trente dernières années, se sont approprié la réalité économique. Comment se fait-il, en effet, qu'ils soient si nombreux à représenter cette activité par les moyens de la photographie, de la vidéo, de la peinture et de la sculpture mêmes, de l'installation également? D'où vient ce désir des artistes de fonder des entreprises, fictives ou bien réelles; de mimer à leur manière, critique ou amusée, cet aspect central de l'activité humaine? Si l'art se fonde sur la propension toute spécifique à lire, à comprendre et à donner à voir ce monde que nous partageons pour le meilleur et pour le pire, alors l'économie, qui fonde une large part du monde, ne pouvait que se soumettre au questionnement des artistes. C'est cette diversité des approches et des propositions qu'on voudrait exposer dans ces pages.
Des performances aux Grands Prix, des artistes du ballon rond aux génies de la terre battue, les analogies entre le sport et l'art semblent couler de source. Et de fait, au-delà des métaphores faciles, l'univers sportif inspire de plus en plus fréquemment l'imaginaire et la pratique des artistes. Rien là d'étonnant puisqu'au cours des années 1860, naissance de la modernité artistique et avènement du sport comme organisation sociale furent rigoureusement contemporains. Producteur de formes, de comportements, d'images et parfois de concepts, l'art ne pouvait que questionner, explorer et retraiter un univers sportif si précisément riche en formes, en images et en comportements. C'est ce qu'après l'indispensable rappel historique, La Beauté du geste observe et analyse à partir des oeuvres de nombreux artistes actifs sur la scène internationale au cours de ces trente dernières années. Parmi ceux-ci: Carlos Amorales, Iain Baxter, Stefan Banz, Matthew Barney, Roderick Buchanan, Neal Beggs, MaurizioCattelan, Gérard Deschamps, Richard Fauguet, Fabrice Gygi, Cameron Jamie, Jacques julien, Bertrand Lavier, Gilles Mahé, Gianni Motti, Simon Patterson, Bruno Peinado, Pascal Rivet, Alain Séchas, Vibeke Tandberg, Salla Tykkä, etc. Biographie de l'auteur Jean-Marc Huitorel est critique d'art, commissaire d'expositions et enseignant. Collaborateur régulier d'Art press, il a publié de nombreux articles, textes et monographies sur des artistes contemporains. Il est également l'auteur de les Règles du jeu, le peintre et la contrainte (Éditions du Frac de Basse-Normandie, 1999).
Après avoir exposé et produit les artistes ou les projets artistiques les plus fous, la Monnaie de Paris, fidèle à son ADN de faiseuse d'expositions précieuses, réunit deux grandes figures de l'art contemporain et donne carte blanche à Bertrand Lavier pour un hommage à Raymond Hains. Raymond Hains (1926-2005), esprit génial, libre et facétieux qui déclarait être « le ministre de sa propre culture » sera ici célébré et chahuté par Bertrand Lavier qui proposera, dans chacune des douze salles de l'exposition, d'en revisiter les chefs d??uvre. Douze clins d??il où Bertrand Lavier confronte, provoque et joue avec les ?uvres de Raymond Hains, mais également avec les siennes. Dans cette exposition où la poésie le dispute à l'absurde, on vous parlera notamment de bière, de ski, de Matisse et de Picasso.
En 2009, à Nantes, Ange Leccia réalisait Nymphéa, ?uvre permanente d'Estuaire, qui consiste en une projection vidéo à la surface de l'eau : il venait installer, dans la ville de naissance de Jacques Demy, l'image surnaturelle d'une icône de la mode et du cinéma, Laetitia Casta. En jouant des effets éclatants de l'image sur l'élément aquatique, Ange Leccia revenait à l'essence même de la vidéo : la projection de lumière. Le temps de la prise de vue y rejoint le temps de l'eau qui passe. Nymphéa est sous l'eau comme toutes les images que va chercher Ange Leccia sont en lui. Cette quête, ce voyage à l'intérieur de soi, est le programme de « La mer allée avec le soleil ». Une exposition introspective, telle une plongée dans trente-cinq années de pratique dans laquelle on rencontre toutes les figures qui font la singularité et la beauté du travail d'Ange Leccia : l'omniprésence de l'eau, des images comme des souvenirs de sa jeunesse corse ; les explosions, tempêtes, orages et déferlantes qui illustrent sa sensibilité à fleur de peau ; des images télévisuelles retravaillées dans lesquelles la gravité intérieure rejoint la gravité du monde (en contraste, sans cesse, la beauté du monde naturel) ; les jeunes filles ou l'adolescence comme l'état de création artistique de tous les possibles, mais où l'on se sent perdu face à l'inconnu ; la pop music et les tubes qui souvent collent au souvenir d'un sentiment fort. Pensé au départ comme un événement biennal (2007-2009-2012), Estuaire Nantes Saint-Nazaire est aujourd'hui une collection à ciel ouvert de trente oeuvres permanentes réalisées in situ, à Nantes, Saint-Nazaire et dans les communes riveraines de l'estuaire de la Loire qui les relie. Le projet artistique accompagne un projet politique : la construction de la métropole Nantes Saint-Nazaire. Ainsi, chacune des oeuvres de ce «monument dispersé » guide vers un lieu atypique ou un site remarquable de l'estuaire. Entre réserves naturelles fragiles et bâtiments industriels gigantesques, l'estuaire de la Loire est un territoire complexe. Dédales de petits chemins, enchevêtrements d'étiers, portes d'entrées multiples à sa découverte : les ?uvres d'Estuaire sont le fil d'Ariane d'un espace en mutation constante.
Yves Klein n'a eu que peu de temps pour se faire un nom dans le milieu de l'art. Pourtant, lorsqu'il meurt d'une crise cardiaque en 1962, l'artiste est déjà une légende. En quelques années, il est devenu l'une des figues majeures de l'art contemporain à l'international. Représenté par les plus grandes galeries de son temps, Yves Klein a également exposé dans les plus prestigieuses institutions. Comprenant très tôt l'importance croissante des médias - qu'il utilise à son avantage -, il ne considère pas la photographie comme un simple moyen de documentation, mais plutôt et surtout comme une façon de présenter ses modèles. En décidant lui-même par qui et comment il est photographié, Yves Klein a fait de sa vie artistique un mythe, rendant floues les limites entre ses oeuvres et sa vie privée. Yves Klein in/out Studio propose la reproduction d'oeuvres de Klein (Le Saut dans le vide, les murs de l'Opéra-Théâtre de Gelsenkirchen, des vues de son exposition programmatique "Monochrome und Feuer" au Museum Haus Lange de Krefeld, en 1961) ainsi qu'un regard sur l'envers de son travail, notamment de ses performances. Au fil des pages, on découvrira ainsi la genèse de ses fameuses "Anthropométries" et des peintures de feu, des portraits de l'artiste dans son studio ou en voyage, ainsi que de nombreuses planches contact reproduisant des photos "non autorisées" et encore inédites.
Ce livre est publié à l'occasion de la première exposition de Jiang Dahaï à Paris, à l'invitation du musée national des Arts asiatiques Guimet. Né à Nankin en 1946, Jiang Dahaï (naturalisé Français depuis 1991) partage son temps entre Paris et Pékin. Formé successivement à l'Académie centrale des beaux-arts de Chine (Pékin) et à l'École nationale supérieure des beaux-arts de Paris, son ?uvre picturale s'affirme aujourd'hui comme l'une des plus achevées d'une génération durement éprouvée par la Révolution culturelle. Renouvelant le dialogue fécond suscité par la rencontre, au siècle dernier, entre les traditions picturales française et chinoise entreprise par des artistes formés à Paris, comme Zao Wou Ki, Chu Teh Chun, ou avant eux Xu Beihong, les peintures de Jiang Dahaï, détachées du lyrisme gestuel de la calligraphie, livrent, dans une langue abstraite et minimale, une subtile et fascinante vision de paysages à la fois cosmiques et célestes. Faites d'une chorégraphie manuelle de légères gouttes de couleurs transparentes lancées par le pinceau sur la toile, sans contact avec elle, les peintures révèlent des modulations harmoniques infinies, à la fois immobiles et fluides, qui se déploient comme dans un ciel sans cesse renouvelé par la capture de la lumière.