Un effeuillage d'anthologie, le jeudi de l'Ascension 1968 sur la scène d'un théâtre clandestin, revient quarante ans après à la mémoire d'un certain Veterano, s'enivrant dans l'arrière-salle du bar de la Fonda Plate. Pressé par les questions d'un soi-disant journaliste, il ravive les heures de gloire de L'Ecclésiaste, salon d'orgies philosophiques où allaient se croiser les destins d'un excentrique quatuor: Winter le seigneur antifranquiste, faux cardinal et vrai libertin, Cornélius le nègre poids mi-Lourd, apôtre de la désorganisation générale par le stupre, Caria Marx la strip-teaseuse, ex-ouvrière à la chaîne devenue prêtresse du blasphème aristocratique, Paul Prince le trublion je-m'en-foutiste, piéton des quartiers chauds de Paris et renégat des impostures révolutionnaires. Roman des artistes du temps parallèle, Les indignitaires célèbre avec ferveur et volupté une utopie éminemment politique où L'on devine l'oeil grand ouvert de celui qui a osé jouir sans entraves. Biographie de l'auteur Jean Pierre Enjalbert est né en 1939. Il est l'auteur d'un premier roman, Tableau vivant (Verticales, 2001).
Date de parution
02/04/2009
Poids
260g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782070125128
Titre
LES INDIGNITAIRES
Auteur
ENJALBERT JEAN
Editeur
GALLIMARD
Largeur
140
Poids
260
Date de parution
20090402
Nombre de pages
0,00 €
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Naufragé volontaire sur une île de la Méditerranée, le narrateur vient d'être rattrapé par une vision. Un dessin d'Egon Schiele le replonge brutalement quarante ans en arrière : il croit reconnaître dans le modèle féminin du tableau le corps de celle qui enchanta la fin de son enfance : Léo. Elle a trente et un ans. C'est une putain. La reine du divertissement, une débauchée pascalienne qui connaît par c'ur l'endroit où les hommes aiment déposer leur ennui pour n'avoir plus à y penser. Un vrai tableau vivant, dans ce Paris des années 50 où elle officie, à l'ombre du siècle et de l'hôtel de Palestro. Lui s'appelle Milan. Il a quinze ans, effectue ses études au petit séminaire mais connaît le quartier de la rue Saint-Denis comme sa poche, avec ses trottoirs bien en chair où le peuple vient débarder ses désirs. Elle va le surnommer Milou et lui apprendre que l'amour physique est un art qui contient tous les autres.
Un splendide après-midi de printemps à Paris. Le soleil illumine les rues et les visages, les jambes des filles sont de sortie et notre héros ne s'est jamais senti aussi vivant. Jusqu'ici tout va bien. Sauf qu'il s'écroule sur l'esplanade du Centre Pompidou. Mourir ! Il ne manquait plus que ça : c'est la première fois qu'il meurt et il ne sait pas comment on fait. La farce métaphysique bat son plein dans sa tête. C'est qu'il s'incruste, le moribond, refuse de marcher dans le racket de la mort... Amours, révolte, insolence, ironie, colère, il lance ses dernières forces dans la bataille. Mais peut-on vaincre la fin quand on n'en est pas maître ? Le questionnement tour à tour grave, hilarant et foutraque d'un homme définitivement amoureux de la vie.
Enjalbert Michel ; Touchon Jacques ; Pélissier Jac
Résultats d'une perte ou d'un déficit de la motilité les mouvements anormaux sont de source neurologique suite à des lésions du système nerveux. Déficit moteur syndrome parkinsonien dystonie dyskinésie myoclonie tremblements etc. Dans chacun des syndromes une rééducation des muscles s'impose en parallèle aux traitements médicamenteux qui sont souvent peu nombreux et décevants.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.