Adaptation. Essai collectif à partir des paradigmes éthologiques et évolutionnistes
Englebert Jérôme ; Follet Valérie
MJW
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EAN :9791090590533
Quinze auteurs s'intéressent au regard qu'on peut porter sur le comportement de l'Homme. Issus de disciplines variées telles que la psychologie, la psychiatrie, la philosophie, l'anthropologie, ils se posent la question fondamentale des possibilités d'adaptation de l'être humain à son environnement. Cette recherche de compréhension est inspirée par des sources insolites telles que l'étude des conduites animales et leurs analogies avec le comportement humain, les perspectives évolutionnistes, la rencontre clinique ainsi que la confrontation à la psychopathologie. Par adaptation, l'on entendra un processus continu dans lequel s'inscrit chaque être vivant, et auquel participe tout acte, volontaire ou non. Celle-ci nous offre un angle de vue idéal pour identifier la logique structurelle sous-tendant le fonctionnement psychique de l'individu. L'adaptation repose sur un double mouvement, celui de la conformité aux contraintes de la vie quotidienne et celui de la créativité offrant la possibilité d'agir sur l'environnement. Ce subtil équilibre équivaut à la santé mentale, il est inhérent à la vie. Il ne faut donc pas poser la question S'adapte-t'on ? , mais plutôt Comment s'adapte-t'on ? . Le savoir qui s'esquisse au travers de cet essai participe à la construction d'une anthropologie. Celle-ci a pour objectif d'éclairer le praticien en sciences humaines, de susciter la réflexion épistémique du chercheur, mais également de fournir des matériaux utiles à l'avancement de la connaissance en matière d'adaptation. Jérôme ENGLEBERT est Docteur en psychologie, psychologue clinicien à l'établissement de Défense Sociale de Paifve (Belgique), et Maître de conférences à l'Université de Liège. Il y enseigne différents cours de psychopathologie et de psychologie clinique. Ses travaux portent sur le champ de la phénoménologie clinique. Il a notamment publié Psychopathologie de l'homme en situation (Hermann, 2013) et la réédition, en collaboration avec Valérie Follet, du livre d'Albert Demaret Ethologie et psychiatrie (Mardaga, 2014). Valérie FOLLET est psychologue clinicienne et experte à l'établissement de Défense Sociale de Paifve (Belgique). Ses recherches portent sur la psychologie clinique et ses liens avec l'éthologie. Elle a réédité, en collaboration avec Jérôme Englebert, le livre d'Albert Demaret Ethologie et psychiatrie (Mardaga, 2014) et co-signé à sa suite un Essai de psychopathologie éthologique.
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Nombre de pages
280
Date de parution
31/03/2016
Poids
400g
Largeur
140mm
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EAN
9791090590533
Auteur
Englebert Jérôme ; Follet Valérie
Editeur
MJW
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140
Date de parution
20160331
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280,00 €
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Englebert Jérôme ; Cormann Grégory ; Wykretowicz H
Jonas est un homme qui, subitement, tire un coup de feu lorsque la police arrive chez lui, suite à une dispute avec son fils. Comment comprendre cet acte que l'on peut rapidement qualifier d'insensé ou de désespéré? Plutôt que de l'enfermer dans la pathologie mélancolique (qui viendrait en réponse au décès de sa mère), ce livre explore une nouvelle possibilité : ce coup de feu pourrait aussi être interprété comme un acte de liberté — peut-être le premier moment de liberté d'une existence qui entrevoit en cet instant d'échapper à la normativité vide et monotone qu'elle connaît depuis toujours. Jonas apparaît alors comme un sujet en quête d'un choc qui, soumis à une méthode de dépersonnalisation et de repersonnalisation, interroge le processus de démolition de son monde. Cette aventure clinique conduit à penser Jonas comme un individu privé de modèles d'inconduite et, à la lumière du phénomène de l'amok, à considérer son acte comme une pratique socialement ancrée venant inquiéter le lecteur quant aux expériences contemporaines d'affirmation violente de l'individualité. Ce livre explore ainsi les contours d'une singularité contemporaine et cherche, avec nuances, à en comprendre la conduite et les inclinations pour la liberté.
Englebert Jérôme ; Gozé Tudi ; Amadei Florent ; Wy
Phénoménologie du soin explore l'acte de soigner et l'expérience d'être soigné. Non pas comme une technique thérapeutique, mais d'abord comme une expérience humaine complexe, incarnée, relationnelle et située. Face à la crise contemporaine du soin - ses finalités incertaines, ses paradoxes institutionnels, ses enjeux politiques -, cet ouvrage propose une approche radicalement renouvelée, fondée sur la phénoménologie. Ce volume donne voix à une pluralité de perspectives pour penser le soin psychique à partir des vulnérabilités, des interdépendances et des institutions qui les travaillent. Il ne s'agit plus de penser la pathologie depuis une norme extérieure, mais d'habiter l'ambiguïté du soin comme un événement toujours à (ré)instituer, où se rejoue la question du sens, de l'altérité et de la transformation. A rebours de la psychopathologie phénoménologique classique qui isole le sujet et l'identifie à son trouble, ce livre envisage les gestes du soin comme autant de phénomènes traversés par des rythmes, des attentes et des tensions souvent implicites, où se rejouent les rapports entre fragilité, pouvoir, autonomie et reconnaissance. Avec les contributions de : Hubert Wykretowicz - Tudi Gozé - Jacques Quintin - Dorothée Legrand - Grégory Cormann et Jérôme Englebert - Florence Caeymaex - Bernard Pachoud - Caroline Valentiny et Anne Catherine Luyten - Manon Piette - István Fazakas - Till Grohmann - Florian Forestier - Yasuhiko Murakami - Jean Naudin
Demaret Albert ; Englebert Jérôme ; Follet Valérie
Résumé : Ethologie et psychiatrie fut publié pour la première fois en 1979 par Mardaga. Cet ouvrage présentait une pensée originale, voire révolutionnaire, à propos des maladies mentales. Conservant aujourd'hui toute son actualité et son caractère novateur, nous en proposons une nouvelle édition augmentée. Albert Demaret, son auteur, était psychiatre et naturaliste, deux qualités rarement associées. Cette double expérience lui permit de reconnaître dans les symptômes pathologiques de l'homme contemporain les caractéristiques fondamentales des comportements adaptatifs au milieu naturel. En tenant compte des connaissances en matière de comportement animal et en introduisant l'approche évolutionniste dans l'étude des troubles mentaux (dépressions, schizophrénie, phobies, hystérie, anorexie mentale...), Albert Demaret fut l'un des premiers à réaliser une synthèse de référence, gagnant ainsi la reconnaissance de ses contemporains comme des grands noms de la littérature actuelle sur le sujet. Pour cette réédition, l'ouvrage original conservé dans son intégralité est suivi d'un Essai de psychopathologie éthologique, par Jérôme Englebert et Valérie Follet. Ce texte traite de l'évolution des connaissances en la matière et cherche à actualiser le propos de Demaret.
Valentiny Caroline ; Englebert Jérôme ; Sass Louis
Résumé : Comment rencontrer l'homme schizophrène dans sa singularité, dans la richesse et les difficultés de son expérience ? Comment partager l'indicible de la rupture psychotique ? Comment dépasser les catégorisations symptomatiques réduisant l'homme à sa maladie ? Les auteurs proposent une approche contemporaine et inédite de la schizophrénie en s'inspirant de l'échelle EASE qui permet une exploration guidée de la (des) subjectivité(s) schizophrénique(s). Cet outil permet de percevoir différemment la maladie, de l'intérieur, offrant une perspective originale, susceptible de nouer des dialogues féconds avec la psychanalyse et les sciences cognitives. Le choix d'une approche phénoménologique s'ancre dans une volonté de laisser la place à l'étonnement, de ne pas pré-penser, ou le moins possible, le recueil d'expériences. Les explorations des phénomènes décrits par les patients se nourrissent de la tradition de la psychopathologie phénoménologique (Blankenburg, Minkowski, Binswanger, Tatossian) et de ses apports contemporains (Stanghellini, Sass, Parnas, Fuchs) tout en laissant au phénomène clinique la primauté. L'ouvrage explore l'hypothèse selon laquelle la folie pourrait dériver d'une intensification plutôt que d'un affaiblissement de la conscience. Les phénomènes d'hyper-réflexivité semblent constituer des moments centraux dans le rapport au monde des personnes schizophrènes qui relatent des phénomènes d'exacerbation de la pensée, de recherche de sens, d'intensification de la réflexion au détriment de la capacité d'abandon naturelle au monde.
L'auteur, passionné de J.-P. Sartre, propose une lecture à travers la philosophie, l'histoire et la littérature pour aborder des questions fondamentales sur notre société d'aujourd'hui. Il nous raconte comment Sartre a pris conscience de l'engluement dans des héritages, à commencer par celui de la civilisation. Cette civilisation comme étant le logos, la parole, la logique, le discours écrit, la loi du monde, l'intelligence, la science, la rationalité, la raison. Pour cela l'auteur nous fait voyager dans l'histoire depuis avec "la raison grecque" qui a procédé méthodiquement à une liquidation des dieux de l'Olympe, à une émancipation de la "raison mythologique", pour finalement s'imposer au fil des siècles, des millénaires comme Civilisation ou Raison. En effet de sa "naissance" à nos jours, la Raison ne sait faire que trois choses et rien d'autre : mater, formater, colmater la nature en l'homme et hors de l'homme. Alors, Bassidiki Coulibaly fait dialoguer les grands penseurs entre eux autour de l'Occident qui file, sans frein ni marche arrière ; progrès, développement, croissance ! "Nous sommes embarqués", a écrit Pascal. "Serions-nous muets et cois comme des cailloux, notre passivité même serait une action", constate Sartre. Sartre a traversé le XXe siècle en choisissant d'incarner le personnage du fou de dame Raison. Il a décidé en toute souveraineté, c'est-à-dire après s'être débarrassé des idoles héritées, d'affronter la Raison en retournant contre elle ses propres armes, en tout lieu et sans répit. Projet humaniste au sens de Térence, engagement planétaire que Sartre a mené par générosité, par amour, avec passion, avec l'intime conviction de l'"homme total", de l'"individu souverain" qui sait qu'il ne faut se fier qu'à sa propre raison car la Raison ne peut avoir raison que par la force et la mystification.
En amour, nous pensons être à l'abri de manipulations... la société est là pour s'en charger. L'auteur, ethnologue, enquête sur un événement qui provoque l'émotion dans ce village de nomades de la mer, les Badjos d'Indonésie. Il interroge les habitants, consulte les chamans, fini par découvrir une forme inhabituelle d'éthique, déterminante. Pourquoi cette société interdit-elle les désirs qui portent atteinte à l'ordre social, et malgré tout offre les moyens pour les réaliser ? Comment l'individu se retrouve-t-il ? Bientôt, à la fois les lettres de son amie et sa vie dans le village, le conduisent à une introspection : comment ne plus être complice des règles imposées par l'amour ? Lentement, l'ethnologue se fait explorateur du psychisme dans ces deux civilisations, si loin l'une de l'autre. Les conclusions de son enquête sont étonnantes. S'y révèle un chef-d'oeuvre de l'art badjo : celui de créer une société équilibrée et solidaire. Avec justesse, et non sans subjectivité, à travers des situations de la vie quotidienne, l'auteur réussit à nous transmettre l'âme de cette culture unique. L'ouvrage ouvre sur des questions, qui sont les nôtres : quelle place une société donne-t-elle aux contraintes de l'amour ? La conscience morale peut-elle cohabiter avec le vice et la tentation ? La magie avec le marivaudage ?
Le lecteur découvrira les thèmes aussi variés que la finesse diagnostique (par exemple sur le délire et la paranoïa ou sur la maladie fonctionnelle ou encore sur la méthodologie des essais cliniques), les travaux de fond (par exemple sur l'Endon chez Tellenbach au sujet de l'origine dite endogène ou du pouvoir d'un médicament psychotrope) et les aspects cliniques de la psychopathologie entrant dans l'exercice du psychiatre (par exemple l'annonce du cancer, le médecin malade, la fonction du lit en milieu hospitalier chez le malade psychique, etc.), tous chers à Arthur Tatossian, car ceux-ci permettent d'aborder le vécu de l'être humain, les notions de phénomène, de vulnérabilité, d'intersubjectivité, d'autonomie et de liberté et aussi les difficultés de communication dans de nombreuses circonstances. Après un rappel de l'incidence des évènements vitaux sur le déclenchement des troubles psychiques, en relation avec le vécu du sujet, ce vécu est étudié dans des situations diverses. Le cas du sujet atteint de cancer en phase pré-terminale, face à la souffrance et à la mort permettent de comprendre les difficultés de communication entre le sujet et autrui - entourage, famille, soignants, médecins compris -, le stress du patient dont le corps n'est plus que corps-objet mais aussi celui de ceux qui l'entourent souffrant de leur difficulté à exprimer leur empathie et, pour les soignants, de leur impuissance face à la maladie qu'ils vivent comme un échec. Ceci se retrouve, à des nuances près, chez les malades mentaux, psychotiques en particulier, les membres de leur famille et le psychiatre, lequel par l'approche phénoménologique pourra accéder au vécu de son patient et ainsi choisir la thérapeutique lui assurant une autonomie aussi importante que possible en tenant compte de ses possibilités restantes même si elles sont minimes, le but étant de lui assurer une vie la plus proche de la vie normale hors de l'hôpital. La phénoménologie de la dépression et celle du corps sont abordées à la fois sur les plans historique, théorique et pratique et il en est de même pour la physiopathologie de la paranoïa et la personnalité paranoïde ainsi que pour les délires, lesquels sont rarement chroniques actuellement grâce aux psychotropes permettant un recours limité aux hospitalisations, toujours les pus courtes possibles, même si elles doivent être répétées, le but étant de ne pas infantiliser le malade en le privant de toute autonomie et de lui permettre de retrouver une place effective dans sa famille.