Revue de la Bibliothèque nationale de France N° 53, octobre 2016 : Ivresses. Alcool, sociabilité et
Engel Laurence
BNF
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EAN :9782717726787
Le dossier explore l'ivresse sous ses multiples facettes, proposant un regard sur ce phénomène et sa perception à travers les âges pour en révéler toutes les contradictions. De l'ivresse populaire, fléau social, à l'ivresse raffinée et mondaine, tolérée voire promue, du désordre organique à l'ivresse esthétique ou inspirante, l'ivresse n'est pas l'alcoolisme ; elle ne se réduit pas aux effets de l'excès de boisson : c'est aussi un état intentionnellement recherché, une tentative d'accéder à une conscience plus vive de soi et du monde. Le dossier invite ainsi à brouiller ces frontières entre vice et vertu, folie et génie, pour distinguer l'" ivresse joyeuse " (celle du Moyen Age), la " sage et juste ivresse " (avec Diderot) et la fureur poétique (avec Baudelaire, Rimbaud, Apollinaire?). Il explore également l'imaginaire des cafés, emblématiques de cette ambiguïté : lieu de consommation et de perdition, ils se révèlent aussi " salons de la démocratie ", lieux de culture et de modernité, attirant artistes, écrivains et intellectuels.
Nombre de pages
191
Date de parution
06/10/2016
Poids
526g
Largeur
170mm
Plus d'informations
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EAN
9782717726787
Titre
Revue de la Bibliothèque nationale de France N° 53, octobre 2016 : Ivresses. Alcool, sociabilité et
Auteur
Engel Laurence
Editeur
BNF
Largeur
170
Poids
526
Date de parution
20161006
Nombre de pages
191,00 €
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Le point sur la mutation du concept de responsabilité, à travers un éclairage historique, philosophique et politique de la notion. Une réflexion sur le rôle de la justice, à l'heure d'une " américanisation " de nos pratiques judiciaires : doit-on sans souci de la faute, se contenter d'indemniser les victimes ... L'esquisse d'une voie de sortie pour redéfinir aujourd'hui une véritable Responsabilité, entre la démarche indemnitaire et l'imputation des fautes.
Depuis quelques années, le recours au droit est devenu plus présent dans notre vie publique. Une évolution qui suscite un large sentiment d'incompréhension chez les élites administratives, financières et politiques. Il faut dire que notre histoire et nos pratiques révèlent un réel mépris du droit en France. Entre une interprétation vindicative de cette métamorphose de la vie publique et la dénonciation d'une société du tout pénal, il est pourtant possible de voir dans la " montée du droit " la naissance d'un nouvel instrument de l'apprentissage de la démocratie. Nouvel instituteur de la vie publique, le droit met certes à jour tous les dysfonctionnements de l'État ; mais il ouvre également la voie à sa réforme. C'est cette vision réaliste et néanmoins optimiste que cherche à promouvoir Laurence Engel.
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Mais qui m'a appris que, dans un labyrinthe, il y avait aussi une façon de s'en sortir qui s'appelait le fil d'Ariane ? Le fil d'Ariane, qu'est-ce que c'est ? C'est la loi, c'est la démocratie, c'est la Constitution, dans ce qu'elle a de bon et de durable". Par cette métaphore, François Mitterrand révèle une part importante de sa conception du droit. Une référence, un point de repère, un pôle de stabilité dans la mer mouvante d'un parcours politique. Il ne faut pas l'abandonner si l'on veut " s'en sortir ", il faut ne pas le perdre de vue si l'on veut rester honorable ; il faut surtout ne pas la lâcher si l'on veut combattre efficacement. Le discours mitterrandien illustre certes une certaine conception ? très française ? du droit et de sa place dans la vie politique. Mais, surtout, le droit est un outil que François Mitterrand a toujours su utiliser pour mener à bien son action pour convaincre.
A quoi ressemblait Paris au Moyen Age? Pour satisfaire notre curiosité, nous pourrions relire l'abondante littérature historique consacrée à l'une des plus belles villes du monde, ou survoler "Paris à vol d'oiseau" grâce aux pages mémorables de Victor Hugo dans son Notre-Dame de Paris. La Bibliothèque nationale de France a choisi de donner à voir un florilège exceptionnel de vues de Paris telles qu'elles ont été peintes dans les plus prestigieux manuscrits enluminés qu'elle conserve et qui ont été réalisées par de grands artistes tels Jean Colombe, Jean Bourdichon ou Jean Fouquet, pour les cours princières du XIIe au XVIe siècle. Laissons-nous guider par la plume de l'historien Jean Favier et les minutieuses descriptions de Nicole Fleurier: voici les grands moments de l'histoire de la capitale depuis Dagobert jusqu'à l'arrivée de Jeanne d'Arc devant Paris en 1429; voici des monuments grandioses dont la plupart sont encore debout aujourd'hui comme les hautes tours de Notre-Dame, l'Hôtel-Dieu, ou la flèche de la Sainte-Chapelle; voici enfin, parmi les représentations pittoresques du monde des marchands de l'eau, des orfèvres et des changeurs qui vivent sur les ponts de Paris, le détail croqué sur le vif d'un plongeur nu sautant d'une barque pour se baigner dans l'eau claire de la Seine...
22 planches détachables du maître de l'estampe japonaise.Hiroshige (1797-1858) joua un rôle prépondérant dans le développement de l'estampe de paysage. Issues de ses séries les plus prestigieuses, ces planches sont empreintes de délicatesse et de mystère. Une vision éminemment poétique du Japon.Les " livres-posters " ont pour vocation de reproduire, dans une reliure et un format qui permettent de les détacher et de les afficher, une sélection d'images choisies au sein des ouvrages et fonds les plus spectaculaires et remarquables de la Bibliothèque nationale de France. Chaque image est légendée au dos, détachable du " bloc d'origine " ; les 22 planches sont accompagnées d'un texte d'introduction qui les situe dans les collections et dans l'?uvre de leur(s) auteur(s).Enn 1832, Andô Hiroshige (1797-1858) compose sa fameuse série des Cinquante-trois relais du Tôkaidô, qui remporte un succès considérable et fait sa renommée.Dans les dernières années de son existence, il créera plusieurs séries admirables, de grandes suites topographiques, d'une ampleur inégalée, dont les 70 planches des Vues des sites célèbres des soixante et quelques provinces du Japon (de 1853 à 1856) et les cent dix-neuf planches d'un ambitieux recueil, les Cent vues célèbres d'Edo (de 1856 à 18589), qui rendent hommage à sa ville natale et couronnent sa carrière...Hiroshige, à la suite d'Hokusai, réalisera à la fin de sa vie deux séries sur la montagne sacrée : les Trente-six vues du mont Fuji, les Cent vues du mont Fuji. Parvenant à représenter un site réel de façon identifiable, tout en le baignant d'une aura poétique et mystérieuse, Hiroshige tire parti de toutes les ressources techniques de la gravure sur bois polychrome.
Cet ouvrage richement illustré présente plus de cinquante manuscrits enluminés conservés dans les collections de la Bibliothèque nationale de France et de la British Library. Exécutés entre 700 et 1200, ces manuscrits témoignent des liens artistiques et intellectuels étroits qui se sont noués pendant cinq siècles entre l'Angleterre et la France. Au fil des pages, bibles, Evangiles, psautiers, vies de saints ou encore herbiers et recueils épistolaires donnent à voir la richesse et la diversité de la production artistique médiévale, dans un chatoiement d'or et de couleurs.