
Berlin. Architectures ; 1230-2008
Berlin, depuis le XIIIe siècle, s'est toujours voulu capitale: emblème des électeurs de Brandebourg, des rois de Prusse, des empereurs allemands; de la république de Weimar, du IIIe Reich, de la République démocratique allemande; enfin, de l'Allemagne réunifiée. Héritage conscient de cette histoire glorieuse, mais complexe et tumultueuse, l'architecture de Berlin, en perpétuel mouvement, est elle-même historique, elle se réfléchit. Elle offre ainsi, par ses collages (Kaiser-Wilhelm-Gedächtniskirche) ou ses restaurations, des contrastes, parfois brutaux, de dimensions et de styles, que souligne l'imperturbable ordre chronologique suivi par Gerrit Engel: depuis la Nikolaikirche de 1230 jusqu'aux rénovations, par David Chipperfield, du quartier des musées (2008). Aux palais baroques des souverains de Prusse, succèdent les manifestes néoclassiques de Cari Langhans - porte de Brandebourg (1791) - et surtout de Karl Friedrich Schinkel - Neue Wache (1818), Konzerthaus (1821), Altes Museum (1830) - dont la figure domine la première moitié du XIXe siècle. A la lourde et majestueuse architecture wilhelmienne - Rotes Rathaus (1869), Reichstag (1894), Cathédrale (1905) - s'opposent l'art sophistiqué du Jugendstil - Hackesche Höfe (1907) - puis les rigoureuses et subtiles recherches stylistiques inspirées de Frank Lloyd Wright ou du Bauhaus. L'Histoire imprime sans cesse sa marque: stade Olympique de 1936, Stalin-Allee et, depuis la réunification, ces monuments emblématiques et parfois controversés que sont le Sony Center d'Helmut Jahn (2000) et le nouveau quartier du Gouvernement: Chancellerie d'Axel Schultes (2001), siège de la Présidence, par Martin Gruber (1998). Les plus grands architectes internationaux ont contribué à la résurgence du mythe berlinois: Ieoh Ming Pei, en 2003, pour la rénovation du Deutsches Historisches Museum; Norman Foster, créateur de l'étonnante bibliothèque elliptique de l'Université libre (2005): Renzo Piano (Debis Haus, 1997) ou Jean Nouvel (Passage Friedrichstrasse, 207, 1996). Berlin s'affirme ainsi, avec New York, Chicago, Shanghai, comme l'une des capitales mondiales de l'architecture urbaine, où convergent l'effervescence créatrice et la volonté de résurrection d'une immuable grandeur.
| Nombre de pages | 234 |
|---|---|
| Date de parution | 01/05/2009 |
| Poids | 2 470g |
| Largeur | 280mm |
| EAN | 9782742783069 |
|---|---|
| Auteur | Engel Gerrit ; Sauerbruch Matthias ; Astor Dorian |
| Editeur | ACTES SUD |
| Largeur | 280 |
| Date de parution | 20090501 |
| Nombre de pages | 234,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Manhattan New York
Engel Gerrit - Riley Terence - Mejias JordanRien n'est plus significatif, plus expressif, qu'un inventaire, sous l'apparence de la froide objectivité.De la juxtaposition des oeuvres et des styles, de leur succession systématique dans la chronologie naît, au-delà des disparates de rencontre, la puissante impression d'un mouvement de longue portée et jusqu'au sentiment que l'esprit du lieu et du temps, son unité secrète, réside précisément dans cette pluralité, dans l'énergie qui crée ce perpétuel renouvellement des formes, si caractéristique de Manhattan : l'énergie d'Elmer Moffat, le héros de La Coutume du pays d'Edith Wharton - laquelle, née à New York, n'aimait guère sa cité, jugée trop provinciale. Le livre de Gerrit Engel, architecte et photographe, n'est donc pas un livre de plus sur New York mais le recensement de 162 monuments emblématiques de Manhattan, depuis la Moris-Jumel Mansion de 1765, à l'architecture sobrement et noblement palladienne, jusqu'à la Hearst Tower de 2006, prisme néobaroque que Norman Foster a édifié sur un socle Art déco préexistant. Verticales ou horizontales (City Hall, 1812, Carnegie Hall, 1891, Pierpont Morgan Library, 1906, Madison Square Garden, 1968) ; en prisme (American Folk Art Museum, 2001) ou en spirale (Guggenheim Museum de F. L. Wright, 1959), voire en pyramide tronquée (Museum of the Jewish Heritage, 1996), toutes ces architectures, célébrissimes ou inconnues, sont présentées comme des tableaux, encadrés sur la page, la légende en regard. Le lecteur se laisse alors porter par l'évidence des rimes, comme celle qui relie, à cent ans de distance, The Corinthian, 1987, et Lipstick Building, 1986, à Flatiron Building, 1903. Comme si le retour " postmoderne " qui fait ajouter par Philip Johnson, s'écartant de Mies van der Rohe avec qui il avait construit, en 1958, le Seagram Building, un superbe, un horrible fronton néoantique au Sony Plaza, siège d'AT & T, en 1984, faisait partie intégrante de Manhattan, née d'un dessein rationnel, d'un plan " hypodamien " de ses fondateurs hollandais, mais, depuis, emblème de l'énergie destructrice, rénovatrice, conservatrice de l'architecture moderne.Sur commandeCOMMANDER76,10 € -

Mon voisin, c'est quelqu'un
Engel VincentComment un brave type devient l'homme de main d'un opportuniste à la dialectique bien rodée, en route vers le pouvoir dans un pays d'Europe... Otto n'aime pas se poser de questions. Il se contente d'une vie bien rangée, entre une passion fanée pour l'aquariophile et le rituel du thé qu'il partage avec son amie Katrin. Jusqu'à sa rencontre avec le propriétaire du manoir voisin, le puissant et charismatique Jorg von Elpen. C'est l'histoire d'une rencontre qui tourne mal, dans un pays qui ressemble à tant d'autres. C'est l'histoire d'une machination savamment orchestrée aux accents trop connus. C'est l'histoire enfin d'une nation endormie qui se réveille un matin avec un goût amer en bouche. Rien ne marche dans ce pays. Il doit bien y avoir un responsable à ce gâchis...EN STOCKCOMMANDER9,00 € -

The Revolution of Ivy
Engel Amy ; Goacolou AnaïsRésumé : Au-delà de la barrière, l'hiver approche. Il va me falloir trouver des vivres, un abri. Et des alliés. Mais je dois aussi faire un choix : oublier ma vie d'avant, me venger de ceux qui m'ont trahie... ou mener la révolution ? Je ne suis plus une Westfall ni une Lattimer. Simplement Ivy. Et je suis enfin libre.EN STOCKCOMMANDER7,50 € -

Oubliez Adam Weinberger
Engel VincentDans la Pologne de l'entre-deux-guerres, un garçon rêve de changer le monde et de libérer ses proches du poids d'une tradition qu'il juge insupportable. La folie humaine en décidera autrement et scellera le destin d'Adam Weinberger. Rescapé des camps de la mort, Adam enfouit sa détresse dans des bateaux en bouteilles auxquels il donne les noms de ses disparus. Rejetant la parole, fuyant l'amour, il ira jusqu'à changer d'identité. Mais au terme de son existence, par amitié pour le jeune Nathan, il accepte de rompre le silence et de renouer avec les mots. Oubliez Adam Weinberger est paru en 2000 aux éditions Fayard, et reçut un accueil positif unanime de la critique. Contant l'histoire d'un jeune Juif, Adam Weinberger, avant son entrée à Auschwitz, et au sortir du camp, l'ouvrage s'interroge sur l'importance du silence dans l'épisode terrible de la Shoah : la difficulté éprouvée par certains Juifs à évoquer l'expérience douloureuse des camps de la mort, et leur légitimité à ne pas en parler.EN STOCKCOMMANDER11,00 €
Du même éditeur
-

LE CIEL OUVERT
MATHIEU/ZALKOA l'orée des grands incendies, nous aurons au moins eu ça, la bière, le sel et la pénombre d'une chambre où l'on marche pieds nus, nos veilles aux yeux plissés et le petit matin à trente-deux degrés déjà, les draps qui claquent dans le vent dehors et le bleu de la mer, nos engueulades et la catastrophe de tes reins. C'est assez de souvenirs pour dix romans et nos deux vies.EN STOCKCOMMANDER9,20 € -

Les orphelins. Une histoire de Billy the Kid
Vuillard EricSoudain, le vide se fit en lui. Son petit corps se contracta tout entier, il trembla ; et, à cette minute, il sut qu'il serait toujours seul. Une terrible angoisse lui remonta par le bas du ventre. Il aperçut à contre-jour la gueule de Cahill, la mort lui parut proche, toute proche ! Sur sa joue, il sentit le soleil, son harmonie mortelle, sa beauté. Il eut envie de pleurer. Alors, les visages des soldats, des garçons vachers qui faisaient cercle autour de lui, s'évaporèrent dans le néant. Sa main se faufila jusqu'à l'arme, et il tira.EN STOCKCOMMANDER20,90 € -

American Spirits
Banks Russell ; Furlan PierreDes électeurs de Trump et des armes, des situations qui dérapent, échappent aux protagonistes et font la une du journal local, trois histoires de famille et de voisins, une montée en puissance exceptionnelle à mesure que la tension grimpe : voilà les ingrédients de cet opus final, qui frappe par la finesse des profils dessinés et l'art de la nuance. Palpitant, haletant et d'une remarquable maîtrise, "American Spirits" explore les hostilités souterraines qui minent les communautés rurales américaines, ainsi que les dérives de la politique nationale. En nous entraînant dans le Nord de l'Etat de New York, au coeur du bourg de Sam Dent, Russell Banks signe une oeuvre magistrale, qui s'inscrit avec éclat au panthéon de la grande littérature américaine. "Banks est un maître au sommet de son art. Si les habitants de Sam Dent n'étaient que les clichés d'un mouvement politique, alors American Spirits ne posséderait pas cette force impressionnante. Mais chacun d'entre eux est un personnage marquant, dont la vie fourmille de détails finement observés. Ces trois novellas sont un immense accomplissement, grâce aux seuls ressorts bruts de l'intrigue et du suspense. Une fois lues, vous ne pourrez plus oublier leur violence troublante et leur fin empreinte d'élégie". Casey Cep, The New YorkerEN STOCKCOMMANDER22,80 € -

Le gardien du camphrier
Higashino Keigo ; Thetiot LizaReito Naoi est un jeune homme en manque de repères, qui a appris à grandir seul. Accusé d'effraction et de tentative de vol, il risque la prison, mais se voit proposer un marché qui pourrait bien changer sa vie. Un avocat, agissant pour le compte d'un mandataire qui souhaite rester anonyme, lui propose la liberté en échange d'une mystérieuse mission. Reito devient le gardien d'un illustre camphrier, niché au coeur d'un sanctuaire de Tokyo, qui semble renfermer bien plus que du bois et des feuilles. La légende dit en effet que, si l'on suit un rituel bien établi, l'arbre centenaire exauce les voeux et se fait le messager des défunts. "Le Gardien du camphrier" interroge avec émotion et grâce les liens du sang ou ceux du coeur, qui se tissent ou s'érodent au fil du temps et jusque dans la mort. Il est une ode poétique à la découverte de soi et à la connexion aux autres.EN STOCKCOMMANDER23,00 €
De la même catégorie
-

Andalousie. Art et civilisation
López Guzman Rafael ; Henares Cuéllar IgnacioRésumé : Une grande partie de l'histoire de la Méditerranée et de l'Occident européen est étroitement liée à la culture artistique andalouse. Creuset de civilisation où se sont mêlées influences opposées et complémentaires, l'Andalousie a également su forger et exporter des caractères qui lui sont propres. Longtemps principale province de l'Empire romain, le territoire andalou fut partagé, au Moyen Age, entre Wisigoths et Byzantins. Puis, avec l'arrivée de l'islam, la région connut l'une de ses grandes périodes d'épanouissement, devenant un lieu d'expérimentation, en particulier au niveau architectural. A l'époque moderne, la Renaissance impériale fit éclore un véritable printemps italianisant dans le sud de l'Espagne. Et sous Charles Quint, Grenade et Séville devinrent des villes privilégiées, la première avec l'Alhambra, la seconde avec son port qui obtint le monopole des échanges avec l'Amérique. La Contre-Réforme ne réussit pas à mettre un frein au dynamisme du xvi` siècle et le baroque andalou transforma, popularisa et adapta la culture au rituel religieux. Cette créativité s'est maintenue durant les XIXe et XXe siècles, culminant avec l'Exposition universelle de 1992 à Séville. Ainsi, malgré les vicissitudes de l'histoire, la culture andalouse est-elle parvenue à conserver un patrimoine incroyablement riche et varié. Ce superbe ouvrage nous révèle cet héritage exceptionnel, absolument unique dans l'Occident européen.EN STOCKCOMMANDER29,95 € -

Un monde désirable
Schuiten LucUne vision biomimétique de l'architecture et de l'urbanisme Selon un avis largement partagé, notre avenir est apocalyptique. En quête d'un antidote, et pour contrebalancer ces dystopies préjudiciables, j'ai pris le parti d'imaginer des futurs souhaitables. Je me suis autorisé à rêver de villes où l'on ne craint plus de respirer à fond, rendant la place aux parfums des plantes, aux chants des oiseaux, aux potagers et aux méandres des rivières. Mon travail utopique a trouvé un ferment dans les recherches biomimétiques. S'inspirer du Vivant pour innover m'a donné une indispensable assise dans le réel et m'a permis d'affermir mon imaginaire dans un contexte crédible. Grâce à mon métier d'architecte, j'ai tout d'abord dessiné des bâtiments destinés à voir le jour dans un temps proche, puis, conscient que toute réalisation commence par un plan, un dessin, j'ai cherché à concevoir, pour un futur lointain, un monde désirable et biomimétique, un avenir très différent de celui qui s'annonce. Par mes dessins, je propose de diluer la frontière entre l'artificiel et le naturel et de réconcilier l'Humain et son environnement dans une vaste relation d'interdépendance et de respect. - Luc SchuitenEN STOCKCOMMANDER39,95 €


