A chacun des innombrables masques de femme du théâtre nô correspond un caractère féminin particulier. Trois masques, tous passionnés et torturés, servent de modèles et de symboles pour l'évolution psychologique et dramatique des personnages de ce roman : "la possédée", "la longue chevelure" et "le puits profond", qui donnent leurs titres aux trois chapitres du récit. Le nô est donc ici la métaphore romanesque des rapports des personnages, mais aussi un arrière-fond culturel essentiel. Aux mystères et à l'envoûtement esthétique de cet univers théâtral s'ajoute le climat inquiétant de la possession et du spiritisme. La protagoniste, Mieko Toganoo, poète renommé, directrice d'une revue littéraire, s'intéresse en effet aux cas de possession dans la littérature classique et en particulier dans le Roman de Genji. Ce n'est pas, on le découvrira, un simple intérêt intellectuel. Son fils, Akio, est mort en escaladant le mont Fuji. Depuis lors, une relation ambiguë l'unit à sa belle-fille qui se laisse étrangement manipuler, tout en séduisant deux hommes, devenus des pantins entre les mains des deux femmes. Pourquoi ce jeu où le sado-masochisme se nourrit de littérature et de spiritisme ...
Nombre de pages
152
Date de parution
03/05/1988
Poids
170g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782070706488
Titre
Masque de femme
Auteur
Enchi Fumiko
Editeur
GALLIMARD
Largeur
140
Poids
170
Date de parution
19880503
Nombre de pages
152,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Japon, ère Meiji (1868-1912) : après une longue période d'autarcie, le pays s'ouvre à l'Occident. Mais ce n'est pas sans heurts ni hésitations que les Japonais intègrent les nouveaux modèles. Les traditions féodales sont toujours là, vivaces, et enserrent l'existence de chacun dans un écheveau d'us et de coutumes. Fumiko Enchi a choisi ce cadre historique pour nous conter, avec un lyrisme contenu, la vie d'une femme mariée jeune à un haut fonctionnaire, qui va servir son époux jusqu'à la mort ; afin de garder cet homme égoïste et volage, elle devra même accueillir sous leur toit ses maîtresses successives.Un chemin sinueux, parsemé d'embûches, que l'héroïne va parcourir lentement, faisant montre d'une force et d'une ténacité hors du commun, au nom d'un principe fondamental : la défense de l'unité familiale. Un récit subtil et paradoxal, car ce parcours est non celui d'une défaite, mais celui d'une victoire qui appelle l'admiration sans attirer de compassion.Ce grand roman, qui se présente comme une saisissante galerie de portraits féminins, constitue ainsi un document remarquable sur la difficile mutation du Japon vers la modernité.
Enchi Fumiko, dont l'imaginaire s'imprégna dès l'enfance des textes les plus anciens et les plus précieux de la littérature japonaise, redonne vie, avec une extraordinaire profusion de détails, au monde étincelant du prince Genji dans le Japon du Xe siècle. Nobles dames vêtues d'une profusion de robes superposées en de savantes harmonies de couleurs, échanges de poèmes d'amour, suivantes porteuses de missives secrètes, âmes vengeresses et prières pour exorciser les maléfices... Aucune péripétie ne nous échappe des luttes et des intrigues accompagnant l'ascension de Michinaga qui mènera le clan des Fujiwara au sommet de sa puissance. Considéré comme une des oeuvres les plus achevées de son autrice, ce roman a reçu en 1966 le Grand Prix de littérature féminine au Japon.
A l'occasion de ses 25 ans, l'Association les Femmes et la Ville a réuni, le 6 octobre 2015, ses fondatrices, ses membres et celles et ceux qui l'ont accompagnée au cours de ce dernier quart de siècle. Le temps d'une journée, elle a ainsi proposé au public une rétrospective de ses travaux historiques sur les Marseillaises, suivie d'une réflexion sur la diversité des parcours féministes marseillais. Pour clore cette rencontre, le Musée d'Histoire lui a confié l'organisation d'un de ses " Mardis de l'Histoire " afin de commémorer les 70 ans des premiers votes des Françaises et d'évoquer le rôle des Marseillaises en politique, depuis les suffragettes jusqu'aux élues d'aujourd'hui. Cette publication reflète la richesse de ces contributions et des débats qu'elles ont suscités. Elle témoigne aussi de l'apport de l'Association les Femmes et la Ville à la connaissance et à la reconnaissance de la place des Femmes à Marseille dans le passé comme dans le temps présent.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.