Grégoire Eloy De Glace est une proposition photographique sur la glaciologie et les sciences connexes de la neige et de l'eau en altitude. Pour ce projet, le photographe il sestra associé à Etienne Berthier chercheur CNRS. En lien également avec Pierre René, glaciologue, accompagnateur en montagne de l'Association pyrénéenne de glaciologie "Moraine". Myriem Karim L'Empreinte des millénaires, est une itinérance au Cirque de Gavarnie sur les pas de Franz Schrader (1844-1924), créateur de l'orographe un outil à dessiner le relief. Partant de cette invention, elle étudiera la relation entre connaissance topographique d'un territoire et perception visuelle de l'espace qu'offre la photographie. L'impression subjective du paysage croisera l'expérience scientifique en convoquant : topographie et géologie. Laure Winants Lors de sa résidence, elle souhaite pousser les limites de sa recherche sur le mouvement de la matière en questionnant les traces du changement climatique. Il s'agit de rappro
LES OUBLIÉS DU PIPELINE, un travail photographique réalisé en 2006 sur les communautés de déplacés des conflits du Caucase et d'Anatolie des années 90, le long de l'oléoduc BTC (Bakou-Tbilisi-Ceyhan), deuxième oléoduc au monde, à travers l'Azerbaïdjan, la Géorgie et la Turquie, des rives de la Mer Caspienne à la Mer Méditerranée. Le pipeline n'est pas visible. Il est sous terre, sécurité oblige. À la surface, dans un décor de banqueroute soviétique, la situation des 600 000 déplacés du Haut Karabagh en Azerbaïdjan, des 250 000 déplacés d'Abkhazie en Géorgie, et des centaines de milliers de déplacés kurdes en Turquie empire de jour en jour. 15 ans après la fin des conflits, les familles attendent leur sort dans des hôtels abandonnés, dans des camps de réfugiés, dans des villages détruits. Les retraités finissent leurs jours dans des wagons à marchandises, les enfants naissent réfugiés et ne s'intègrent pas. Ils vivent isolés, entretenus dans leur rêve illusoire d'un retour au pays. Ils sont otages de conflits non réglés. Le coup de projecteur médiatique autour de l'inauguration du BTC ne soulèvera pourtant que peu d'intérêt pour cette situation. Même les ONG ne sont plus sur le terrain pour soulager, manque de financements. La logique économique est impitoyable. Le monde a besoin de carburant. Alors que le pétrole coule silencieusement dans le ventre du pipeline BTC, à la surface plusieurs centaines de milliers de personnes sombrent dans l'oubli.
Située entre le Kazakhstan et l'Ouzbékistan, la Mer d'Aral s'évapore inexorablement depuis les années 60, conséquence du plan soviétique pour l'irrigation des champs de coton, dont la culture intensive a provoqué un désastre écologique et climatique sans précédent. La mer intérieure a perdu 90% de sa surface initiale. L'achèvement du barrage de Kokaral en 2005 a permis le retour de la mer et du poisson dans la partie nord mais condamne définitivement la partie sud, vouée à disparaître. Le photographe Grégoire Eloy, du collectif Tendance Floue, a réalisé plusieurs voyages en Ouzbékistan et au Kazakhstan entre 2008 et 2013 afin de partager le quotidien des pécheurs de la Mer d'Aral. Avec " Ressac " il nous livre un témoignage visuel en couleur et en noir et blanc de cette région marquée par l'avancée du désert, où les populations vivent entre mémoire et espoir de l'eau.
Le photographe Grégoire Eloy bivouaque au sommet des montagnes et des glaciers, arpente de nuit les forêts, se jette à l'eau autour de l'île de Guernesey. Au contact de chercheurs des sciences de la matière et du vivant, sentinelles du changement climatique, Eloy prend le pouls intranquille du monde vivant qui nous entoure. La "troisième nature" est une forme hybride qui parvient à exister malgré la dégradation des conditions de sa subsistance. C'est celle-ci que Grégoire Eloy a choisi de nous montrer.
J'ai toujours eu un faible pour Robert Doisneau et ses photographies qui dégrisent la réalité, comme un lendemain de fête. J'y ai croisé des gens plus ou moins abordables, fréquemment aimables, tantôt embarrassés par leur corps, les soucis, les parapluies, tantôt en harmonie avec cette société d'après-guerre où l'espoir renaissait. En photographiant ces gens ordinaires dans leur décor, souvent en bas de chez eux, Doisneau les a rendus hors du commun. Ce qui n'en fait pas un saint, heureusement, il rie se prenait pas la tête, ce qui l'a sauvé du pire, probablement. Reste le meilleur.