Mondialisation et sociétés rurales en Méditerranée. Etats, société civile et stratégies des acteurs
Elloumi Mohamed
KARTHALA
36,00 €
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EAN :9782845863248
Au milieu des années 1990, la mondialisation était perçue comme un processus puissant de réduction des barrières douanières et des mesures de protection des économies nationales. Avec un rôle de plus en plus réduit, les Etats semblaient alors perdre la maîtrise de la régulation économique et sociale sur les territoires nationaux. Les contributions à cet ouvrage s'accordent sur l'idée d'un retour en force de l'Etat : ce dernier n'a ni la même forme, ni le même rôle ; mais son retour s'est imposé à tous les niveaux de décision : régional, national et local. En Méditerranée, comme le mettent en évidence les auteurs, les Etats ont répondu au nouveau contexte international, par le redéploiement de leur mode d'intervention et par la mise en place de nouveaux cadres d'action pour les différents acteurs de la société rurale, favorisant, ici et là, l'émergence d'une société civile en milieu rural. Ce livre est le résultat d'une recherche en réseau initiée par le Programme MOST de l'UNESCO et a fait l'objet d'une collaboration scientifique entre l'Institut national de la recherche agronomique de Tunisie (INRAT) et l'Institut de Recherche sur le Maghreb contemporain (IRMC). Mobilisant des équipes dans quatorze pays méditerranéens, cette recherche a donné lieu à des enquêtes de terrain, un séminaire de lancement, un séminaire international de clôture et un Atelier " Jeunes Chercheurs ".
Nombre de pages
523
Date de parution
01/11/2003
Poids
700g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782845863248
Auteur
Elloumi Mohamed
Editeur
KARTHALA
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160
Date de parution
20031101
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523,00 €
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Durant trois décennies, les pays de la région méditerranéenne ont cherché à modeler leurs structures foncières afin de répondre aux objectifs de développement agricole. Le nouveau contexte de mondialisation des économies et de libéralisation des échanges impose des infléchissements à ces politiques et remet la question foncière au c'ur de la problématique de développement. Qu'il s'agisse de la concurrence sur la terre autour des villes ou de la privatisation des terres collectives, étatiques ou coopératives, une recomposition des structures est à l'?uvre, accompagnée par de nouvelles formes de valorisation de la terre et de l'émergence de nouveaux acteurs. La question qui se pose est alors de savoir quelle est la dynamique territoriale qu'engendre ce nouveau contexte et quelle est la réponse des agriculteurs et des propriétaires fonciers à ces changements. Cherchant à répondre à cette question, cet ouvrage réunit des analyses qui s'appuient sur des recherches de terrain et portent sur les espaces périurbains et les territoires qui connaissent des processus de privatisation foncière. Il est le résultat d'une recherche en réseau menée dans le cadre d'un programme de coopération régionale entre le Centre international des hautes études agronomiques méditerranéennes et la Communauté européenne, co-animé par l'Institut agronomique méditerranéen de Montpellier et l'Institution de la recherche et de l'enseignement supérieur agricole en Tunisie. Les recherches ont porté sur l'Albanie, l'Algérie, l'Egypte, la France, la Grèce, le Maroc, la Roumanie, la Tunisie et... la Côte d'Ivoire.
Dans le contexte de la croissance des inégalités au niveau mondial, les conséquences sociales et environnementales de la pression qui s'exerce sur les ressources naturelles sont particulièrement visibles au sud de la Méditerranée. Elles sont souvent la cause des bouleversements politiques qui frappent ces régions. Les modes d'accès à la terre, à l'eau et aux ressources biologiques, voire patrimoniales, qui prennent forme dans la globalisation des normes et des droits se caractérisent par une diversité de modèles et de pratiques. Il s'agira ici d'appréhender la diffusion des modèles marchands et des règles privatives, mais aussi des modes d'action collective ou des mécanismes d'atténuation des impacts marchands, pour montrer comment les principes du développement durable autorisent certaines appropriations exclusives. Plus généralement se posent et la question du rôle que jouent les régimes internationaux dans l'évolution des régimes institutionnels de ressources et celle du pluralisme des normes eu égard aux conflits portant sur les droits d'accès.
A la croisée de la psychanalyse et de l'anthropologie, cet ouvrage propose une lecture structurale de l'histoire ottomane et républicaine de la Turquie. D'Osman à Kemal, de la chute de Constantinople au mouvement protestataire du parc de Gezi (2013), sont retracées les transformations du "discours" social organisé par quatre places qu'occupent différentiellement le sultan, l'Etat, les assujettis et le territoire. Au "discours d'Empire" des premiers Ottomans succède au XVIIe siècle un "discours d'en pire" dont émerge, au XIXe siècle, celui "de la paranoïa" à la logique génocidaire. De cette matrice naît celui de la République, toujours actuel depuis cent ans : le "discours de l'hainamoration" dont Erdo?an est depuis vingt ans le sujet principal. Ces transformations successives ont pour enjeu, avec une étrange constance, le champ de l'altérité : le lieu de la différence.