Que faire quand, à 31 ans, encore vierge, bourrée de principes et pleine de préjugés sur le monde et les hommes, on tombe amoureuse d'un splendide Adonis en chaussettes rouges, à la mèche ravageuse et aux jeans moulants ? Surtout quand on n'a pas une plastique sans défaut. Surtout quand on est une inconditionnelle de Babs Cartwheel (lisez Cartland), que l'on est indécrottablement romantique, et que, malgré une vision parfaite - 10 à chaque oeil -, on a tendance à ne pas voir l'essentiel. Tel est le dilemme d'Isabel qui nous entraîne à sa suite dans les dédales du Catafalque, institut d'histoire de l'art aussi vétuste que loufoque, perdu dans la grisaille d'un Londres dont on finit pourtant, sous le soleil californien, par regretter les ciels brouillés, la robinetterie défaillante et les pubs indisciplinés. Partagée entre ses racines américaines et ses attaches londoniennes, entre la parodie et la caricature, le comique et le pathétique, hier et aujourd'hui, Lucy Ellmann fait feu de tout bois dans ce roman décapant et roboratif, dont l'humeur finalement très britannique ne laisse jamais oublier une tendresse lucide pour tous ceux qui - en face aux petits désastres de la vie ordinaire - ne renoncent pas à espérer désespérément.
Nombre de pages
240
Date de parution
08/06/1995
Poids
401g
Largeur
1mm
Plus d'informations
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EAN
9782020173483
Titre
Petits désastres de la vie ordinaire
ISBN
2020173484
Auteur
Ellmann Lucy
Editeur
SEUIL
Largeur
1
Poids
401
Date de parution
19950608
Nombre de pages
240,00 €
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Les Lionnes de Lucy Ellmann livre le flux de conscience d?une Mrs Dalloway du XXIe siècle. Plus de mille pages hors normes et éblouissantes."Les InrocksUne femme, mère au foyer, vit son quotidien dans sa cuisine. L?âge est venu, elle a surmonté un cancer, et dans sa tête elle rumine le monde, ses folies, les fusillades dans les écoles, la crise économique et écologique, la pauvreté, les tâches domestiques, le patriarcat, sa mère décédée. Ça nous parle, au plus profond, de tout, partout.Une apnée littéraire qui réussit à toucher l?universel par le biais du plus intime. Un magnifique portrait de femme, de toutes les femmes.Lucy Ellmann est née dans l?Illinois. Lauréate du Guardian Fiction Prize en 1988 pour son premier roman, Sweet Desserts, elle consacre depuis sa vie à l?écriture. Les Lionnes est son huitième roman. Lucy Ellmann vit aujourd?hui à Édimbourg.Traduit de l'anglais par Claro
Résumé : Dans cet ensemble de textes féministes au vitriol, les cibles principales sont le patriarcat et l'Amérique la plus réactionnaire. En quatorze chapitres, dans l'esprit de Virginia Woolf mais avec l'humour décapant d'un Jerome K. Jerome, Lucy Ellmann s'insurge, s'énerve, se défoule. Qu'il s'agisse des méfaits perpétrés par "ce gros nul" de Trump, du bilan désastreux de la domination masculine, du partage des tâches domestiques, d'un film de Hitchcock, ou de la tyrannie du soutien-gorge, elle n'a pas son pareil pour brosser un tableau à la fois pertinent et chaotique du monde tel qu'il ne va pas, tout en proposant quelques solutions qui en dérangeront plus d'un et en feront rêver plus d'une : organiser une grève du sexe, passer La Petite Maison dans la prairie au tamis féministe, etc. Ellmann sait toucher où ça fait mal tout en maniant l'arme rebelle par excellence : le rire. Tout ce dont nous avons besoin pour nous guider à travers ces temps agités et incertains.
Quand j'écrivais Tombe en 1970 je voulais relever une tombe, et relever d'une mort vénéneuse. Je voulais désenfouir un secret et je l'enfouissais sous un texte. Je travaillais sans arrêt, je fouissais, Tombe faisait un travail de taupe. Curieusement l'écureuil, dans certains cas, fait aussi un travail de taupe. Ainsi l'Ecureuil de Tombe, citoyen américain par ailleurs, (j'en parlerai plus bas) est à moitié souterrien. Tombe voulait sortir vivant quand même d'un séjour aux Enfers et ne trouvait pas la sortie. La porte d'entrée refuse la sortie. Il faut trouver une autre porte. Tombe avait dû commencer à se frayer un texte sous le texte dès 1964 aux USA. Je voyais bien les textes se bosseler devant mes pages. Jusqu'au jour où il y eut une déchirure dans mes vies par où Tombe put lever. Mais seulement ce Tombe ou cette tombe. Ce n'est pas cela. Je voulais écrire un livre, ma langue a fourché, Tombe est né de cette fourche. Né fourchu. Double. Avec la mort en tiers. Tombe appartient dans mon ?uvre en général à l'espèce des Livres qui se sauvent, dès que je cherche à écrire ce livre, il détale devant moi. C'est peut-être moi qui fuis. Entre nous il y a fuite. Tombe pressent, préécrit le livre qui le hante, sans le savoir. Veille. Attend. Sans que je sache. Attend trente ans. En 2001 la scène de Tombe s'ouvre sur Manhattan, Lettres de la Préhistoire. Les Enfers ont longtemps voyagé.
Résumé : La critique empiriste des prétentions universelles de la pensée humaine est-elle réellement fondée ? On sait que c'est le problème de Kant. Mais Quentin Meillassoux montre avec une force étonnante qu'une autre compréhension de cette critique, restée en quelque sorte dissimulée, bien que plus "naturelle", aboutit à un partage des ambitions de la pensée très différent de celui proposé par Kant. Il établit en effet qu'une seule chose est absolument nécessaire : que les lois de la nature soient contingentes. Ce noeud entièrement nouveau entre les modalités contraires installe la pensée dans un tout autre rapport à l'expérience du monde, un rapport qui défait simultanément les prétentions "nécessitantes" de la métaphysique classique, et le partage "critique" entre l'empirique et le transcendantal. Cette remarquable "critique de la Critique" est ici introduite sans fioritures, coupant vers l'essentiel dans un style particulièrement clair et démonstratif. Elle autorise à nouveau que le destin de la pensée soit l'Absolu, et non la "finitude" dans laquelle nous nous complaisons en laissant la morale, ou le "retour du religieux", servir de fictif supplément d'âme. Quentin Meillassoux est né à Paris, en 1967. Il enseigne la philosophie à l'Ecole normale supérieure (Ulm), et a également publié Le Nombre et la Sirène. Un déchiffrage du Coup de dés de Mallarmé (Fayard, 2011).