La progression de ces treize nouvelles correspond à ce que l'auteur de L'Homme invisible connaissait ou imaginait de son enfance et de son adolescence. C'est la période de la normalité trompeuse des années 20, le choc de la Dépression puis de la Deuxième Guerre mondiale, quand l'expérience des Noirs révèle leurs espoirs et leurs impossibilités. Ils peuvent être musiciens, instruits, croire un instant qu'ils ont, comme dit Ellison, des ailes, et hop ! on les fout à la porte du paradis avec une carte de l'Alabama : Retour au pays. Tout au long des cinquante ans qu'aura duré sa vie d'écrivain, Ralph Ellison a cru en l'identité américaine et aux valeurs qu'elle représente. Ses personnages aussi : témoins de lynchages, traversant le pays sur les toits des trains. Persécutés par des policiers blancs sadiques, joueur de trompette ou simple gosse des rues qui essaie d'accrocher un parachute à un poussin pour le faire voler... Ils "sont " américains. On peut résumer la quête d'Ellison par une histoire : un enfant demande à son père : "Marron, c'est plus joli que blanc, hein, papa ? " "Certains pensent comme ça ", répond le père, "mais le mieux, c'est américain, mon petit ". C'est la réponse d'Ellison : la croyance en une identité démocratique commune - pas identique, mais commune.
Nombre de pages
244
Date de parution
20/05/1998
Poids
260g
Largeur
130mm
Plus d'informations
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EAN
9782246549710
Titre
De retour au pays et autres nouvelles
Auteur
Ellison Ralph
Editeur
GRASSET
Largeur
130
Poids
260
Date de parution
19980520
Nombre de pages
244,00 €
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Publié pour la première en français en 1952 sous le titre Homme invisible, pour qui chantes-tu ? , L'Homme invisible (son titre original) est un classique moderne de la littérature du XXe siècle. Dans ce récit d'inspiration autobiographique écrit à la première personne, un jeune Noir pauvre du sud des Etats-Unis travaille dur pour s'extraire de sa condition. Les efforts payent : il est reçu à l'Université. C'est pour en être bientôt exclu, accusé d'une faute qu'il n'a pas commise. Bouleversé par cette injustice, il part pour New York. Dans le quartier de Harlem, il mène une existence misérable, survit en travaillant dans une usine de peinture. Témoin de l'expulsion d'un couple noir de son logement, il harangue la foule en pleine rue pour provoquer une révolte. Ce coup d'éclat lui vaut d'être repéré par une organisation politique, la Confrérie. L'objectif de cette association d'inspiration marxiste est de promouvoir l'égalité sociale et raciale. Enthousiaste, le narrateur en devient un des meneurs avant de se rendre compte qu'il n'est qu'un faire-valoir. Le parti est en fait dirigé de façon autoritaire par des Blancs supposés libéraux. Dégoûté par l'espèce humaine, revenu de toutes ses illusions, il abandonne ses fonctions au sein de la Confrérie, renonce à toute forme d'ambition et se retire. Fresque d'un pays déchiré par la violence économique et raciale, L'Homme invisible est aussi une réflexion subtile et désenchantée sur la part de mensonge que dissimule le rêve américain. Un témoignage essentiel sur la condition des Noirs avant la conquête des droits civils, le grand roman de la migration des Noirs du Sud vers le Nord. Il a marqué toutes les générations suivantes d'auteurs noirs américains, comme Toni Morrison.
A collection of fantastic short fiction by an award-winning author is complemented by richly detailed, surrealistic images from a renowned Polish painter. Simultaneous.
A chaque jour son crime. Ils nous parlent, nous touchent, nous troublent, nous révèlent. J'ai voulu rassembler, sous la forme d'un almanach, ce que je sais, ce que j'ai découvert de 314 tueurs en séries, 193 autres types d'assassins et de plus de 5 700 meurtres. Serial Krimes ? Des articles de fond sur des tueurs en série français comme Landru ou Claude Lastennet, une évocation de crimes célèbres qui ont défrayé la chronique à Hollywood, l'histoire de criminels sexuels tels que Léger, Menesclou ou Soleilland, ou encore des enquêtes réalisées par des voyants. Vous lirez des reportages tirés de la presse de l'époque et le récit de certaines pratiques judiciaires oubliées. La réalité dépasse souvent la fiction, ce qui n'a pas empêché de nombreux auteurs ou scénaristes de s'inspirer des meurtres atroces que vous vous apprêtez à découvrir", S. B.
Depuis tant d'années, je tourne en rond dans ma cage, mes rêves sont peuplés de meurtre et de vengeance. Jusqu'au jour où la solution se présente enfin, la, sous mes yeux, comme une évidence : prendre le chasseur à son propre piège, l'enfermer dans un livre". Séduite à l'âge de quatorze ans par un célèbre écrivain quinquagénaire, Vanessa Springora dépeint, trois décennies plus tard, l'emprise que cet homme a exercée sur elle et la trace durable de cette relation tout au long de sa vie de femme. Au-delà de son histoire intime, elle questionne dans ce récit magnifique les dérives d'une époque et la complaisance d'un milieu littéraire aveuglé par le talent et la notoriété.
Raconter René Goscinny en bande dessinée. Et lui donner la parole, au fond, pour la première fois. Tel est le projet de cet album exceptionnel. Un événement artistique. Et un livre de tendre amitié. Catel, célèbre dessinatrice, travaille depuis quatre ans, avec l'appui et l'amitié d'Anne Goscinny, à ce "Roman des Goscinny" - un roman graphique où tout est vrai. 320 pages magnifiques, en trichromie, où Catel nous raconte la vie de René Goscinny. Sa naissance, dans le Paris des années 20, au coeur d'une famille juive, exilée de Pologne et d'Ukraine. Son père, chimiste, fils de rabbin. Sa mère, née en Ukraine, ayant fuit les progroms. Son grand-père, imprimeur de journaux yiddish. Son grand-frère moqueur, Claude. L'enfance en Argentine, bientôt. Et les passions de René : le dessin, le rire, puis l'écriture. Catel nous emmène dans un voyage familial marqué par l'histoire, entre l'Amérique et l'Europe. Tandis que le jeune René cherche sa voie, lui le "paresseux contrarié" , une partie de la famille meurt dans les camps d'extermination. René part à New York, frappe à toutes les portes, dessine et vit dans la pauvreté avec sa mère. A Bruxelles puis à Paris, il trouvera peu à peu sa vocation : non pas dessiner, mais écrire, scénario, sketchs, histoires. Goscinny crée, avec Uderzo, le personnage d'Astérix, qui devient très vite célèbre dans le monde entier ; mais aussi le Petit Nicolas avec Sempé. Et il est le grand scénariste de Lucky Luke et de Iznogoud. C'est aux portes du "célèbre village gaulois" que s'arrête le premier tome du "Roman des Goscinny" : alternant avec force et tendresse des épisodes de la vie de "René" ; et ceux racontés par sa fille Anne à son amie - donnant une vérité, une drôlerie et une émotion à ce projet fondateur.
Voici Dany Laferrière dans tous ses exils. Obligé de fuir Haïti à l'âge de 23 ans sous les aboiements d'une meute de chiens, il entame une vie d'exils, de Miami à Paris en passant par le Brésil, sans avoir ajamis vraiment quitté Montréal. Après l'Autoportrait de Paris avec chat, Dany Laferrière approfondit la veine du roman dessiné et écrit à la main. L'Exil vaut le voyage offre un point de vue original sur le sentiment de l'exil : est-ce une expérience aussi terrible qu'on le dit ? En revenant sur ce qu'on croit à tort une fatalité, Dany Laferrière nous dit combien les pérégrinations obligées, si on les accueille en ouvrant les yeux et l'esprit, nous enrichissent. Quelle occasion de rencontres nouvelles, avec des écrivains, des femmes et des chats ! Le monde regorge de richesses, et ce livre nous les fait découvrir avec charme et humour, mais aussi, parfois, un lyrisme pudique : " Je viens de parler à ma mère longuement, et je dois partir sans bagage " . Si les exils ont leur part d'arrachement, ils donnent aussi à voir le monde et des mondes. De Jorge Luis Borges à Virginia Woolf, de jazzmen solitaires en cafés bondés, de l'Amérique à l'Europe, voici de fructueux exils, avec, pour compagnons de voyage, de chapitre en chapitre, les grands exilés du monde, Ovide, Mme de Staël, Graham Greene, le grand romancier cubain José Lezama Lima, et bien d'autres.