Interpréter, est-ce sans limites ? La thèse de l'illimitation de l'interprétation nous est aujourd'hui familière. Comment, en effet, ne pas dire, comme tout le monde, que l'interprétation d'une langue étrangère, d'une œuvre littéraire ou artistique, d'un texte religieux ou philosophique, d'un rêve ou d'un acte, d'un texte de loi, d'une parole, ou même d'un phénomène quelconque, est infinie ? L'idée a séduit l'intellectuel, le chercheur en sciences humaines, aussi bien que l'homme du commun, par ses promesses de fécondité (" Le sens de ce texte est inépuisable "), de relativisme (" A chacun son interprétation ") et de licence (" Chacun est libre d'interpréter comme il l'entend "). L'interprétation semble donc naturellement coextensive à la culture. Depuis plus d'un siècle, cette illimitation méthodologique est relayée et amplifiée par des penseurs qui ont tenté de la légitimer théoriquement. Préparée par Nietzsche, fondée par Heidegger, développée par Gadamer, la (les) philosophie(s) de l'interprétation, ou " herméneutique " prétend faire du concept d'interprétation un principe dominateur de la pensée humaine. Refusant de nous résigner sans examen au principe du " Tout est interprétable à l'infini " ou du " Tout est interprétation ", nous entendons entraîner avec nous le lecteur moderne dans une discussion critique, tâche sceptique d'autant plus nécessaire qu'elle s'attaque à un credo dorénavant au-dessus de tout soupçon.
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Date de parution
07/10/2002
Poids
500g
Largeur
240mm
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EAN
9782711614585
Titre
CRITIQUE DE L'INTERPRETATION
ISBN
2711614581
Auteur
ELISSALDE
Editeur
VRIN
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240
Poids
500
Date de parution
20021007
Nombre de pages
0,00 €
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Elissalde Benjamin ; Tomas Frédéric ; Delmas Hugue
Le mensonge est au centre de beaucoup de fantasmes, de croyances souvent infondées et la méconnaissance générale des mécanismes qui y sont liés peut poser de nombreux problèmes opérationnels et éthiques. Cet ouvrage universitaire aborde les éléments psychologiques (croyances, émotions, biais du jugement), les indices concrets (non-verbaux et verbaux) ainsi que les outils qui permettent de le détecter (polygraphe, oculométrie, analyse du discours, méthodes d'entretien).
Une synthèse sur la notion de langage qui présente ses enjeux ontologiques, logiques, épistémologiques, psychologiques et éthiques. Les textes fondamentaux et une bibliographie des textes de référence sont proposés.
Afin de se prémunir contre le risque de devenir un jour savant, tout jeune chercheur devrait, à titre d'antidote, avoir lu ce classique de Gaston Bachelard. L'originalité de l'ouvrage consiste non seulement à dégager les conditions psychologiques propices à la formation de l'esprit scientifique mais aussi à mettre au jour celles de son dépérissement. Ainsi, la connaissance scientifique s'institue en s'opposant à la connaissance vulgaire, issue de l'expérience commune. Cependant, elle se corrompt et se stérilise dès lors qu'elle prétend fournir des réponses définitives. L'attachement à ses propres certitudes, qu'elles soient d'ordre sensible ou scientifique, contrarie les progrès de la recherche. La science tout autant que l'opinion constituent ainsi ce que Bachelard appelle un obstacle épistémologique. Toute découverte suppose donc la capacité de résister à "cette tendance conservatrice de l'esprit humain" qui le porte à ramener l'inconnu au connu, par une sorte de goût inné pour la cohérence. L'épistémologie à portée des débutants. --Paul Klein
Rien que dans ce petit coin du monde, il y a quatre principes, la raison, l'instinct, la génération, la végétation, qui sont semblables les uns aux autres et sont les causes d'effets semblables. Combien d'autres principes ne pourrions-nous pas naturellement supposer dans l'immense étendue et l'immense variété de l'univers, si nous étions capables de voyager de planète en planète et de système en système, afin d'examiner chaque partie de ce vaste agencement? L'un quelconque des quatre principes mentionnés ci-dessus (et de cent autres qui s'offrent à notre conjecture) peut nous fournir une théorie par laquelle juger de l'origine du monde; et c'est une preuve palpable et insigne de partialité que limiter entièrement notre vue au principe par lequel nos propres esprits opèrent. Si ce principe était plus intelligible pour cela, une telle partialité pourrait dans une certaine mesure s'excuser; mais la raison, dans son agencement et sa structure interne, nous est en réalité aussi peu connue que l'instinct ou la végétation".
Quand on a pris les soins nécessaires pour conserver au corps sa force et sa vigueur, pour le mettre en état d'obéir aux ordres de l'âme elle-même, afin que en toute occasion, elle ne donne son consentement qu'à ce qui est conforme à la dignité et à l'excellence d'une créature raisonnable"
Résumé : Les religions ont une histoire, qui n'est pas celle de la Bible. Elles trouvent leur origine dans les passions des hommes. De là, on conclut aisément qu'en matière de religion le culte importe plus que le dogme, que le polythéisme précéda le théisme qui en dériva, et que les maux générés par celui-ci sont pires que ceux causés par celui-là. La question d'une " pure " religion reste en suspens, sachant qu'aucune religion révélée ne peut invoquer en sa faveur un témoignage assez fort ni aucune religion philosophique se reposer sur une démonstration qui soit certaine.