Paru en 1917, voilà sans doute un des textes les plus pertinents écrits par un contemporain de Pound. Ce n'est pas un hasard que T. S. Eliot en soit l'auteur. En effet, Eliot rend compte avec minutie du travail de Pound. Il reprend chronologiquement chacun des recueils parus, suivant l'évolution de son confrère pas à pas. Il montre, par la même occasion, les constantes poundiennes : souci métrique, obsession de la précision, volonté de ne jamais se répéter, érudition, constante attention à ce qui constitue le poème tant sémantiquement que rythmiquement, passion pour les poésies étrangères, essentiellement latines et chinoises. Eliot rend justice, par une belle anticipation, à celui auquel il devra beaucoup, comme chacun sait. En mettant au second plan le rôle d'agitateur mené par Pound en ce début de siècle, il incite le lecteur à faire une lecture attentive de la poésie de Pound. Lorsqu'Eliot signe son texte critique, Pound vient de publier en revue ses trois premiers Cantos. Eliot suit donc l'évolution de son nouvel ami jusqu'à la genèse de l'ambition épique de Pound qui l'occupera sa vie durant. Il prévient avec clairvoyance que ce travail, alors à ses prémisses, ne pourra être parfaitement saisi qu'avec une connaissance scrupuleuse de ce qui l'a précédé. Cet inédit est suivi d'une longue postface exposant dans le détail la situation des deux poètes en 1917 et plus généralement de la poésie anglo-américaine, et ce, depuis Londres.
Nombre de pages
60
Date de parution
22/01/2015
Poids
65g
Largeur
115mm
Plus d'informations
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EAN
9782916862682
Titre
Ezra Pound, sa métrique et sa poésie
Auteur
Eliot T-S ; Blanchon Philippe
Editeur
LA NERTHE LIB
Largeur
115
Poids
65
Date de parution
20150122
Nombre de pages
60,00 €
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En France c'est surtout le succès au théâtre de Meurtre dans la cathédrale qui a popularisé le nom de T. S. Eliot. Ensuite c'est la traduction des Poèmes par Pierre Leyris qui a révélé l'extraordinaire originalité de la poésie d'Eliot en en proposant au public français une version qu'on peut dire définitive. Il restait en dernier lieu à présenter un panorama de son activité critique non moins variée, non moins importante que son activité poétique ou dramatique. Les Essais choisis qui composent ce recueil comblent cette lacune. Le présent volume s'ouvre sur La Tradition et le Talent individuel (1917) et La Fonction de la critique (1923) qui contiennent en substance le développement de sa pensée ultérieure. Suivent des études sur des dramaturges élizabethains - Shakespeare, Marlowe et leurs contemporains - des poètes - Milton, Marvell, Donne, Blake et Baudelaire. Il s'achève sur Edgar Poe et la France.
Dans les années 1930, le poète T S Eliot compose ses célèbres poèmes sur Macavity, Le vieux Deutéronome, Mr Mistoffélis et bien d?autres chats, en les signant Le Vieil Opossum, et les inclut dans des lettres envoyées à ses filleuls. En 1939, ces textes sont publiés en Angleterre avec des illustrations de couverture d?Eliot lui-même. Les voici aujourd?hui, adaptés pour la première fois en français et mis en images avec humour et à propos par un maître de l?illustration: Axel Scheffler.
Résumé : Ce volume, présenté dans une traduction de Pierre Leyris qui fait référence, se compose de plusieurs groupes de poèmes suivis de notes (certaines établies par T S Eliot lui-même). Premiers poèmes, Mercredi creux, Mercredi des cendres, Poèmes d'Ariel, Quatre quatuors, éclairent une oeuvre poétique qui a dominé la première moitié du XXe siècle. La Terre vaine, le chef-d'oeuvre de T S Eliot, désormais considéré comme un classique de la poésie anglo-saxonne, complète ce recueil.
Alberto Savinio et Giorgio de Chirico sont nés en Grèce et ils s'identifièrent aux Dioscures Castor et Pollux. Ils seront profondément marqués par la disparition de leur soeur Adélaïde, à l'âge de cinq ans, et par celle de leur père. La statue de Praxitèle représentant Hermès-Mercure leur apparût comme un spectre. De Chirico représentera son frère (et donc lui-même) en Hamlet, celui qui a vu le fantôme de son père. "L'apparition de Mercure est liée inéluctablement à la mort du père". Mercure devient pour eux "l'éveilleur" révélé à son humanité par l'amour et un potentiel martyr : art et artiste confondus. Il est le "médiateur des rêves et initiateur de l'invisible". Savinio écrira un scénario, jamais réalisé, La vie de Mercure. L'oeuvre des deux frères se fera à l'ombre et à la lumière de ce "médiateur", entre la vie et la mort, entre l'éros et la psyché.
Rannou François ; Pound Ezra ; Lowry Malcolm ; Zuk
Sommaire de Babel 5 - André Chénier - D'AMERIQUES : Ezra Pound, Richard Sieburth, Matt Bialer, Alexander Dickow - Malcolm Lowry - BLACK BOHEMIA : Guillaume Saint-James, Langston Hugues - "DANS L'ATELIER EN FACE DE CE QUI ME CONSTITUE... " (1) : Hung Rannou - "CREATION D'UN INTERVALLE" : Philippe Blanchon - "DANS L'ATELIER EN FACE DE CE QUI ME CONSTITUE... " (2) : Hung Rannou - CAHIER DE CREATION : Catherine Smits, Damien Paisant, Jacques Sicard - LES SORTILEGES : Seylvie Plesnel - LA TRAVERSEE DES VOIX : POESIE SONORE ETC. : Eric Mangion, Patrizio Peterlini, Laure Gauthier, François Rannou - WHO'S AFRAID : Seylvie Plesnel - PAYSAGE, PEINTURE : DEUX MOTS INTRADUISIBLES ? : François-René de Chateaubriand, François Lallier - ORPHEE : Seylvie Plesnel - Denise Le Dantec
En novembre 1921, Magritte, peintre abstrait aux couleurs chaudes et aux lignes franches, rejoint Servranckx comme dessinateur à l'usine de Haren. Magritte n'y travaillera qu'une année, mais la fréquentation accrue des deux peintres ne sera pas sans conséquence. L'influence de Servranckx se fait sentir : les teintes vives sont remplacées par des tons plus neutres et ses tableaux offrent une vision du monde plus mécaniste, et, ici ou là, surgissent des formes de moins en moins abstraites. Il n'empêche que le groupe qui s'est rencontré à l'Académie se fréquente toujours, comme en témoigne la photographie de mariage de Magritte en juin 1922 et qui réunit une bonne partie de l'avant-garde belge... Mais après la lune de miel, le point de rupture théorique se fait jour lorsque Servranckx et Magritte écrivent, courant de l'automne 1922, un pamphlet anti-7 Arts, L'Art pur, défense de l'esthétique, initialement prévu pour être publié par la maison d'édition anversoise ça ira ! , future cheville ouvrière belge du surréalisme. Le pamphlet, consacré à l'art et à l'architecture et qui se présente comme un manifeste, en reprend pour mieux les tourner en dérision, les grandes lignes défendues par le journal qui, à ce moment-là, commence à paraître régulièrement.