Petites scènes de la vie quotidienne en Amérique : retrouvailles entre de vieilles connaissances sur des rivages hawaïens autour d'une éclatante chemise bleue, symbole de réussite hollywoodienne ; violence des crises d'identité chez deux adolescentes d'origine sociale différente ; "mouvements tectoniques entre vieux amis" ; dîner que vient troubler le cambriolage de la maison voisine ; relations parodiques entre une libérale américaine et sa bonne, qui se refuse obstinément à oublier l'usage du cérémonieux "Madame" ; désillusion d'une provinciale devenue serveuse, plutôt que graphiste, et assortie d'un contestataire désargenté... Six récits où Deborah Eisenberg raconte les douces amertumes de l'existence, les rêves et les souvenirs flous qui gardent la trace, si facile à dissimuler, de tensions inavouées, l'art qu'a la vie de nouer les espoirs, les anxiétés et les mauvaises consciences dans une Amérique cruellement contradictoire.
Nombre de pages
248
Date de parution
26/10/1993
Poids
307g
Largeur
131mm
Plus d'informations
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EAN
9782070732357
Titre
Petits désordres sans importance
Auteur
Eisenberg Deborah
Editeur
GALLIMARD
Largeur
131
Poids
307
Date de parution
19931026
Nombre de pages
248,00 €
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Sept femmes saisies à un point crucial de leur existence : fragiles mais décidées, prêtes à affronter une vie nouvelle, fût-ce au prix de la solitude et de l'angoisse face à l'inconnu. Récits de ruptures et de libertés, d'identités perdues et de tentatives de se refaire : rejets soudains, brusques prises de conscience qui renvoient une routine antérieure, l'attente d'un amant intermittent, la passion sociale d'un partenaire indifférente, une ancienne règle de vie, au néant... Le lecteur retrouvera dans les sept récits qui composent ce livre l'amertume douce, l'humour et la tendresse qui sont la marque de Deborah Eisenberg et ont fait le succès de son précédent ouvrage, Petits désordres sans importance.
Début septembre 2001: New York est sur le point de sombrer dans le deuil. Ce recueil de six nouvelles montre un visage inhabituel de l'Amérique des attentats, hors de la panique et de l'effroi. Nathaniel, dessinateur de comics, sous-loue un superbe loft à Manhattan avec une vue imprenable sur les Twin Towers. Kate part en Italie avec le séduisant Harry et se prend à rêver d'une idylle avec cet homme. Sans se douter de la catastrophe imminente, le monde continue de tourner...
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.