Entre 12 h 17 et 12 h 32, une journée d'août 1999 : une seule éclipse, plusieurs histoires, plus ou moins lumineuses, solaires, plus ou moins sombres, toujours drôles et désopilantes. Tel est le pari de Joël Egloff, qui réussit la mise en scène savamment orchestrée d'une vingtaine de nouvelles sur le thème peu ordinaire de la rencontre du soleil et de la lune. Un velléitaire, formidable paresseux, maître de la procrastination ; une vieille dame courbée sous le poids d'un fagot d'années mortes, bravant les interdits pour gagner le square du coin ; une famille engluée dans la médiocrité de ses vacances estivales et sa banalité quotidienne ; un obsessionnel de la précaution ; un pilier de bistrot, passionné par le chiffre, taquineur de vin blanc ; un couple qui se fait et se défait ; un allergique à tout et surtout à lui-même, ratatiné par les symptômes... Tout y passe et tout le monde y passe dans un texte à l'humour noir, à l'humour chagrin et grinçant, servi par une plume alerte, sensible et délicate, caracolante, au rythme d'une chanson de Charles Trenet. Ces Ensoleillés sont aussi pour Joël Egloff, qui signe là son deuxième roman après Edmond Ganglion & fils, un formidable prétexte à révéler les petits travers de chacun, avec ses manies, ses obsessions et ses rituels. --Céline Darner
Nombre de pages
157
Date de parution
13/03/2002
Poids
102g
Largeur
108mm
Plus d'informations
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EAN
9782070419722
Titre
Les ensoleillés
Auteur
Egloff Joël
Editeur
FOLIO
Largeur
108
Poids
102
Date de parution
20020313
Nombre de pages
157,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Dans ce récit, Joël Egloff retrace l'histoire singulière et tumultueuse de sa famille durant la Seconde Guerre mondiale, en Moselle annexée. En entrelaçant la petite et la grande histoire, il évoque ces années noires. Sous la contrainte nazie, et pour éviter les représailles contre sa famille, son père est incorporé à 17 ans dans l'armée allemande contre son propre camp, sous le pire des uniformes. À hauteur du regard de l'enfant qu'il a été, cette guerre des jeunes Alsaciens-Mosellans incorporés est dépeinte dans toute son ironie macabre et la quintessence de son absurdité. Joël Egloff vit à Metz. Il a obtenu en 2005 le prix du Livre Inter pour son roman L'Étourdissement.
Une entreprise de pompes funèbres qui ressuscite les morts ! Il faut reconnaître que ce n'est pas banal. Pourtant, ce n'est pas grâce à un savoir-faire particulier que la maison Edmond Ganglion & fils parvient à ce résultat, c'est par incompétence. Dans le petit village de Saint-Jean, les croque-morts n'ont pas souvent l'occasion d'exercer leurs talents. Tout périclite, les habitants s'en vont, il ne reste même plus assez de décès pour faire marcher le commerce. D'ailleurs, Edmond Ganglion qui, soit dit en passant, n'a pas de fils, a dû licencier la moitié de son personnel, ne gardant que Georges, un vieil employé qui espère atteindre l'heure de la retraite avant la faillite, et Molo, un brave gars pas trop dégourdi. Dans la chaleur torride de l'été, ils guettent le client. Et voilà qu'il s'en présente un. Il va être soigné, celui-là, et même ressuscité sous le choc d'un accident de corbillard. Pour son premier roman, Joël Egloff, âgé d'une trentaine d'années, choisit une veine originale, celle de l'humour noir. --Gérard Meudal
Dans un lieu improbable, entre l'aéroport et un supermarché, tout près de la décharge, se trouve l'abattoir. C'est là que travaille le narrateur, jeune homme célibataire qui vit avec sa grand-mère acariâtre. " On peut pas dire que c'est vraiment le boulot dont je rêvais... Ça fait tellement longtemps que ça saigne, j'en ai des vertiges de cette longue hémorragie. " Il y a bien un peu d'amour, les filles à la pause, l'institutrice entrevue et dont il rêve, rêve, sans oser lui parler. Et puis quelques copains avec qui on projette des voyages et des aventures sans lendemain... Ce serait le récit de la routine d'une vie ordinaire. Mais de ce quotidien absurde, l'auteur dessine un portrait à la fois sinistre et poétique, empreint d'un humour souvent cinglant et toujours discret. Voici des personnages cocasses, des scènes surprenantes et drôles, dans l'ambiance d'un conte généreux, plein d'espoir et d'humanité.
Quatrième de couverture «On a beau avoir deux yeux, ils regardent souvent dans la même direction, si bien qu’au lieu de se compléter, ils travaillent en doublon, ce qui est regrettable. Toute considération esthétique mise à part, s’ils pouvaient, chacun d’eux, faire preuve d’un peu plus d'autonomie, si l’un s’occupait de regarder à droite pendant que l’autre regarde à gauche, on aurait sûrement une vision du monde moins parcellaire. On toucherait d’un peu plus près à la vérité des choses.» Il y a, dans Libellules, un enfant qui grandit et sans cesse s’interroge, un père qui aimerait pouvoir lui répondre, il y a cette femme qui, du matin au soir, secoue son linge à sa fenêtre, il y a Kate, là-bas, en Antarctique, et la tragique histoire d’un chapeau à la mer… Avec tendresse et bienveillance, un homme, écrivain, porte un regard sensible et drôle sur le monde qui l’entoure.
Après avoir raconté, dans le premier tome de ses Mémoires, son enfance dans le Maroc d'avant-guerre et son arrivée en France en 1945, Driss Chraïbi reprend le fil de son récit autobiographique. Au début des années 50, il découvre une autre planète, l'Alsace, et s'y installe avec sa femme dans une sorte d'ermitage amoureux voué à l'écriture. Puis ses premiers succès d'écrivain le ramènent à Paris et la communauté maghrébine trouve en lui l'une de ses premières voix dans le milieu littéraire. Défilent ensuite les années France Culture, les années canadiennes, les années à l'Ile d'Yeu, les amis et les rencontres (François Mitterrand, Lucien Bodard...), les paysages, les livres et les femmes de sa vie.
Oui, j'y avais repensé. Qu'est-ce qu'il s'imaginait. Je n'avais pratiquement fait que penser à ça depuis ce matin, mais y penser avait fini par prendre la forme d'une ville, d'un premier amour, la forme d'un porte-conteneurs." Le corps d'un homme est retrouvé au pied de la digue Nord du Havre, avec, dans sa poche, griffonné sur un ticket de cinéma, un numéro de téléphone, celui de la narratrice. Convoquée par la police, elle prend le train pour Le Havre, ville de son enfance, de sa jeunesse, qu'elle a quittée il y a longtemps. Durant ce jour de retour, cherchant à comprendre ce qui la lie à ce mort dont elle ignore tout, elle va exhumer ses souvenirs mais aussi la mémoire de cette ville traumatisée par la guerre, ce qui a disparu, ce qui a survécu, et raviver les vestiges d'un amour adolescent.
Dans l'East Texas profond de la Grande Dépression, la pauvreté règne et dévaste la région comme une tornade. Le jeune Harry Crane découvre le corps mutilé d'une femme noire sur le bord de la rivière Sabine. Il est convaincu que le meurtre est l'oeuvre de l'Homme-chèvre, un monstre de légende. Le nombre de victimes s'alourdit, un homme est lynché et le père de Harry, l'homme de loi local, enquête.
Brontë Emily ; Bellour Raymond ; Lacretelle Jacque
Emily Brontë possède donc le plus singulier des pouvoirs : celui de sa dépendance à l'égard des faits. Avec quelques touches, elle sait évoquer l'âme d'un visage et rendre le corps superflu ; en parlant de la lande, elle fait souffler le vent et gronder le tonnerre. Virginia Woolf. Quand, parmi tous les arbres, je cherche celui dont la forme s'harmonise le mieux avec le cadre du roman tragique d'Emily Brontë, c'est l'image d'un vieux robinier tortueux qui me vient à l'esprit, d'un vieux robinier tordu par le vent qui souffle toujours dans la même direction ; l'écorce est noire, le tronc est creux et, dans ce creux, la pluie a formé une petite flaque où baignent quelques feuilles mortes. John Cowper Powys