Kinya Maruyama. Architecte workshopper - Le jardin étoilé / Paimboeuf
Egg Anne-Laure ; Goulet Patrice
ACTES SUD
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EAN :9782742792627
Kinya Maruyama, architecte tokyoïte au sourire bienveillant, nous ouvre ses magiques carnets de travail. On découvre, à travers ses influences et ses nombreux workshops, un architecte soucieux d?une architecture pour les gens et pour l?environnement. Portrait de cet architecte atypique dont l?emblème est le kiwi, l?oiseau qui court inlassablement. Kinya Maruyama a beaucoup construit: maisons individuelles, ateliers, crèches, écoles maternelles, centres de loisirs, centres pour handicapés, maisons de retraite, cliniques, immeubles d?habitation et de bureaux, magasins, hôtels, restaurants, salles de concert, etc. Il a aussi dessiné des parcs, des schémas directeurs et des plans d?aménagement urbain. Le livre, illustré par ses carnets colorés et des photos des workshops, met surtout l?accent sur l?un de ses plus récents et beaux projets: le Jardin étoilé de Paimboeuf, sur lesbords de la Loire. En 2001, Kinya Maruyama avait déjà travaillé dans cette région, en organisant avec le collectif Team Zoo, un workshop au Lieu Unique. Jean Blaise, son directeur, fut totalement charmé et lui proposa donc de participer en 2007 à sa biennale Estuaire. L?histoire de ce jardin, récemment classé ?Jardin remarquable? de Loire-Atlantique, nous est contée ici. Dessiné à partir de la constellation de la Grande Ourse et des quatre points cardinaux, où l?on peut déambuler, grimper, se reposer, ce jardin est construit en utilisant des matériaux de la région et grâce à de multiples solidarités (habitants, élèves?). En 2008, l?architecte revient à plusieurs reprises sur la commune pour effectuer de nouvelles plantations et définir la continuité de cette réalisation. En 2009, Kinya Maruyama consolide son projet initial et étend l?emprise du Jardin étoilé vers l?ouest. Voient le jour,notamment, une arche portail en bois et métal, végétalisée avec des plantes grimpantes, avec une lumière alimentée par un vélo électrique, des clôtures magiques, des toilettes sèches, de même qu?un potager solidaire et ouvert au public. Fin février 2010, la tempête Xynthia a détruit une très grosse partie du jardin. Kinya Maruyama est en train de réfléchir à la pérennité des constructions et à la façon dont ils feront les réparations.
Bouchain Patrick ; Egg Anne-Laure ; Goulet Patrice
Histoire de faire est un ouvrage d?entretiens avec Patrick Bouchain, menés durant plusieurs années par Patrice Goulet, complice et ami. De chapitre en chapitre, nous remontons le temps pour retrouver les étapes importantes de la formation de ce bâtisseur d?exception. Une forme de conte se tisse au fil de l?ouvrage, autour d?une trame de questions à la fois intimes et analytiques, architecturales et politiques, qui assurent le rythme enlevé du récit.
Pticawa est ce que l'on appelle un bon samaritain. Toujours jovial, il met ses pouvoirs spéciaux au service des autres. Ce jour-là, il trouve un caneton en pleurs derrière son arbre. Celui-ci a perdu sa maman. Placé confortablement sur la tête de Pticawa, tous deux partent alors à la recherche de cette maman disparue... Sur le chemin, ils rencontrent de nombreuses mamans, mais aucune ne convient au caneton. Il est vrai qu'une autruche, une poule, une chauve-souris et une truie, ne ressemblent que vaguement à une canne !
A l'orée des grands incendies, nous aurons au moins eu ça, la bière, le sel et la pénombre d'une chambre où l'on marche pieds nus, nos veilles aux yeux plissés et le petit matin à trente-deux degrés déjà, les draps qui claquent dans le vent dehors et le bleu de la mer, nos engueulades et la catastrophe de tes reins. C'est assez de souvenirs pour dix romans et nos deux vies.
Soudain, le vide se fit en lui. Son petit corps se contracta tout entier, il trembla ; et, à cette minute, il sut qu'il serait toujours seul. Une terrible angoisse lui remonta par le bas du ventre. Il aperçut à contre-jour la gueule de Cahill, la mort lui parut proche, toute proche ! Sur sa joue, il sentit le soleil, son harmonie mortelle, sa beauté. Il eut envie de pleurer. Alors, les visages des soldats, des garçons vachers qui faisaient cercle autour de lui, s'évaporèrent dans le néant. Sa main se faufila jusqu'à l'arme, et il tira.
Des électeurs de Trump et des armes, des situations qui dérapent, échappent aux protagonistes et font la une du journal local, trois histoires de famille et de voisins, une montée en puissance exceptionnelle à mesure que la tension grimpe : voilà les ingrédients de cet opus final, qui frappe par la finesse des profils dessinés et l'art de la nuance. Palpitant, haletant et d'une remarquable maîtrise, "American Spirits" explore les hostilités souterraines qui minent les communautés rurales américaines, ainsi que les dérives de la politique nationale. En nous entraînant dans le Nord de l'Etat de New York, au coeur du bourg de Sam Dent, Russell Banks signe une oeuvre magistrale, qui s'inscrit avec éclat au panthéon de la grande littérature américaine. "Banks est un maître au sommet de son art. Si les habitants de Sam Dent n'étaient que les clichés d'un mouvement politique, alors American Spirits ne posséderait pas cette force impressionnante. Mais chacun d'entre eux est un personnage marquant, dont la vie fourmille de détails finement observés. Ces trois novellas sont un immense accomplissement, grâce aux seuls ressorts bruts de l'intrigue et du suspense. Une fois lues, vous ne pourrez plus oublier leur violence troublante et leur fin empreinte d'élégie". Casey Cep, The New Yorker
Reito Naoi est un jeune homme en manque de repères, qui a appris à grandir seul. Accusé d'effraction et de tentative de vol, il risque la prison, mais se voit proposer un marché qui pourrait bien changer sa vie. Un avocat, agissant pour le compte d'un mandataire qui souhaite rester anonyme, lui propose la liberté en échange d'une mystérieuse mission. Reito devient le gardien d'un illustre camphrier, niché au coeur d'un sanctuaire de Tokyo, qui semble renfermer bien plus que du bois et des feuilles. La légende dit en effet que, si l'on suit un rituel bien établi, l'arbre centenaire exauce les voeux et se fait le messager des défunts. "Le Gardien du camphrier" interroge avec émotion et grâce les liens du sang ou ceux du coeur, qui se tissent ou s'érodent au fil du temps et jusque dans la mort. Il est une ode poétique à la découverte de soi et à la connexion aux autres.
Résumé : Une grande partie de l'histoire de la Méditerranée et de l'Occident européen est étroitement liée à la culture artistique andalouse. Creuset de civilisation où se sont mêlées influences opposées et complémentaires, l'Andalousie a également su forger et exporter des caractères qui lui sont propres. Longtemps principale province de l'Empire romain, le territoire andalou fut partagé, au Moyen Age, entre Wisigoths et Byzantins. Puis, avec l'arrivée de l'islam, la région connut l'une de ses grandes périodes d'épanouissement, devenant un lieu d'expérimentation, en particulier au niveau architectural. A l'époque moderne, la Renaissance impériale fit éclore un véritable printemps italianisant dans le sud de l'Espagne. Et sous Charles Quint, Grenade et Séville devinrent des villes privilégiées, la première avec l'Alhambra, la seconde avec son port qui obtint le monopole des échanges avec l'Amérique. La Contre-Réforme ne réussit pas à mettre un frein au dynamisme du xvi` siècle et le baroque andalou transforma, popularisa et adapta la culture au rituel religieux. Cette créativité s'est maintenue durant les XIXe et XXe siècles, culminant avec l'Exposition universelle de 1992 à Séville. Ainsi, malgré les vicissitudes de l'histoire, la culture andalouse est-elle parvenue à conserver un patrimoine incroyablement riche et varié. Ce superbe ouvrage nous révèle cet héritage exceptionnel, absolument unique dans l'Occident européen.
Une vision biomimétique de l'architecture et de l'urbanisme Selon un avis largement partagé, notre avenir est apocalyptique. En quête d'un antidote, et pour contrebalancer ces dystopies préjudiciables, j'ai pris le parti d'imaginer des futurs souhaitables. Je me suis autorisé à rêver de villes où l'on ne craint plus de respirer à fond, rendant la place aux parfums des plantes, aux chants des oiseaux, aux potagers et aux méandres des rivières. Mon travail utopique a trouvé un ferment dans les recherches biomimétiques. S'inspirer du Vivant pour innover m'a donné une indispensable assise dans le réel et m'a permis d'affermir mon imaginaire dans un contexte crédible. Grâce à mon métier d'architecte, j'ai tout d'abord dessiné des bâtiments destinés à voir le jour dans un temps proche, puis, conscient que toute réalisation commence par un plan, un dessin, j'ai cherché à concevoir, pour un futur lointain, un monde désirable et biomimétique, un avenir très différent de celui qui s'annonce. Par mes dessins, je propose de diluer la frontière entre l'artificiel et le naturel et de réconcilier l'Humain et son environnement dans une vaste relation d'interdépendance et de respect. - Luc Schuiten